Vérités et mystifications sur l’affaire du Sahara
C’est par la ruse et l’imposture, enveloppées du voile de l’autodétermination, que le pouvoir algérien a créé la tension qui perdure dans la sous-région nord africaine.
Vouloir dénouer l’écheveau de ce que l’on appelle l’affaire du Sahara sans tenir compte du rôle pernicieux des dirigeants algériens, c’est refuser de reconnaître la vérité.
Faire croire que la persistance de ce conflit est dûe au non respect du droit à l’autodétermination, c’est tromper la communauté internationale.
Nous verrons comment d’un processus de décolonisation qui aurait pu se dérouler normalement, nous nous sommes retrouvés devant un conflit qui dure depuis 40 ans, entraînant des dégâts et des souffrances incommensurables aussi bien sur le plan humain que matériel.
Certes, la responsabilité première revient aux anciennes puissances coloniales, la France et l’Espagne; la première pour avoir intégré d’immenses territoires marocains dans «l’Algérie française», il suffit de jeter un regard sur une carte de l’Afrique du Nord, et la seconde pour avoir longtemps tergiversé avant de restituer les provinces sahariennes.
Mais ce qui paraît inconcevable s’est produit. Les dirigeants du pays qui a souffert le plus, dans la région, des affres du colonialisme, ont repris les plans machiavéliques des anciens colonisateurs, à des fins purement hégémoniques, au détriment de l’entente et de la concorde entre tous les peuples de la région.
Les dirigeants algériens, qui prétendent être à l’avant-garde de la lutte contre le colonialisme, ont pris à leur compte l’objectif que s’étaient fixé au départ les colonialistes espagnols.
En effet, ces derniers voulaient instaurer un Etat artificiel, sous leur emprise, pour en faire «le bastion défensif» de l’archipel des Canaries.
En reprenant l’idée espagnole, le pouvoir algérien visait l’accès à l’Océan Atlantique, afin d’une part, de pouvoir exploiter les mines de fer de Gara Djebilet, au sud-ouest du pays, et d’autre part, rompre tout lien direct du Maroc vers le sud du continent africain, de l’encercler et s’assurer une véritable hégémonie sur toute l’Afrique du Nord.
Dans une lettre adressée au Secrétaire Général des Nations Unies, le 17 août 2004, diffusée comme document de l’Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité sous la cote A/58/873 S/2004/657, le Chef de l’Etat algérien traite le Maroc de «puissance occupante», alors qu’il sait qu’il n’y a aucune résolution, ni de l’Assemblée Générale, ni du Conseil de Sécurité qui traite le Maroc ainsi.
Dans la même lettre, Monsieur Bouteflika affirme: «Nous considérons de plus qu’il n’y a aucune raison pour que l’affaire du Sahara occidental interfère dans nos rapports avec le Maroc, l’Algérie n’ayant pas une part directe à ce conflit.»
Il a oublié que son pays a fermé les frontières avec le Maroc, d’une manière unilatérale, depuis 1994, et qu’il a déclaré le 7 août 2007 à Alger que «l’édification de l’UMA est contrariée par le problème du Sahara.»
Les faits ci-après, sans être exhaustifs, démontrent d’une manière incontestable l’implication du pouvoir algérien dans l’affaire du Sahara.
- En 1973, le Ministre algérien des affaires étrangères d’alors, Abdelaziz Bouteflika, avait menacé l’Espagne «que toute politique hostile aux intérêts stratégiques de l’Algérie au Sahara occidental amènera une réciprocité qui ne peut que porter préjudice également aux intérêts espagnols, et pas uniquement dans la région. Nous voulons préciser, en plus, que tout accord qui ne tient pas compte de nos points de vue, nous obligera à reconsidérer nos accords antérieurs, principalement économiques, et à mobiliser nos potentialités pour détruire l’image privilégiée dont jouit l’Espagne dans certains pays d’Afrique, d’Amérique du sud et du monde arabe. » (Lettre n° 133/CAB.CON-ES-AP du 15 mai 1973, dévoilée par le journal El Pais en mai 1978, et qui n’a jamais été démentie.)
On relèvera qu’il n’est question que des «intérêts stratégiques de l’Algérie», et nullement du droit à l’autodétermination d’un quelconque «peuple sahraoui».
-Au moment où se déroulaient des négociations avec l’Espagne, le représentant de l’Algérie auprès des Nations Unies déclarait avec arrogance, devant le Conseil de sécurité, le 22 octobre 1975: «L’Algérie est une partie concernée ou intéressée, comme vous voudrez, au problème de la décolonisation du Sahara occidental, parce que cette décolonisation doit se faire dans l’équilibre de la région; éliminer l’Algérie me paraît une opération un peu difficile.»
