Grève nationale : suivi des évolutions en direct
Plusieurs centrales syndicales ont lancé un appel à une grève nationale dans les secteurs public et privé, ce mercredi 5 février. Les syndicats protestent contre l’adoption du projet de loi sur le droit de grève, entre autres points évoqués dans leurs communiqués. Nous suivrons l’évolution de la situation.
Ce mercredi 5 février une grève nationale, à l’initiative des principales centrales syndicales, est annoncée. En ligne de mire : l’adoption du projet de loi organique n°97.15 encadrant le droit de grève.
Voté lundi 3 février en séance plénière à la Chambre des conseillers, puis le lendemain en commission à la Chambre des représentants, ce texte est vivement contesté par les syndicats, qui dénoncent une “régression sociale” et un cadre jugé “restrictif” pour l’exercice de ce droit fondamental. Ils pointent également du doigt la “précipitation” dans son adoption et la “pression” exercée sur le Parlement, regrettant le rejet de leurs amendements.
Pour rappel, cette grève nationale s’inscrit dans un programme de mobilisation plus large, marqué par des sit-in et une marche nationale organisée à Rabat ces dernières semaines. La Confédération démocratique du travail (CDT), l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), l’Organisation démocratique du travail (ODT) et la Fédération des syndicats démocratiques (FSD), réunies au sein du Front national contre la loi sur la grève, entendent maintenir la pression sur le gouvernement.
À noter que, de son côté, l'Union marocaine du travail (UMT), qui n’adhère pas à ce Front national contre la loi sur la grève, annonce un mouvement de grève de 48 heures.
Médias24 suivra l’évolution de cette mobilisation et ses répercussions.
18h50. Fin du direct
En bilan, cette journée de grève a entraîné des perturbations plus ou moins notables selon les villes et les régions, mais sans provoquer un arrêt total de l'activité ou du fonctionnement des services.
Jeudi 6 février, seule l'UMT poursuit sa grève annoncée depuis le début pour 48 h, les 5 et 6 février.
18h30. Les quatre centrales syndicales (CDT, UNTM, ODT, FSD) ont diffusé un communiqué en fin de journée de ce mercredi 5 février. Elles y annoncent " la réussite de la grève générale" avec un taux de participation nationale de 80%.
17h00.
À cette heure, seule l’UMT a communiqué sur le taux de participation de ses membres à la grève nationale du 5 février. C’est aussi le seul syndicat qui prévoit de prolonger le mouvement le 6 février.
Une source au sein de la CDT nous a communiqué des premières estimations qui oscillent entre 30% et 93% d’une région à l’autre.
15h16. À l’hôpital Moulay Youssef, l’activité est “normale”
Si la grève touche, voire met à l’arrêt plusieurs services, certains continuent de fonctionner normalement. C’est le cas du centre hospitalier Moulay Youssef à Rabat.
15h06. “Un taux de participation au-delà des espérances”
À la mi-journée, nous annoncions un taux de participation global de 84 % sur la base d’informations recueillies auprès de dirigeants de l’UMT. À 15 heures, et dans un communiqué officiel, la centrale syndicale de Miloudi Moukharik affirme que ce taux est de 84,9 %. “Un taux de participation au-delà des espérances”, commente la même source.
14h57. L’UMT satisfaite de sa première journée de grève
“Il n’y pas eu d’incidents lors de cette première journée de la grève à laquelle a appelé l’UMT. Nos militants ont marqué cette journée par une grande affluence vers les sièges locaux du syndicat. Nous allons continuer cette mobilisation contre les décisions impopulaires du gouvernement qui prépare d’autres législations qui seront source de plus de tensions comme en ce qui concerne les retraites”, nous déclare Larbi Habchi, membre dirigeant du Syndicat démocratique des finances affilié à l’UMT et ex-SG de ce même syndicat.
14h35. Témoignages. Ce que pensent des citoyens de la grève nationale
14h00. Des chauffeurs de taxis affiliés à l’UMT adhèrent également à la grève.
13.51. Le siège de la CNSS fermé
À Casablanca, le siège de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS) est fermé en ce jour de grève national.
