La Bourse de Paris fait du surplace à la mi-séance
La Bourse de Paris se maintenait stable mercredi à la mi-journée, les chiffres de l'inflation en zone euro publiés dans la matinée ne lui ayant pas permis pour l'instant de sortir de sa torpeur.
A 12H24 (10H24 GMT), l'indice CAC 40 perdait 0,23 point à 5.305,71 points dans un volume d'échanges de 1,1 milliard d'euros. La veille, il avait fini en baisse de 0,50%.
La cote parisienne, après avoir ouvert à l'équilibre, n'a pas trouvé de moteur à même de l'orienter.
Nous observons un "léger regain de tension sur les places européennes avec la réapparition du risque politique et la perspective d'élections anticipées en Italie dès le mois de septembre" qui inquiètent les investisseurs car "à ce jour, aucun parti ne semble en mesure de remporter la majorité", ont commenté dans une note les analystes de Barclays Bourse.
Aussi "nous pourrions assister à un mouvement de consolidation sur les marchés", estiment-ils, d'autant que les indices européens "bénéficient toujours d'un environnement favorable comme l'attestent les dernières données macroéconomiques".
Dans ce contexte, selon eux, "la faiblesse de l'inflation devrait permettre à la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir encore un certain temps sa politique accommodante".
De fait, l'inflation dans la zone euro a fortement ralenti en mai, à 1,4%, bien en dessous de l'objectif de 2% de la BCE, selon une première estimation publiée mercredi par l'Office européen des statistiques Eurostat.
Le chômage dans la région est quant à lui ressorti à 9,3% en avril, au plus bas depuis 8 ans tandis qu'en Allemagne, il est tombé en mai à 5,7%, un nouveau plus bas depuis la réunification.
L'Italie a aussi agréablement surpris puisque son taux de chômage a reculé en avril pour s'établir à 11,1%, le meilleur chiffre atteint depuis septembre 2012. Dans ce même pays, les prix à la consommation ont augmenté de 1,4% en mai sur un an.
En France, la hausse des prix à la consommation s'est stabilisée en mai sur un mois (+0,1%) mais a ralenti de manière sensible sur un an.
- Elior en tête du SBF 120 -
Aux Etats-Unis sont encore attendues les promesses de vente de logements en avril ainsi que la publication, après la clôture des marchés européens, du Livre Beige de la Réserve fédérale américaine (Fed). L'activité économique dans la région de Chicago pour le mois de mai est aussi à l'agenda.
Elior Group, en tête du SBF 120, profitait (+2,51% à 25,33 euros) de plusieurs recommandations positives: Barclays Bourse comme Natixis ont relevé leur objectif de cours sur le titre, à respectivement 26 et 28 euros, tout en maintenant leur recommandation à "acheter" sur ce dernier. Le groupe a publié mardi un bénéfice net en forte progression au premier semestre de son exercice décalé 2016-2017.
Air France-KLM progressait de 1,92% à 10,07 euros alors que la direction d'Air France a exclu mardi toute "nouvelle étape de négociation" avec les syndicats de pilotes sur le projet stratégique de la compagnie, après les critiques exprimées par l'organisation majoritaire SNPL, expliquant que le dernier texte "ne bougera plus".
SFR lâchait 1,47% à 30,84 euros alors que l'opérateur de télécoms, filiale du groupe Altice, a présenté mardi de nouvelles offres fixes axées sur la fibre et les services à destination du marché entreprises, sur lequel il espère progresser et briser le "monopole" d'Orange.
Sodexo montait de 0,45% à 121,55 euros après avoir annoncé mardi l'arrivée de Denis Machuel au poste de directeur général du groupe, à compter de janvier 2018, en remplacement de Michel Landel, qui occupait ce poste depuis 2005.
Pierre et Vacances chutait en revanche de 2,73% à 46,68 euros, pénalisé par une aggravation de sa perte semestrielle liée à des effets saisonniers et des éléments non récurrents.
Cac 40 (Euronext)