-Le même mois, lors d’une réunion tenue à Genève entre représentants espagnols et algériens, ces derniers ont promis de garantir les intérêts économiques et culturels espagnols au Sahara et à retirer leur soutien au mouvement indépendantiste des Îles Canaries (M.P.A.I.A.C.), si l’Espagne décidait de proclamer l’indépendance du Sahara occidental.
Il faut rappeler que l’Algérie avait accordé asile au M.P.A.I.A.C. pour l’utiliser comme moyen de chantage le moment venu.
-Lorsque le régime algérien a vu que les menaces à l’encontre de l’Espagne n’ont pas eu les résultats escomptés, sa hargne s’est déclenchée, d’abord, par une intervention des forces armées algériennes (ANP) dans le territoire pour occuper les postes évacués par l’armée espagnole.
Les Forces Armées Royales ont dû immédiatement intervenir. Une bataille eut lieu autour de la localité d’Amgala, à 200 Km de la frontière algérienne. 106 officiers, sous-officiers et soldats algériens ont été faits prisonniers.
Le Comité Internationale de la Croix Rouge (C.I.C.R.) leur a rendu visite régulièrement jusqu’à leur libération, sans contrepartie, suite à l’intervention de quelques pays amis.
-Toujours au mois de janvier 1976, le gouvernement algérien a lancé une opération d’expulsion de plus de 40.000 Marocains dans des conditions absolument inhumaines.
Cette attitude avait provoqué l’indignation de la communauté internationale, d’autant plus que ces Marocains vivaient en Algérie depuis des décennies.
-Et enfin, au mois de février suivant, une prétendue «république arabe sahraouie» a été proclamée en Algérie.
-Le pouvoir algérien a financé, armé et encadré, avec au départ le soutien de Kadhafi, un mouvement de séparatistes qui n’a vu le jour qu’en février 1973, alors que des négociations étaient déjà engagées avec l’Espagne pour mettre fin à la colonisation du territoire.
-Quelques mois plus tard, des groupuscules armés ont commencé à mener des attaques éclairs à partir du territoire algérien pour y retourner sitôt leurs agressions accomplies.
-Par ailleurs, l’Etat algérien continue d’abriter, à ce jour, dans des conditions inhumaines, quelques milliers de réfugiés qu’il instrumentalise à des fins politiques.
Depuis quatre décennies, les autorités algériennes refusent d’accorder l’autorisation au Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) afin qu’il puisse procéder à leur identification et à leur recensement, comme le stipule la Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés. C’est un véritable scandale et une violation flagrante de la Charte internationale des droits de l’homme.
Comme nous l’avons signalé auparavant, l’objectif réel des autorités algériennes, est d’ordre géostratégique, sans aucun lien avec la défense du droit à l’autodétermination.
Il a été dévoilé au grand jour lorsque le Président Abdelaziz Bouteflika, lors d’une visite à Houston, aux Etas Unis, a déclaré à James Baker que «l’Algérie et le Polisario seraient disposés à examiner ou à négocier une division du territoire comme solution politique au différend concernant le Sahara occidental.» (Rapport du Secrétaire Général S/2002/178 du 20 février 2002).
Cette suggestion a été catégoriquement rejetée par le Maroc dans une lettre adressée, le 25 février 2002, au Président du Conseil de Sécurité, (S/2002/192), dans laquelle il est notamment souligné le «rejet catégorique de toute proposition visant à porter atteinte à l’intégrité territoriale du Royaume et à sa souveraineté sur ses provinces du sud.»
Au mois de juillet suivant, le gouvernement algérien adressa une lettre au Président du Conseil de Sécurité en date du 22 juillet (S/2002/807), dans laquelle il «rejette le projet de résolution» portant sur le Plan Baker, et annonce de nouveau que «l’Algérie demeure disposée à examiner la proposition de M. Baker concernant une possible partition du territoire du Sahara occidental entre le peuple sahraoui et le Royaume du Maroc.»
Il faut relever deux éléments dans cette lettre:
a) le gouvernement algérien rejette l’accord-cadre proposé par Baker que le Maroc avait accepté,
et b) il relance la question du partage qu’il présente comme une proposition de Baker, alors qu’elle a été suggérée par le Président algérien à Houston.
La question du partage du territoire, sans tenir compte de la volonté des populations que l’Algérie prétend défendre, dévoile son véritable objectif qui vise l’instauration d’un Etat vassal qui lui permettrait l’accès à l’Océan atlantique.
