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La Bourse de Paris en net recul

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Le 5 février 2015 à 8h16

La Bourse de Paris a fait ses premiers pas en net recul jeudi (-0,89%), le geste restrictif de la Banque centrale européenne (BCE) à l'égard des banques grecques tirant la cote vers le bas.

A 09H10 (07H10 GMT), l'indice CAC 40 perdait 41,69 points à 4.654,61 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,39%.

"La BCE a décidé de ne plus accepter de dette de l’État grec en garantie de ses opérations de refinancement. Trop, c’était trop ! Ce qui signifie donc que depuis aujourd’hui, 5 février, les banques grecques ne pourront plus demander d’échanger les emprunts émis pas l’État grec qu’elles ont dans leurs coffres contre des liquidités leurs permettant de survivre", a souligné John Plassard, de Mirabaud Securities.

"Le seul moyen pour les institutions bancaires de s’alimenter sera donc la ligne de crédit émise par la banque de Grèce (renouvelée hier par… la BCE pour une durée de… 15 jours!). Le président de la BCE, Mario Draghi, a donc décidé, sous l’impulsion de Berlin, de mettre Athènes devant ses responsabilités en forçant le pays à avancer des faits concrets", a-t-il développé.

"La Grèce, dans le cadre de ses négociations avec les autorités européennes, va d'abord s'approcher du précipice, avant qu'une issue favorable émerge éventuellement. Le risque serait qu'une rafale impromptue entraine le pays dans le précipice, si jamais le gouvernement Tsipras, qui vient de se prendre un gros coup de pression de la BCE, ne s'entend pas rapidement avec Bruxelles", ont estimé pour leur part les analystes de Aurel BGC.

La BCE a mis le couteau sous la gorge d'Athènes mercredi soir en privant les banques grecques d'un important canal de financement, contraignant les Européens à s'entendre sous peine de crise de financement de l’État grec.

Le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras et le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, sont actuellement en tournée en Europe pour renégocier la dette de plus de 300 milliards d'euros du pays et ce dernier sera reçu jeudi par son homologue allemand Wolfgang Schäuble, fervent défenseur de la rigueur budgétaire.

Du côté des indicateurs, l'Allemagne a enregistré un fort rebond de ses commandes industrielles en décembre. En France, les chefs d'entreprises des industries manufacturières ont calculé que leurs investissements ont augmenté de 2% sur l'année 2014 et prévoient une hausse de 3% en 2015.

La Commission européenne doit par ailleurs présenter ses prévisions économiques d'hiver en matière de croissance, déficits, dette, inflation et chômage.

Outre-Atlantique, les publications sont nombreuses avec le commerce extérieur en décembre, la productivité au quatrième trimestre 2014, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage et l'indice ISM d'activité dans les services en janvier.

Sur le terrain des valeurs, Vinci perdait -0,59% à 48,04 euros après que le groupe a averti que son chiffre d'affaires connaîtra une "légère baisse" cette année, tout en publiant un bond de 26,7% de son bénéfice net à 2,48 milliards d'euros sur l'exercice 2014.

Sanofi prenait 2,43% à 83,57 euros grâce à l'annonce d'un bénéfice net en hausse de 18,1% en 2014 à 4,4 milliards d'euros, grâce à des ventes en progression de 2,5%, soutenues notamment par l'activité diabète, la santé grand public et la filiale américaine Genzyme.

Le secteur bancaire était sous pression, subissant le contrecoup de la décision de la BCE à l'égard des banques grecques. Société Générale perdait 1,41% à 36,64 euros et Crédit Agricole 1,57% à 10,66 euros.

BNP Paribas (-2,64% à 47,62 euros) était en outre pénalisé par sa publication du jour. Le groupe a surmonté son énorme amende américaine pour finir 2014 dans le vert mais la banque française pourrait rater certains de ses objectifs pour 2016 en raison d'un environnement défavorable.

Dassault Systèmes s'élevait de 1,70% à 55,70 euros. L'éditeur de logiciels pour l'industrie a annoncé avoir tenu ses objectifs sur 2014, aidé par ses acquisitions, avec une hausse à deux chiffres de ses ventes, et dit viser une marge opérationnelle stable pour 2015.

ADP (Aéroports de Paris) gagnait 1,39% à 109,65 euros après avoir été retenu au sein d'un consortium avec Vinci Airports et Astaldi par le gouvernement chilien pour la mise en concession de l'aéroport international de Santiago du Chili.

Groupe Crit progressait de 0,57% à 42 euros. L'entreprise a bien résisté en 2014 à la déprime installée du secteur de l'intérim, grâce notamment au dynamisme de son activité à l'international et compte se développer encore cette année

Linedata perdait 0,76% à 23,52 euros. L'éditeur français de logiciels financiers a annoncé un chiffre d'affaires 2014 en baisse de 1,4% notamment en raison de la perte "d'un grand client" dans son activité Epargne entreprises.

Bonduelle montait de 2,88% à 21,05 euros. Le chiffre d'affaires du groupe a été soutenu au deuxième trimestre par les ventes en Russie et aux États-Unis, confortant sa stratégie d'internationalisation.

Suez Environnement refluait de 0,61% à 16,32 euros. Le groupe a annoncé l'acquisition, par l'intermédiaire de sa filiale Degrémont, de deux entreprises dans le secteur du traitement de l'eau, le canadien Poseidon et le britannique B&V Group.

Euronext (CAC 40

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Le 5 février 2015 à 8h16

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