Wall Street, essouflée, stagne malgré des indicateurs positifs
La Bourse de New York restait près de l'équilibre vendredi à la mi-séance, manquant de conviction malgré de bons chiffres sur l'économie européenne ou la consommation américaine: le Dow Jones cédait 0,09% tandis que le Nasdaq grignotait 0,04%.
Vers 17H00 GMT, le Dow Jones Industrial Average, qui avait grimpé la veille à un nouveau record, lâchait 15,25 points, à 17.637,50 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, s'adjugeait 2,08 points, à 4.682,21 points.
L'indice élargi S&P 500 reculait de 0,03% ou 0,51 point, à 2.038,82 points.
Wall Street semble être au point mort en cette dernière séance de la semaine "car les investisseurs digèrent toutes les journées de hausse" enregistrées ces derniers temps, a commenté Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.
Les indicateurs diffusés des deux côtés de l'Atlantique étaient pourtant encourageants.
Le Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro notamment a progressé de 0,2% au troisième trimestre, soit un peu plus qu'attendu.
Aux Etats-Unis, les ventes de détail ont augmenté de 0,3% en octobre, comme s'y attendaient les analystes. Elles rattrapent ainsi la perte du mois précédent où les ventes de détail avaient marqué le pas à -0,3%, pour la première fois en sept mois.
Le moral des ménages américains a de son côté progressé plus que prévu en novembre, atteignant un sommet en huit ans, selon la première estimation de l'indicateur de l'Université du Michigan.
Ces deux statistiques "sont importantes car le marché boursier américain a besoin d'une consommation intérieure forte pour continuer à grimper d'ici la fin de l'année car ce n'est pas du côté des exportations, freinées par la hausse du dollar, que les indices vont trouver des relais de croissance", a souligné Gregori Volokhine.
Le simple fait que les indices parviennent à se maintenir près de l'équilibre après un rebond de l'ordre de 12% depuis la mi-octobre "est en soi pas mauvais du tout et entretient sans aucun doute les regrets des investisseurs qui sont restés en retrait en espérant une baisse plus prononcée" de la Bourse, a relevé pour sa part Patrick O'Hare de Briefing.com.
- Nouvel actionnaire pour McDo -
Sur le front des valeurs, le géant de la restauration rapide McDonald's montait de 0,67% à 96,12 dollars. Le groupe compte désormais parmi ses actionnaires Jana Partners, un fonds d'investissement activiste qui a coutume de prôner des changements stratégiques drastiques dès son entrée dans le capital d'une entreprise.
Le numéro trois mondial des services à l'industrie pétrolière Baker Hughes montait de 0,87% à 59,26 dollars après avoir confirmé l'existence de négociations de fusion avec son compatriote Halliburton, deuxième acteur du secteur (+1,95% à 54,84 dollars).
Le loueur de voitures en difficulté Hertz reculait pour sa part de 9,85% à 20,49 dollars. Le groupe est plombé par l'annonce d'erreurs comptables plus étendues que prévu et la perspective d'une poursuite l'an prochain de ses problèmes opérationnels.
Le spécialiste des logiciels professionnels Oracle s'appréciait de 0,12% à 40,77 dollars. Son grand rival, l'allemand SAP, a accepté de lui payer 357 millions de dollars pour solder un litige vieux de sept ans.
La compagnie aérienne à bas prix Virgin America, dont le milliardaire britannique Richard Branson détient 22% du capital, faisait une entrée remarquée à la Bourse de New York: peu après son introduction, le titre bondissait de 30% à 29,90 dollars.
Le marché obligataire progressait. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,338% contre 2,347% jeudi soir et celui des bons à 30 ans à 3,058% contre 3,076% la veille.
NasdaqNyse