ATK : "Si tout se passe bien, nous pourrons passer un Ramadan normal"

VERBATIM. Khalid Ait Taleb fait le point sur la situation épidémiologique et se projette sur la campagne de vaccination, évoquant un possible retour à la normale en mai 2021.  

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Le 07 janvier 2021 à 12:53

Modifié le 07 janvier 2021 à 14:43

Invité de l’émission “Confidences de presse” du mercredi 6 janvier sur 2M, le ministre de la Santé Khalid Ait Taleb a abordé divers éléments liés à la situation épidémiologique en amélioration et à la campagne de vaccination en préparation. 

Logistique, retour à la vie normale, nouvelle variante du virus, baisse du nombre de tests et indicateurs en amélioration... Voici les principales déclarations du ministre. 

Aucune des 66 millions de doses commandées n'a été reçue

"Le Maroc n’a pas reçu de doses de vaccin jusqu’à présent. Mais nous sommes sur la dernière ligne droite pour les acquérir. Les partenariats ont été signés avec les fabricants et les fournisseurs". 

“Nous avons fait appel à des experts en logistique pour organiser la campagne de vaccination. Il ne s’agit pas uniquement de ramener le vaccin, car le Maroc a commandé 66 millions de doses et pour les ramener dans de bonnes conditions il faut prendre en compte un certain nombre d’éléments. Il s'agit notamment des avions consacrés à cette opération, leur capacité de chargement, le nombre d’aller-retours qu’ils devront effectuer...", déclare le ministre au sujet de l'acheminement des doses de vaccin. Ce qui laisse entendre que le transport sera effectué par voie aérienne avant de procéder à la distribution sur le territoire marocain.

"Une fois arrivé, il faut respecter la chaîne de froid, charger les doses de vaccin dans les camions pour les acheminer vers l’espace de stockage où il faudra continuer à surveiller la température et par la suite, procéder à la distribution au niveau national. Ceci nécessite la mise en place de procédures mais aussi d'exercices et simulations à faire en amont pour éviter les difficultés le jour J”. 

"Nous disposons de 3.047 stations de vaccination. Les ressources humaines vont travailler dans des conditions de pandémie, c'est-à-dire qu'il faudra non seulement continuer à gérer la pandémie mais aussi se mobiliser dans le cadre de la campagne de vaccination. C'est pourquoi, les équipes travailleront selon un système de roulement". 

Un retour à la vie normale en mai ? 

"J’invite les citoyens à continuer à appliquer les mesures de précaution pour éviter des nouvelles contaminations qui pourraient compliquer l’opération de vaccination. D’autant plus que l’immunité n’est atteinte qu’au-delà de 28 jours suivant la deuxième injection", souligne-t-il.

"Nous voulons que 60% des Marocains soient immunisés contre ce virus et à ce moment-là, même si un autre virus (variante du virus, ndlr) apparaît, il se retrouvera face à une population immunisée". 

"Il faut maintenir l'application des mesures préventives jusqu’à ce que cette période prenne fin. Cette période peut durer jusqu’en avril ou mai avant de pouvoir se libérer des gestes barrières en fonction des résultats". 

"Pour pouvoir dire quand est-ce que nous pourrons reprendre une vie normale il faut avoir une vision sur le début de la campagne de vaccination ainsi que sa durée qui, selon notre stratégie sera de 12 semaines. Sachant que pour obtenir l'apogée de l’immunité collective il faut attendre 28 jours post-vaccination. Si tout se passe bien et que nous continuons dans de bonnes conditions jusqu’à fin mars ou début avril nous pourrons passer, au moins de mai, un Ramadan sans mesures barrières

Nombre de tests en baisse : une stratégie du ministère

"Il y a une amélioration de la situation épidémique. Cela revient notamment au fait que les citoyens appliquent les mesures édictées par les autorités". 

"Le nombre de tests a effectivement diminué. C’est ce que nécessite la stratégie que nous adoptons, car durant la première phase, nous faisions du dépistage précoce et allions nous-mêmes à la recherche des personnes atteintes. Au stade de la transmission communautaire, nous diagnostiquons les personnes qui ont des symptômes. De ce fait, le nombre de tests baisse mais l’indicateur qui montre que la situation s’améliore est celui du taux de positivité. En septembre dernier il dépassait les 23%. Aujourd’hui il est de 9%.

"Il n’y a pas de pénurie de kits de dépistage. Nous avons introduit les tests antigéniques rapides dans tout le Royaume et le nombre de laboratoires qui disposent de ces kits se trouvent quasiment partout au Maroc. Que ce soit dans le secteur public ou privé. Avant hier, sur les 19.000 tests effectués, 3.000 ont été fait dans le secteur privé". 

"Le nombre de décès est également en baisse et c’est un indicateur très important. Celui des cas critiques ne baisse pas et est plutôt stable. Il est donc nécessaire de rester en garde, car même si la situation épidémiologique s’améliore, il faut continuer à respecter les mesures de précaution, surtout que la situation dans les pays voisins se dégrade et que nous ne sommes pas à l’abri de vivre un nouveau revers", souligne-t-il.  

"Nous sommes en veille vis-à-vis de la nouvelle variante du virus. Nous effectuons des recherches et analysons les génomes".

