Wall Street avance, le Nasdaq gardant en vue les 5.000 points
La Bourse de New York montait lundi à mi-chemin d'une séance surtout marquée par le bref passage du Nasdaq, à dominante technologique, au-dessus des 5.000 points: l'indice, retombé ensuite juste sous ce seuil, prenait 0,72% et le Dow Jones gagnait 0,67%.
Vers 17H00 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 121,12 points à 18.253,82 points, au-dessus de son record de clôture franchi mercredi à 18.224,57 points, et le Nasdaq, stimulé par l'essor du secteur technologique, gagnait 35,55 points à 4.999,12 points, après être monté jusqu'à 5.000,33 points une heure et demi plus tôt.
L'indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, s'adjugeait 0,42%, soit 35,55 points, à 2.113,36 points.
"La Bourse est avant tout soutenue par des annonces de fusions et acquisitions, en premier lieu dans le secteur technologique, avec l'achat de Freescale par NXP dans les semi-conducteurs", a mis en avant Michael James, de Wedbush Securities.
Freescale, dont l'acquisition par NXP pour 11,8 milliards de dollars donnera naissance à une entreprise commune valorisée à quelques 40 milliards de dollars, bondissait de 11,88% à 40,40 dollars, et NXP, coté à Wall Street, de 16,89% à 99,23 dollars.
Parmi les autres acquisitions notables, le groupe informatique Hewlett Packard (HP) cédait 0,59% à 34,64 dollars après avoir annoncé le rachat pour 2,7 milliards de dollars de l'équipementier de télécoms Aruba, qui perdait 1,61% à 24,41 dollars.
Même si tous les principaux indices étaient en hausse, c'était celle du Nasdaq qui retenait avant tout l'attention, car il n'avait pas dépassé les 5.000 points depuis mars 2000, en pleine bulle du secteur technologique.
"Il a fallu quinze ans pour y arriver" mais cette remontée a été relativement rapide, a souligné Sam Stovall de Standard and Poor's Capital IQ, le Nasdaq étant tombé jusqu'à 1.114,11 points fin 2002.
"Ce que nous signalent les investisseurs, c'est que le secteur technologique est attirant" de nouveau, a-t-il jugé.
Sur le plan de l'économie américaine, le marché a par ailleurs digéré une hausse des revenus des ménages et une baisse de leurs dépenses en janvier, une chute des dépenses de construction le même mois, et un ralentissement de l'activité manufacturière en février, mais "aucun indicateur n'a eu beaucoup d'effets sur la Bourse", a noté Michael James.
A l'international, le tableau économique était dominé par la décision de la banque centrale chinoise de réduire ses taux d'intérêt de 0,25 point, pour stimuler une économie marquée par le brutal ralentissement de l'inflation, mais le marché américain y semblait là aussi plutôt indifférent.
"Aujourd'hui, on a des nouvelles importantes venues de Chine, et pourtant la Bourse se comporte comme si elles étaient sans intérêt", s'est étonné Patrick O'Hare, de Briefing.com.
- Apple tire le Nasdaq -
Dans les valeurs, le groupe américain de médias Gannett, éditeur du quotidien USA Today, avançait de 1,34% à 35,88 dollars, après avoir adopté de nouvelles règles de gouvernance afin de répondre en partie aux exigences de l'investisseur activiste Carl Icahn.
Le groupe pharmaceutique américain Boston Scientifics, qui va racheter pour 1,65 milliard de dollars à son compatriote Endo le portefeuille d'activités de sa filiale American Medical Systems, prenait 1,18% à 35,88 dollars. Endo gagnait 2,64% à 87,86 dollars.
Agissant toujours comme une locomotive du Nasdaq, le groupe informatique Apple, dont le concurrent sud-coréen Samsung a présenté son nouveau modèle phare, le Galaxy S6, s'adjugeait 0,87% à 129,58 dollars.
Le titre de la banque portoricaine Doral Financial, en grande difficulté financière, était suspendu, après sa fermeture vendredi par l'agence américaine de garantie des dépôts bancaires, la FDIC.
Le marché obligataire se repliait, le rendement des bons du Trésor à 10 ans montant à 2,068% contre 1,991% vendredi soir, et celui à 30 ans à 2,666% contre 2,595% précédemment.
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