Le président du Sénat français Gérard Larcher salue un partenariat franco-marocain “tourné vers l'avenir”
Lors d’un point de presse tenu ce lundi 24 février, Gérard Larcher, président du Sénat français, a partagé les conclusions de son entretien avec Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.
Le président du Sénat français a salué lors du point de presse les relations franco-marocaines qu'il a qualifiées de "très enrichissantes", et a insisté sur l’importance de ce "nouveau chapitre de l’histoire" ouvert depuis la visite d’État du président français Emmanuel Macron sur invitation du Roi Mohammed VI.
"Cette relation entre nos deux pays repose sur un héritage commun, une amitié profonde et des échanges que nous avons d’ailleurs rappelés ce matin en nous recueillant sur les tombes de feu le Roi Mohammed V et feu le Roi Hassan II", a déclaré Gérard Larcher. Le président du Sénat, se revendiquant gaulliste, a tenu à rappeler que le Roi Mohammed V était "compagnon de la Libération", un symbole fort des liens historiques unissant les deux nations.
Gérard Larcher a reconnu que cette amitié, "très profonde", a traversé des périodes difficiles, mais a salué la volonté des deux chefs d’État de "retrouver un chemin commun". Il a également souligné le rôle clé joué par le Sénat dans ce rapprochement. "La diplomatie parlementaire, à travers nos groupes d’amitié et notre commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, ne concurrence pas la diplomatie exécutive, mais peut créer quelque part des canaux et des réseaux", a-t-il expliqué.
Le responsable français a par ailleurs évoqué la nécessité de développer de nouveaux canaux et réseaux de coopération, en particulier vers la façade atlantique sud, une région "essentielle pour la stabilité du continent africain, mais aussi pour celle du monde". Il a souligné l’importance des nouvelles routes économiques, influencées par "l’instabilité d’autres régions du monde, comme le Proche-Orient".
Gérard Larcher a dit reprendre les trois mots clés proposés par Nasser Bourita pour définir ce partenariat :"Fiabilité, priorité et esprit de partenariat". Ces principes, selon lui, doivent guider les relations futures entre la France et le Maroc.
L'ex-ministre délégué au Travail entre 2004 et 2007 sous Jacques Chirac a en outre annoncé que la délégation française, composée de représentants de différentes sensibilités politiques (social-démocrate, centriste, Les Républicains), se rendra à Laâyoune à l’invitation du président de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid. "Le présent et l'avenir du Sahara ne peuvent se construire et s’inscrire que dans le cadre de la souveraineté du Maroc", a-t-il déclaré, reprenant les mots du président Macron.
"Notre visite permettra également d’observer la présence d’établissements français et d’évoquer la création d’une Alliance française, un projet qui s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’éducation engagée par le gouvernement marocain".
Gérard Larcher a insisté sur le fait que cette évolution des relations franco-marocaines ne se limite pas à une politique gouvernementale ou à un moment particulier. "Elle représente la politique de la République française", a-t-il affirmé, rappelant son rôle dans la précédente étape majeure de 2007, sous la présidence de Jacques Chirac. Il a également évoqué les perspectives de forums parlementaires et la 50e session de l’Assemblée parlementaire francophone, où le Maroc occupe une "place particulière".
En conclusion, le président du Sénat a réaffirmé la solidité de l’amitié franco-marocaine, qui a permis de "surmonter les difficultés" et qui reste "ouverte sur le présent et l’avenir".
Le président du Sénat français appelle au développement du partenariat avec le Maroc en direction de l'Afrique
Avant son entretien avec Nasser Bourita, le président du Sénat français, Gérard Larcher a échangé avec le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid.
S'exprimant lors d'un point de presse à l'issue des cet entretien, Gérard Larcher a exprimé son souhait de développer le partenariat avec le Maroc en direction de l'Afrique, particulièrement dans un contexte mondial "incertain".
Il a en outre indiqué que l’objectif de sa visite dans le Royaume est d’écrire un "nouveau chapitre parlementaire" du nouveau livre de la relation entre le Maroc et la France, "que S.M. le Roi Mohammed VI nous a invités à concevoir ensemble", rappelant dans ce sens que le président de la République française, Emmanuel Macron, avait déclaré, lors de sa récente visite d'Etat au Maroc que "le présent et l'avenir du Sahara s'inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine".
Il a, dans le même ordre d'idées, noté que le partenariat conclu entre les deux pays porte sur 47 projets relatifs aux domaines de l'énergie, des infrastructures, du transport et de la lutte contre le stress hydrique, avec un accent particulier sur le capital humain. Gérard Larcher a de même salué la participation de Mohamed Ould Errachid en juillet prochain à Paris aux 50e assises des Parlements francophones, soulignant que le Maroc représente un maillon essentiel dans la coopération interparlementaire.
Accompagné d’une importante délégation composée notamment du président du groupe d’amitié France-Maroc, Christian Cambon, et du président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, Cédric Perrin, le président du Sénat français poursuit sa visite au Maroc jusqu'au 26 février.
à lire aussi
Article : La CGEM échange avec le Parti de l’Istiqlal sur les priorités économiques
La CGEM a accueilli une délégation du Parti de l’Istiqlal, conduite par son secrétaire général Nizar Baraka. Les deux parties ont échangé sur leurs priorités économiques et partagé leurs points de vue sur plusieurs sujets liés aux entreprises, à l’investissement et à l’emploi.
Article : DGI : les principales échéances fiscales à respecter avant le 31 juillet
La Direction générale des impôts rappelle que plusieurs déclarations et paiements doivent être effectués au plus tard le 31 juillet 2026. Ils concernent notamment la TVA, les délais de paiement, les retenues à la source et les auto-entrepreneurs.
Article : Les voyageurs à l’épreuve de l’EES, le nouveau système de contrôle aux frontières européennes
Présenté par l’Union européenne comme un outil de modernisation et de sécurisation des contrôles, le système européen d’entrée/sortie (EES) suscite également des interrogations sur son impact à court terme, notamment en raison des délais supplémentaires qu’il pourrait entraîner pour certains voyageurs.
Article : Casablanca renforce la gestion technique de trois trémies stratégiques
Après avoir engagé des travaux de sécurisation sur les tunnels des Almohades et de Dakar, Casa aménagement prévoit désormais d'assurer, pendant un an, l'exploitation technique et la gestion opérationnelle de trois trémies majeures de la métropole, afin de garantir leur fonctionnement continu.
Article : Le Complexe Mohammed VI de formation professionnelle remis aux autorités maliennes sur instructions royales
Édifié sur une superficie de 5.200 m² à Bamako, le Complexe Mohammed VI de formation professionnelle, remis aux autorités maliennes sur instructions royales, accueillera près de 1.000 stagiaires par an dans 21 filières, dont 12 dédiées aux métiers du BTP et 9 aux secteurs du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI termine en hausse de 0,43%
La Bourse de Casablanca a terminé la dernière séance de la semaine sur une note positive. Le MASI s'est apprécié de 0,43%, réduisant légèrement ses pertes depuis le début de l'année, dans un marché ayant généré près de 165 MDH de transactions, exclusivement sur le marché central.