ATK : "Si tout se passe bien, nous pourrons passer un Ramadan normal"

Le 07 janvier 2021 à13:10

Modifié le 07 janvier 2021 à 14:43

VERBATIM. Khalid Ait Taleb fait le point sur la situation épidémiologique et se projette sur la campagne de vaccination, évoquant un possible retour à la normale en mai 2021.  

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Invité de l’émission “Confidences de presse” du mercredi 6 janvier sur 2M, le ministre de la Santé Khalid Ait Taleb a abordé divers éléments liés à la situation épidémiologique en amélioration et à la campagne de vaccination en préparation. 

Logistique, retour à la vie normale, nouvelle variante du virus, baisse du nombre de tests et indicateurs en amélioration... Voici les principales déclarations du ministre. 

Aucune des 66 millions de doses commandées n'a été reçue

"Le Maroc n’a pas reçu de doses de vaccin jusqu’à présent. Mais nous sommes sur la dernière ligne droite pour les acquérir. Les partenariats ont été signés avec les fabricants et les fournisseurs". 

“Nous avons fait appel à des experts en logistique pour organiser la campagne de vaccination. Il ne s’agit pas uniquement de ramener le vaccin, car le Maroc a commandé 66 millions de doses et pour les ramener dans de bonnes conditions il faut prendre en compte un certain nombre d’éléments. Il s'agit notamment des avions consacrés à cette opération, leur capacité de chargement, le nombre d’aller-retours qu’ils devront effectuer...", déclare le ministre au sujet de l'acheminement des doses de vaccin. Ce qui laisse entendre que le transport sera effectué par voie aérienne avant de procéder à la distribution sur le territoire marocain.

"Une fois arrivé, il faut respecter la chaîne de froid, charger les doses de vaccin dans les camions pour les acheminer vers l’espace de stockage où il faudra continuer à surveiller la température et par la suite, procéder à la distribution au niveau national. Ceci nécessite la mise en place de procédures mais aussi d'exercices et simulations à faire en amont pour éviter les difficultés le jour J”. 

"Nous disposons de 3.047 stations de vaccination. Les ressources humaines vont travailler dans des conditions de pandémie, c'est-à-dire qu'il faudra non seulement continuer à gérer la pandémie mais aussi se mobiliser dans le cadre de la campagne de vaccination. C'est pourquoi, les équipes travailleront selon un système de roulement". 

Un retour à la vie normale en mai ? 

"J’invite les citoyens à continuer à appliquer les mesures de précaution pour éviter des nouvelles contaminations qui pourraient compliquer l’opération de vaccination. D’autant plus que l’immunité n’est atteinte qu’au-delà de 28 jours suivant la deuxième injection", souligne-t-il.

"Nous voulons que 60% des Marocains soient immunisés contre ce virus et à ce moment-là, même si un autre virus (variante du virus, ndlr) apparaît, il se retrouvera face à une population immunisée". 

"Il faut maintenir l'application des mesures préventives jusqu’à ce que cette période prenne fin. Cette période peut durer jusqu’en avril ou mai avant de pouvoir se libérer des gestes barrières en fonction des résultats". 

"Pour pouvoir dire quand est-ce que nous pourrons reprendre une vie normale il faut avoir une vision sur le début de la campagne de vaccination ainsi que sa durée qui, selon notre stratégie sera de 12 semaines. Sachant que pour obtenir l'apogée de l’immunité collective il faut attendre 28 jours post-vaccination. Si tout se passe bien et que nous continuons dans de bonnes conditions jusqu’à fin mars ou début avril nous pourrons passer, au moins de mai, un Ramadan sans mesures barrières

Nombre de tests en baisse : une stratégie du ministère

"Il y a une amélioration de la situation épidémique. Cela revient notamment au fait que les citoyens appliquent les mesures édictées par les autorités". 

"Le nombre de tests a effectivement diminué. C’est ce que nécessite la stratégie que nous adoptons, car durant la première phase, nous faisions du dépistage précoce et allions nous-mêmes à la recherche des personnes atteintes. Au stade de la transmission communautaire, nous diagnostiquons les personnes qui ont des symptômes. De ce fait, le nombre de tests baisse mais l’indicateur qui montre que la situation s’améliore est celui du taux de positivité. En septembre dernier il dépassait les 23%. Aujourd’hui il est de 9%.

"Il n’y a pas de pénurie de kits de dépistage. Nous avons introduit les tests antigéniques rapides dans tout le Royaume et le nombre de laboratoires qui disposent de ces kits se trouvent quasiment partout au Maroc. Que ce soit dans le secteur public ou privé. Avant hier, sur les 19.000 tests effectués, 3.000 ont été fait dans le secteur privé". 

"Le nombre de décès est également en baisse et c’est un indicateur très important. Celui des cas critiques ne baisse pas et est plutôt stable. Il est donc nécessaire de rester en garde, car même si la situation épidémiologique s’améliore, il faut continuer à respecter les mesures de précaution, surtout que la situation dans les pays voisins se dégrade et que nous ne sommes pas à l’abri de vivre un nouveau revers", souligne-t-il.  

"Nous sommes en veille vis-à-vis de la nouvelle variante du virus. Nous effectuons des recherches et analysons les génomes".

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