Ce sont ces faits incontestables qui doivent être répétés à satiété à tous ceux qui, africains, américains, asiatiques et européens, croient ou feignent de croire aux slogans destinés à réduire la tension autour de l’affaire du Sahara à une question de défense du droit à l’autodétermination.
Au sujet de l’autodétermination
Pour le Maroc, comme d’ailleurs pour les Nations Unies, il ne peut y avoir d’opposition entre autodétermination et intégrité territoriale.
Le Maroc a été un des co-auteurs de la résolution 1514 (XV) du 16 décembre 1960, dont il connaît la lettre et l’esprit, et qui s’adressait en particulier aux puissances coloniales.
Ce n’est pas sans raison que le paragraphe 6 stipule: «Toute tentative visant à détruire partiellement ou totalement l’unité nationale et l’intégrité territoriale d’un pays est incompatible avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies.»
Le sens de ce paragraphe, pour ses rédacteurs, est qu’aucune décolonisation partielle n’est possible, et plus généralement que les sécessions ne sont pas admissibles.
L’Accord de Madrid du 16 novembre 1975, que le gouvernement algérien a combattu en menaçant le gouvernement espagnol, comme nous l’avons vu plus haut, et dont l’ONU a pris acte (résolution 3458/B), devait mettre un terme à la colonisation espagnole, comme cela a été le cas pour Tarfaya et Ifni. Mais la diplomatie algérienne, profitant de la conjoncture de la guerre froide qui lui était favorable, a pris l’initiative d’une résolution pour s’opposer à la suppression du «Sahara occidental» de la liste des territoires non-autonomes.
Dans leur propagande, les dirigeants algériens savent qu’ils mentent lorsqu’ils parlent de «peuple sahraoui».
Ils savent parfaitement que la population de ce territoire ne constitue pas une entité ethnique présentant une identité nettement distincte de celle des populations sahraouies voisines relevant d’autres souverainetés.
Il y a des sahraouis algériens, comme il y a des sahraouis mauritaniens. Ils savent aussi que le peuple marocain est viscéralement sahraoui, et que plusieurs de ses dynasties proviennent du Sahara.
C’est pourquoi Sa Majesté le Roi du Maroc a souvent répété que: «le Sahara est une question d’existence et non une question de frontières.»
L’Algérie, quant à elle, a hérité de frontières coloniales arbitraires tracées par l’ancienne puissance coloniale qui avait intégré de larges territoires marocains dans «l’Algérie française».
Ils se présentent aujourd’hui comme les chantres du droit à l’autodétermination, alors qu’au moment de l’indépendance, ils ont écarté le référendum d’autodétermination des populations Touaregs du Sahara central.
Sans crainte de se contredire, d’une part, ils s’opposent à l’intégrité territoriale du Maroc, pourtant plus légitime, en réservant leur sollicitude aux seuls habitants du Sahara marocain, et d’autre part, ils anticipent et préjugent de la volonté de ces mêmes populations, en reconnaissant une «république arabe sahraouie», qu’ils abritent sur leur propre territoire, sans qu’il n’y ait jamais eu aucune consultation des populations.
Il faut que toutes ces ONG, américaines ou européennes, qui prétendent défendre les droits de l’homme, ouvrent les yeux sur ces réalités, si elles veulent être plus crédibles.
L’affaire du Sahara est toujours à l’ordre du jour de la quatrième Commission de l’Assemblée Générale des Nations Unies. La diplomatie marocaine doit dénoncer certaines délégations comme celles de l’Algérie ou de l’Afrique du Sud qui viennent pérorer sur le droit à l’autodétermination, alors qu’elles le violent en reconnaissant une «république arabe sahraouie».
Il faut mettre fin au service minimum à la quatrième Commission sous prétexte que la question du Sahara est traitée au niveau du Conseil de Sécurité.
Sans entrer dans les détails, au sein de cette Commission la règle doit être d’exercer le droit de réponse à l’égard de toute délégation qui s’attaque au Maroc, comme le permet le règlement intérieur de l’Assemblée Générale.
Les délégations ne comprennent pas que la délégation marocaine ne réagisse pas quand le Maroc est traité de «puissance occupante» ou «puissance coloniale».
Il faut aussi qu’il soit mis fin au consensus sur le projet de résolution que présente l’Algérie, parce que cela n’a plus de sens.
