Cr
Une association burkinabè de soutien à l’adhésion du Maroc à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a vu le jour à Ouagadougou à l’initiative d’acteurs de la société civile locale, amis du Royaume, rapporte le site d’information +Burkina 24+.
Présentée jeudi à la presse, l'"Association des Amis du Maroc pour l’Intégration" (AMI) se donne pour objectif de "militer en faveur de l’intégration" du Royaume dans cet espace économique et de contribuer au renforcement davantage des relations maroco-burkinabè.
En réponse à sa demande d’intégrer la CEDEAO, le Maroc a obtenu un accord de principe lors du 51e sommet de la Communauté à Monrovia, et aujourd’hui, "une organisation de la société civile lève d’ores et déjà la voix pour demander l’effectivité de cette intégration", écrit le site d’information sous le titre : "CEDEAO, le Maroc peut compter sur ses amis au Burkina".
Se référant aux bonnes relations que le Maroc entretient avec le Burkina Faso, l’AMI relève que le Royaume "est le plus grand investisseur du continent et son intégration dans la CEDEAO peut avoir une répercussion dans les autres Etats de l’espace", exhortant la commission en charge de la question "à aller au-delà des calculs politiques et économiques et prendre en compte la dimension humaine" de cette intégration.
"Si on prend la coopération sud-sud, le Maroc est le premier pays investisseur en la matière et le Burkina est l’un des pays qui en profite le plus. C’est dire que rien que cette coopération bilatérale suffirait à magnifier cela, renforcer les acquis et en demander plus", explique Nicolas Zemané, président de l’association cité par +Burkina 24+.
S’exprimant à cette occasion, l’ambassadeur du Maroc au Burkina Faso, Farhat Bouazza qui s’est félicité d’une telle initiative, a souligné que la demande d’intégrer la CEDEAO s’inscrit dans le cadre de l’ouverture économique du Maroc sur le continent et de la volonté du Royaume de diversifier ses partenaires, notant que "les pays du Sud sont nos racines, c’est notre culture, notre continent".
(MAP)