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Le Rainbow Warrior III devant Flamanville pour dénoncer le « fiasco » du chantier EPR

(AFP)

AFP

Le 16 août 2019

Le Rainbow Warrior III de l’organisation écologiste Greenpeace s’est rendu au large du Cotentin vendredi pour une action devant le site de la future centrale nucléaire de Flamanville (Manche) où l’ONG a dénoncé « la pollution des déchets nucléaires » et le « fiasco » du projet d’EPR.

Le navire amiral de Greenpeace est arrivé vers midi dans les eaux de Flamanville, où il est resté une demi-heure, a constaté une photographe de l’AFP qui se trouvait à bord.

Sur le Rainbow Warrior III, les militants avaient accroché une banderole sur laquelle était écrit « EPR: le fiasco ».

Parti de Cherbourg, le Rainbow Warrior III a mené vers 9H00 une première action devant l’usine de retraitement de déchets nucléaires d’Orano, ex-Areva, à La Hague avant de mettre le cap vers le site EPR, avait annoncé Greenpeace France dans un communiqué.

Pour Greenpeace, il s’agissait « de rappeler l’échec de la filière nucléaire en France et de l’EPR dont le coût a presque triplé, qui devait démarrer en 2012, qui est maintenant prévu 2022 et qui ne le sera probablement pas », selon Yannick Rousselet, chargé de campagne sur les questions nucléaires pour Greenpeace France, joint par téléphone à l’AFP.

A La Hague, le bateau a fait étape « au niveau d’un tuyau d’évacuation de l’usine de retraitement Orano, pour protester contre les rejets en mer de substances radioactives », a annoncé l’ONG.

Les militants écologistes ont déployé des bateaux pneumatiques, dans lesquels ils ont tendu des banderoles jaunes où on pouvait lire, « pollution nucléaire » accompagné de flèches pointant vers les eaux, et « déchets nucléaires: ça déborde ».

« La filière nucléaire produit des déchets radioactifs en masse, mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elle déverse aussi les rebuts de ses activités radioactives et chimiques le long des côtes françaises », a affirmé Yannick Rousselet, cité dans le communiqué.

L’ONG voulait par cette action dénoncer « une énergie sale, qui contamine aussi les océans », et montrer qu’elle « continue de s’impliquer dans le débat public » après son revers judiciaire le mois dernier face aux filiales d’Orano.

Fin juillet, le tribunal de Paris a interdit temporairement à Greenpeace France de s’approcher à moins de 250 mètres des convois de « transport et d’acheminement de matières ou de déchets nucléaires ou radioactifs », de deux filiales d’Orano.

L’interdiction s’applique à tous les membres de l’ONG et personnes placées sous son autorité et court jusqu’au 25 septembre.

L’usine d’Orano « balance des milliers de litres de déchets nucléaires en permanence. C’est une piqûre de rappel sur la question des déchets nucléaires en France », a souligné Yannick Rousselet.

Le 16 août 2019

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