Vaccins anti-Ebola: l'OMS espère mener des tests dès décembre en Afrique
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué, vendredi, qu'elle espère mener, dès décembre, des tests anti-Ebola dans les pays touchés d'Afrique de l'ouest, au lendemain de l'annonce du premier cas confirmé de contamination au Mali.
"Des essais de ce genre sont en cours aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et au Mali, et d'autres devrait débuter prochainement en Suisse et en Allemagne", a déclaré la directrice-générale adjointe de l'OMS, Marie-Paule Kieny.
Au cours d'une conférence de presse tenue après la troisième réunion du comité d'urgence de l'organisation, la responsable a fait savoir que "des centaines de milliers de doses de vaccins seront livrées aux pays affectés en Afrique avant la fin du premier semestre 2015.
En outre, l'OMS a décidé de dépêcher dans les prochains jours une équipe de médecins au Mali en soutien aux efforts consentis sur place pour faire face à la propagation du virus.
Le Mali est le sixième pays de la région à être touché par la fièvre hémorragique qui a déjà tué près de 5.000 personnes depuis le mois de mars dernier.
D'après l'agence de l'ONU, 43 personnes, dont 10 soignants, ont été placées sous observation médicale après la confirmation, jeudi, d'un premier cas d'infection, une petite fille récemment arrivée de Guinée.
Jeudi, l'agence spécialisée de l'ONU a jugé "raisonnablement peu probable" le risque de propagation de la fièvre Ebola aux Etats frontaliers des pays d'Afrique de l'Ouest frappés par le virus dévastateur
Interrogé sur le risque de contamination à la Guinée Bissau et à la Côte d'Ivoire, le sous-directeur général de l'OMS, Keiji Fukuda s'est voulu rassurant. "Nous sommes raisonnablement confiants, nous ne voyons pour le moment aucune propagation aux pays voisins", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion d'urgence de l'institution internationale. "Cela reste une préoccupation, mais nous n'avons pas observé de propagation", a-t-il soutenu.
Le sous-directeur général a, d'autre part, relevé la difficulté à mobiliser un nombre suffisant de soignants dans les pays touchés par l'épidémie.
La semaine dernière, l'OMS avait averti que la fièvre hémorragique Ebola pourrait faire en décembre de 5.000 à 10.000 nouveaux cas par semaine, contre 1.000 cas actuellement dans les pays touchés d'Afrique de l'Ouest.
Le virus se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Le virus laisse peu de chances de survie, soit en moyenne 47 pc pour l'épidémie actuelle.-.
CB---BI. LC.
MAP 241356 GMT oct 2014