AU SUJET DU REFERENDUM
Malgré toutes les preuves des liens immémoriaux existant entre les populations de l’ancien «Sahara espagnol» et le Maroc, et les titres juridiques autant internes qu’internationaux qu’il détient, et devant l’insistance de plusieurs Chefs d’Etat de pays amis, le Maroc avait dès 1981, au Sommet de l’OUA à Nairobi, par la voix de son Souverain, accepté qu’il soit organisé sous l’égide de l’OUA, et en coopération avec l’ONU, une consultation des populations à travers un référendum.
Malheureusement, l’Algérie et ses partisans ont sabordé ce processus, en poussant le secrétaire général de l’organisation panafricaine à admettre la «rasd» à l’OUA en violation de sa propre Charte, dont les articles 4 et 28 exigent, pour y adhérer, d’être un «Etat africain, indépendant et souverain.»
C’est un cas sans précédent, puisqu’après la création de l’OUA en 1963, tous les Etats africains n’ont adhéré à l’organisation panafricaine qu’après avoir été indépendants et souverains, et admis comme membres de l’Organisation des Nations Unies.
Cette violation de la Charte africaine a déclenché une crise de l’OUA qui a duré plus de deux ans. Le Maroc, défenseur infatigable de la légalité, a refusé l’imposture et quitté l’organisation panafricaine, malgré le fait qu’il en ait été un des principaux fondateurs.
En 1991, l’ONU, s’étant saisie du différend, a proposé un Plan de règlement comprenant l’organisation d’un référendum qui proposait aux électeurs de choisir entre: a) l’indépendance, b) l’intégration au Maroc.
Il faut signaler au passage qu’en proposant le choix «b», l’ONU reconnaît implicitement que le Maroc a des droits sur ce territoire. Mais encore une fois, les manœuvres des séparatistes ont empêché la constitution des listes électorales nécessaires à l’organisation du referendum.
C’est ainsi que l’ONU s’est trouvée dans l’impossibilité d’appliquer le Plan de règlement, et que le Conseil de sécurité a renoncé à ce dernier en recommandant au Secrétaire Général, le 29 février 2000, par sa résolution S/RES/1292 «de demander à son envoyé personnel de prendre l’avis des parties et, compte tenu des obstacles existants et potentiels, d’étudier les moyens de parvenir à un règlement, rapide durable et concerté de leur différend.»
On relèvera qu’à chaque fois que l’on s’est acheminé vers l’organisation d’un referendum, que ce soit dans le cadre africain ou onusien, l’Algérie et ses affidés l’ont sabordé. Cela n’est pas surprenant dans la mesure où le secrétaire général du Polisario a déclaré, avec arrogance, le 23 février 1981 à l’agence de presse algérienne (APS), et au moment même où l’organisation africaine s’attelait à organiser le referendum: «Pour notre part, l’idée d’un référendum est révolue, et nous invitons l’OUA à venir le constater sur place.»
L’appel lancé à l’ONU pour fixer une date pour un référendum, est une nouvelle manœuvre de diversion, suggérée au dernier Sommet de l’Union Africaine par son Comité de Paix et de Sécurité, dirigé par un Algérien.
Ce nouveau slogan n’a d’autre objectif que, d’une part, créer la confusion et bloquer le processus engagé par le Conseil de Sécurité dans le cadre du chapitre VI, et d’autre part, prévoyant une réaction négative du Maroc, le mettre sous pression et dans une position défensive.
Face à ces turpitudes, le Maroc doit être à l’aise, puisqu’il a été en faveur d’un référendum, et c’est l’ONU qui a annoncé qu’elle était dans l’impossibilité de l’organiser. Mais dans l’hypothèse, très improbable, où un référendum est décidé, il faudra commencer par établir les listes électorales, et bien entendu par autoriser le HCR à identifier et recenser les réfugiés qui se trouvent dans les camps de Tindouf, afin de permettre à celles et ceux qui seront dûment identifiés de retourner dans leur pays, pour participer à cette consultation.
Il n’est pas question que celle-ci ait lieu dans les camps sous le contrôle de l’armée algérienne. Nous verrons ce qu’en pensent les initiateurs de cette nouvelle diversion. Ils nous feront peut-être l’agréable surprise de laisser le HCR appliquer sa réglementation, ce qu’ils ont refusé pendant quarante ans!
Au sujet de l’autonomie comme moyen de régler le différend
Le Maroc a été sollicité par l’ONU pour sortir de l’impasse dans laquelle était confiné le dossier depuis qu’il était apparu clairement à l’Organisation internationale l’impossibilité de recourir au référendum, du fait de l’incapacité des parties d’arriver à un accord sur la liste des votants.
Pour parvenir à un compromis, le Maroc a procédé à de larges consultations aussi bien nationales qu’internationales qui ont abouti, en avril 2007, à la proposition d’un projet d’autonomie dont le Conseil de sécurité a pris note en «se félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement.»