13.30 La Cour d’appel de Casablanca partiellement verrouillée
À la Cour d’appel de Casablanca, Médias24 constate que les salles d’audience sont fermées. En revanche, les services d’instruction et la caisse de la juridiction fonctionnent normalement.
13h27. Une partie de Rabat à l’arrêt
Écoles, services administratifs (arrondissements, CNOPS etc.) sont à l’arrêt ce mercredi 5 février.
Dans une agence CNOPS, le personnel indique à Médias24 que seul le personnel est autorisé à accéder à l’agence, pas les citoyens.
13h12. Des bureaux déserts en images
Des bureaux déserts des services relevant du ministère de l'Economie et des Finances situés dans diverses villes. (Photos reçues par des sources syndicales).
13h08. Premiers chiffres de l’UMT
Selon un membre dirigeant de l’UMT, la centrale syndicale estime le taux de suivi de l'appel à la grève au niveau national à 84%, tous secteurs et corps de métier confondus.
13h03. Forte mobilisation dans le secteur des finances
À la mi-journée, le syndicat des finances relevant de l’UMT se félicite de la réussite de la grève à 92%, dans les services centraux et extérieurs du ministère des Finances. La grève a été très suivie notamment à Tanger, Meknès, Ouezzane, Oujda, Nador, Laâyoune, El Jadida et Témara.
13h00. Moukharik : “La lutte continue”
À Casablanca où l’UMT tient un meeting, Miloudi Moukharik, SG de la centrale syndicale, affirme à Médias24 que la grève concerne les secteurs public et privé et assure que “la lutte continue”.
12h49. Pas d’impact sur le trafic aérien
Selon une source autorisée au sein de l’ONDA, contactée par nos soins, la grève nationale n’a, pour l’heure, pas d’impact sur le trafic aérien.
11h55. Une situation mitigiée
Selon les retours recueillis par nos soins, la situation est mitigée au niveaux des banques. Selon nos sources, certains employés de banques travaillent, tandis que leurs collègues adhèrent au mouvement de grève.
Il convient de noter que plusieurs appels à la grève ont été lancés depuis le 3 février dernier. L'union syndicale interbancaire, affiliée à l’UMT, a publié des appels à la grève adressés au bureau syndical national Brinks Maroc d’une part et aux employés de Wana Corporate d’autre part.
Pour l’heure, aucune indication concernant le taux effectif de la participation à la grève n’a encore été publié.
11h10. Adoption définitive de la loi sur le droit de grève
Le projet de loi organique n° 97.15, fixant les conditions et modalités d'exercice du droit de grève, a été adopté en plénière en deuxième lecture à la Chambre des représentants.
Il convient de souligner que s’agissant d’une loi organique, le texte sur le droit de la grève sera soumis à la Cour constitutionnelle pour en vérifier la conformité avec la Constitution.
11h00. Marche de protestation de la CDT
À Casablanca, démarrage d’une marche de protestation organisée par la CDT en ce jour de grève nationale.
10h50. Premières remontées de perturbations.
Selon les informations recueillies par nos soins, plusieurs secteurs connaissent déjà quelques perturbations. Il s’agit notamment de la santé, des collectivités territoriales ou encore du secteur de la justice.
En effet, à Casablanca, l'appel à la grève est "très suivi" dans les collectivités territoriales. Aucune évaluation chiffrée n'est donnée pour le moment. Il s'agit d'une appréciation qualitative. Les services des légalisations sont notamment touchés.
Au siège de la CDT à Casablanca, on promet de premières estimations au niveau national vers 12H00.
Aux sièges centraux des syndicats ayant appelé à la grève générale, des cellules ont été installées pour compiler les données sur la grève, aux niveaux local, régional et national, mais aussi par secteurs d'activités.
Une source au sein du bureau national du Syndicat national de la justice affilié à la CDT nous indique que, même si les chiffres n’ont pas encore été officiellement établis, “il est toutefois observé une évolution notable du taux de participation selon une première évaluation dans certaines régions”.
Notre source fait référence aux fonctionnaires du département de la Justice et aux greffes qui participent à la grève.
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