Wall Street proche de l'équilibre, un peu déçue par l'emploi privé
Wall Street a ouvert proche de l'équilibre mercredi, réservant un accueil mitigé à une statistique sur l'emploi privé américain moins encourageante que prévu: le Dow Jones grignotait 0,01% mais le Nasdaq cédait 0,04%.
Vers 15H15 GMT, le Dow Jones Industrial Average montait de 1,96 point, à 17.881,51 points tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, lâchait 2,01 points, à 4.753,80 points.
L'indice élargi S&P 500 s'appréciait de 0,20%, ou 4,04 points, à 2.070,59 points.
La Bourse new-yorkaise avait fini en hausse mardi, soutenue par de bons chiffres sur les dépenses des Américains dans le secteur automobile: le Dow Jones avait atteint un nouveau sommet, à 17.879,55 points (+0,58%) et le Nasdaq avait gagné 0,60%.
Les investisseurs calmaient le jeu en début de séance après avoir décroché ce nouveau record, dans la foulée de l'annonce de créations d'emplois moins vigoureuses qu'escompté en novembre dans le secteur privé américain.
Selon une enquête de la société de services informatiques ADP, quelque 208.000 embauches ont eu lieu ce mois-là, soit 11% de moins sur un mois, alors que les analystes s'attendaient à un recul moins marqué de 2,2%.
Ces chiffres étaient regardés de près à deux jours d'un rapport mensuel très surveillé sur le marché de l'emploi américain le mois dernier.
Dans les services en revanche, la croissance de l'activité américaine s'est nettement accélérée en novembre, dépassant les attentes des analystes, selon l'indice des directeurs d'achat publié mercredi par l'association professionnelle ISM.
Les opérateurs digéraient aussi la révision en hausse de la productivité aux Etats-Unis au troisième trimestre, à 2,3%.
Ils guettaient également la parution du Livre Beige de la Réserve fédérale américaine (Fed), un rapport de conjoncture sur l'économie américaine.
- Abercrombie & Fitch sourit -
Du côté des entreprises, le géant des puces informatiques Intel, qui va coopérer avec le fabricant de lunettes italien Luxottica (-0,29% à 54,24 dollars), notamment propriétaire de la marque Ray Ban, dans le domaine des accessoires électroniques prêts-à-porter, s'appréciait de 0,29% à 37,71 dollars.
Le fabricant de semiconducteurs Microchip Technology, qui a revu en hausse ses perspectives financières pour le trimestre en cours, s'appréciait de 2,64% à 45,79 dollars.
Le gestionnaire de la Bourse de Chicago CME, qui a relevé mardi son offre de rachat sur la maison de courtage GFI Group (+4,97% à 5,28 dollars), cible d'une OPA hostile de son concurrent BGC Partners (propriétaire en France de la maison Aurel) cédait 0,32% à 85,34 dollars.
La chaîne de vêtements prisée des adolescents Abercrombie & Fitch s'appréciait de 1,77% à 28,33 dollars, saluée par les investisseurs pour un bénéfice trimestriel légèrement supérieur aux attentes. La marque a toutefois prévenu qu'un "environnement très difficile dans le secteur du vêtement jeune" risquait de perdurer au trimestre prochain.
Souffrant à l'inverse d'une crise de confiance des opérateurs après la baisse de sa recommandation par les analystes de Goldman Sachs, la chaîne de magasins en difficulté JCPenney plongeait de 5,28% à 7 dollars.
Le marché obligataire reculait. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 2,298% contre 2,285% mardi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,007% contre 3,004%.
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