Education: des parents en colère lancent un recours en justice contre le gouvernement
Suite à la décision du gouvernement de fermer les établissements scolaires, un collectif indépendant de parents, représenté par le cabinet Benbrahim Chraïbi, s'est mis en place pour lancer un recours en justice contre le gouvernement pour excès de pouvoir afin de rouvrir immédiatement les écoles.
Le collectif s'est fait appelé le "Collectif des parents en colère". Dans sa lettre rendue publique jeudi 17 septembre, il s'adresse aux autorités compétentes et au ministère de l'Education nationale en particulier, afin de sensibiliser l'opinion publique quant à "cette situation délicate qui prive du droit constitutionnel et fondamental qui est l’éducation", selon les termes des auteurs de ses lignes.
La lettre rappelle que l'éducation à distance, telle qu'elle est préconisée par le gouvernement, ne remplace en aucun cas le présentiel.
"Nous vous écrivons aujourd’hui pour vous exprimer notre colère et notre grande inquiétude devant la décision d’annuler la rentrée des classes en présentiel pour les écoles des zones fermées au niveau national, communiquée le 6 septembre dernier dans la soirée.
Nous vous reprochons tout d’abord le caractère tardif de cette décision qui témoigne de l’absence de considération de vos instances vis-à-vis des citoyens, des parents, des travailleurs, des membres du corps enseignant, … que nous sommes", écrit le collectif dans sa lettre.
"Nous condamnons la décision car ses conséquences sur nos enfants, sur notre activité professionnelle et sur l’avenir de notre pays seront irréparables. En effet, l’enseignement à distance lors du confinement a montré ses limites, malgré l’implication des familles et des enseignants. L’enseignement en présentiel doit désormais reprendre sa place afin d’ancrer les apprentissages et combler les lacunes éventuelles tout en permettant aux familles de retrouver un équilibre, tant économique que psychologique."
Le Collectif des parents en colère est conscient, par ailleurs, que ce recours à la justice a une portée symbolique: "Les chances d'un dénouement favorable restent faibles compte tenu de l'état d'urgence du Maroc. Mais nous comptons sur l'opinion publique pour faire entendre la voix des millions d'élèves marocains", conclut la lettre.
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