Coupe du monde 2026. L’ascension fulgurante d’Ayoube Amaimouni
Le match de préparation au Mondial 2026 entre les Lions de l’Atlas et Madagascar, prévu ce mardi 2 juin à Rabat (18h), servira à remettre en jambes plusieurs internationaux et surtout à intégrer les nouveaux venus, en l’occurrence Ayoube Amaimouni-Echghouyab.
À défaut d’éclairer nos lanternes sur les chances de l’équipe nationale lors de la Coupe du monde 2026, le match de préparation qui opposera le Maroc à Madagascar, ce mardi 2 juin (18h) au Complexe Prince Moulay Abdellah de Rabat, braquera les projecteurs sur Ayoube Amaimouni-Echghouyab.
La présence du joueur né en Catalogne dans la liste des 26 mondialistes avait de quoi surprendre, aussi bien les observateurs que l’intéressé lui-même. Sauf que le gaucher de 21 ans n’est pas à une surprise près.
Depuis quelques années, l’attaquant ne cesse de gravir les échelons à une vitesse folle, jusqu’à cette convocation pour la grande aventure américaine.
Ascension qui s’est d’autant plus accélérée ces derniers mois, au point que ses prestations ont séduit le staff de l’équipe nationale.
"C’est peut-être un inconnu pour le grand public mais nous, on le connaît bien", a confié le sélectionneur national la semaine dernière lors de l’annonce du groupe de 26.
"On le suit depuis plusieurs mois et nous sommes aussi partis le voir à Francfort", assure Mohamed Ouahbi. Il n’y a aucune raison de douter de la parole du technicien marocain.
Surtout que, d’après la presse allemande, son profil commence à taper dans l’œil de plusieurs grandes écuries outre-Rhin. Pour l’instant, c’est l’Eintracht Francfort qui a la main, avec un contrat qui lie le club au néo-international jusqu’en juin 2031.

Passé de la 5e division allemande à la Bundesliga en deux saisons
Pour sûr, Amaimouni ne serait pas contre l’idée d’évoluer un jour au sein d’une écurie européenne plus huppée. Mais on imagine qu’il est aux anges, assez loin de ces considérations pour le moment.
Puisqu’il vit un véritable conte de fées. On le serait à moins. Car en l’espace de deux saisons, il est passé de la 5e division allemande à la Bundesliga.
S’il a tapé dans le ballon en Catalogne jusqu’à l’âge de dix ans, c’est en Allemagne qu’il a réellement commencé à tâter du gazon, au sein du Rot-Weiss Essen, club basé dans l’ouest du pays.
Amaimouni y a fait ses classes jusqu’à la catégorie U17 avant de rejoindre l’Arminia Bielefeld, où il a été surclassé en U19, puis le SpVgg Erkenschwick. Ce n’est qu’à partir de ce moment que l’ailier a commencé à entrevoir une carrière dans le monde professionnel.

Une petite porte qu’il allait ensuite enfoncer avec fracas sous les couleurs de l’équipe B du TSG Hoffenheim, qui aura tout de même récupéré environ 200.000 euros lors de son transfert pendant le dernier mercato hivernal. Un montant assez élevé pour un joueur qui n’avait jusque-là jamais connu la première division.
"Avec sa capacité de dribble, Ayoube correspond très bien à notre équipe par son profil et son potentiel de développement", a souligné Timmo Hardung, le directeur sportif de l’Eintracht Francfort.
Une perspective de développement qui trouve un prolongement dans sa valorisation, qui ne cesse de grimper. Pour le plus grand bonheur de son directeur sportif, qui doit d’ores et déjà se frotter les mains en prévision d’un futur transfert.
Selon Transfermarkt, la valeur marchande d’Ayoube Amaimouni atteint dix millions d’euros. Et ce n’est pas près de s’arrêter. A fortiori s’il flambe de l’autre côté de l’Atlantique avec les Lions de l’Atlas.

C’est un joueur au profil très intéressant. Il est dynamique, explosif et intelligent
Certes, il est moins décisif depuis qu’il évolue en Bundesliga. Mais son profil reste particulièrement intéressant au regard de sa palette technique élargie.
"Il est dynamique, explosif et intelligent. Il travaille aussi beaucoup défensivement", s’enthousiasme Mohamed Ouahbi. Mais au vrai, c’est surtout sa capacité de dribble qui est au-dessus de la moyenne.
Pareillement, sa facilité à rentrer sur son pied gauche pour enrouler le ballon dans la lucarne opposée restent assez impressionnantes, et surtout uniques en leur genre parmi les attaquants de l’EN.

Ayoube Amaimouni a de l’électricité dans les jambes. Dans les petits espaces, il arrive à surprendre et à partir dans le zig lorsque le défenseur l’attend dans le zag.
Encore faut-il qu’il réussisse à le reproduire face à des adversaires qui l’attendent justement sur cet aspect. En tout cas, en Bundesliga, il n’a pas réussi à maintenir la même efficacité.
Il perd aussi énormément de ballons pour un joueur qui dispute rarement un match au complet depuis qu’il est à Francfort.
Son inconstance est certainement liée à sa découverte du très haut niveau. Mais bon, c’est connu, l’équipe nationale est aussi un laboratoire d’expériences pour les techniciens, qui plus est pendant un Mondial. Enfin, pas sûr.
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