Depuis cette date, et malgré les nombreuses rencontres organisées par l’Envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations Unies, aucune négociation sérieuse n’a encore été entamée sur la base de ce projet d’autonomie, les adversaires du Maroc campant sur leur position figée.
La dernière résolution du Conseil de sécurité S/RES/2218 (2015) adoptée le 28 avril 2015, reprend les mêmes termes que celle de l’année précédente, en demandant notamment «aux parties de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’engager des négociations plus résolues et plus axées sur le fond».
C’est justement ce qui a manqué jusqu’à maintenant, l’envoyé personnel du secrétaire général préférant se concentrer sur des questions marginales qui laissent planer le doute sur son impartialité.
L’impression qui se dégage est que le Conseil de sécurité, fidèle à sa politique d’équilibre entre les deux protagonistes que sont le Maroc et l’Algérie, laisse le temps au temps.
Le Maroc, qui défend son droit légitime à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale, tout en faisant preuve de volonté politique sincère pour résoudre ce différend par le dialogue, a toujours rappelé toutefois, que le territoire, objet du litige, a été décolonisé d’une manière définitive, dès 1975, par la signature d’un Accord avec l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, qui avait reconnu les droits du Maroc suite à l’avis consultatif émis par la Cour Internationale de Justice à la demande du Maroc.
Faut-il rappeler que l’écrasante majorité de la population vit paisiblement dans le cadre du Royaume. Depuis leur retour dans la mère patrie, les habitants ont participé régulièrement, pendant ces quatre dernières décennies, aux différentes élections, communales, municipales et législatives. Ils ont élu leurs représentants aux deux chambres du Parlement. Ils ont participé massivement au référendum sur la nouvelle Constitution de juillet 2011, et ce malgré l’existence au sein du territoire d’un groupuscule séparatiste, aux ordres de l’Algérie et du Polisario, qui, grâce à la liberté dont il jouit, veut faire croire à une certaine opinion publique internationale que l’instabilité règne dans le territoire et que les droits de l’homme n’y sont pas respectés.
Par ailleurs, la colonisation espagnole ayant laissé le territoire dans un état de délabrement total, l’Etat marocain a dû engager d’importants investissements pour l’équiper de toutes les infrastructures nécessaires: routes, ports, aéroports, hôpitaux, écoles, logements.
Comme l’a souligné le Roi du Maroc dans un récent discours: «Depuis la récupération de notre Sahara, pour chaque dirham des recettes de la région, le Maroc investit 7 dirhams dans son Sahara, dans le cadre de la solidarité entre ses régions et entre les enfants de la Patrie unie.»
Face à cet état de fait incontestable d’un territoire en plein développement, il y a une minorité, qui s’est autoproclamée «république arabe sahraouie» en Algérie, où sont maintenus en otages des milliers de réfugiés non identifiés et non recensés malgré tous les appels internationaux, et que l’Etat hôte instrumentalise à des fins inavouées. Il est temps pour la communauté internationale d’ouvrir les yeux sur ces réalités afin de mettre fin à cette mystification.
Il ne faut jamais cesser de répéter, afin que la communauté internationale le sache une bonne fois pour toutes, que le peuple marocain est prêt à tous les sacrifices pour la défense de son unité nationale et son intégrité territoriale, et comme l’a souvent dit son souverain: «le Maroc restera dans son Sahara, et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu’à la fin des temps. »
A propos de la diplomatie marocaine
Celle-ci est soumise ces derniers temps à un feu d’invectives. Il y a beaucoup à dire sur l’action diplomatique marocaine, mais l’auteur de ces lignes n’est pas du genre à tirer sur une ambulance.
Il faut toutefois clarifier certaines choses à propos du rôle de ce que l’on appelle la diplomatie parallèle. L’action des parlementaires, des partis politiques et de la société civile est nécessaire et complémentaire de l’action diplomatique officielle.
Il appartient aux diplomates qui ont le privilège de résider pendant plusieurs années dans le pays de leur accréditation, de maintenir un contact continu, non seulement avec les officiels du pays, mais également avec les parlementaires et les partis politiques, de la majorité et de l’opposition, ainsi qu’avec les médias, la société civile et les think tanks. De nos jours, et surtout dans les pays occidentaux, ces acteurs sont devenus incontournables.
Il faut également souligner un point extrêmement important, il s’agit de la consistance des arguments pour étayer la cause à défendre et déconstruire ceux de l’adversaire. Un discours inadéquat risque d’avoir l’effet contraire.
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