Manchoufouch : une nouvelle campagne contre les masculinités toxiques
VIDEO. Du 10 au 20 décembre, la campagne Manchoufouch, lancée par Médias et Cultures, l’ADFM, Kif Mama Kif Baba et Génération Libre, a pour objectif de promouvoir des masculinités plus inclusives, égalitaires et non violentes.
La campagne a été initiée suite à l’étude exploratoire « Perception des masculinités chez les jeunes » menée par Médias et Cultures en 2024 auprès de 1.164 jeunes âgés de 15 à 25 ans, sur 5 régions du Maroc. Cette étude met en lumière les tensions entre progressisme et résistance dans les perceptions et pratiques des masculinités au Maroc. Ces deux dynamiques, bien que contradictoires, coexistent et influencent de manière interdépendante les comportements des jeunes face aux évolutions sociétales, indique Médias et Cultures dans un communiqué.
"43 % des jeunes hommes interrogés estiment que le harcèlement sexuel est causé par le comportement des femmes, notamment leurs tenues vestimentaires. Cette perception renforce une culture qui blâme les victimes plutôt que les agresseurs. Il est urgent d'agir pour déconstruire ces idées reçues et d'éduquer dès le plus jeune âge à des valeurs de respect et d'égalité", déclare Abdelmajid Moudni, porte-parole de la campagne et directeur de l’association Médias et cultures.
« Les stéréotypes de genre sont profondément ancrés dans les mentalités : 60 % des jeunes hommes considèrent encore que l'homme doit contrôler les ressources financières de la famille, même lorsque l'épouse en est la principale pourvoyeuse », déclare pour sa part Ghizlane Mamouni, porte-parole de la campagne et présidente de l’association Kif Mama Kif Baba.
La campagne Manchoufouch appelle à une réforme éducative ambitieuse pour déconstruire les biais de genre au sein de l’école et dans les espaces de socialisation, accompagnée d’une analyse approfondie des mécanismes sociaux qui alimentent les résistances au changement, souligne le communiqué.
à lire aussi
Article : Le Maroc et l’UE lancent un programme de 3,7 milliards de DH pour la politique nationale de l’eau
L’enveloppe combine 48 millions d’euros de subventions européennes et 300 millions d’euros de prêts concessionnels mobilisés auprès de la KfW, de la CDP italienne et de l’AFD, avec un appui ciblé sur les sécheresses, les inondations et la préservation des eaux souterraines.
Article : Mafoder lance une nouvelle filiale à Dakhla
Le groupe porté par Ibrahim Slaoui accélère son développement en s’implantant à Dakhla.
Article : Médicaments : derrière la réforme des AMM, la bataille des délais et des prix
Le Parlement a commencé à examiner l’une des réformes les plus sensibles du secteur pharmaceutique. Adopté lundi 1er juin 2026 en commission, le projet de loi 27.26 est présenté par le gouvernement comme une mise à niveau urgente, mais plusieurs parlementaires y voient une réponse encore trop partielle aux blocages du secteur. Au centre du débat, les AMM, ces autorisations techniques dont les retards peuvent peser directement sur la concurrence et le portefeuille des patients. Explications.
Article : Mineures de Kariat Ba Mohamed : la FLDF veut se constituer partie civile
L’organisation féministe réclame une prise en charge psychologique, sociale et médicale des victimes présumées et appelle à la création d’un comité d’avocats pour suivre la procédure ouverte après plusieurs interpellations.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI décroche de 1,8%, plombé par le repli des valeurs minières
La Bourse de Casablanca a terminé la séance du 2 juin 2026 dans le rouge. Le MASI a perdu 1,79%, pénalisé notamment par le repli des valeurs minières. La capitalisation boursière est revenue à 1.082,6 milliards de dirhams, tandis que les échanges ont atteint 334,3 MDH.
Article : Comarit : douze ans après la faillite, les biens de feu Abdelali Abdelmoula toujours dans le viseur
Plus de deux ans après le décès du fondateur de la Comarit, le juge-commissaire poursuit les opérations de réalisation de son patrimoine. Depuis mars 2026, plusieurs biens immobiliers situés à Tanger font l'objet de nouvelles expertises en vue de leur vente. Une énième séquence d'une procédure ouverte en 2014 et qui continue de mobiliser des créanciers représentant plusieurs centaines de millions de dirhams.