Offshoring : un plan d’action pour atteindre les objectifs 2020

Avec un chiffre d’affaires à l’export de 10 MMDH en 2018, le secteur de l’offshoring est encore loin des 18 MMDH espérés à fin 2020. Les acteurs ont mis en place une structure d’animation et un plan d’action pour rattraper le gap et atteindre les objectifs du contrat de performance signé en 2016.

Offshoring : un plan d’action pour atteindre les objectifs 2020

Le 24 avril 2019 à 10h27

Modifié 11 avril 2021 à 2h42

Avec un chiffre d’affaires à l’export de 10 MMDH en 2018, le secteur de l’offshoring est encore loin des 18 MMDH espérés à fin 2020. Les acteurs ont mis en place une structure d’animation et un plan d’action pour rattraper le gap et atteindre les objectifs du contrat de performance signé en 2016.

Les cinq écosystèmes de l’offshoring mis en place en 2016 lors de la signature du contrat de performance avec le ministère de l’industrie font un bilan d’étape. C’est Otmane Serraj, président de l’Association Marocaine de la Relation Client (AMRC) qui dresse ce bilan. « Nous avons atteint le cap des 10 MMDH de CA à l’export en 2018 », annonce Serraj. « Le chemin est encore long puisque nous sommes censés atteindre 18 MMDH à horizon 2020 », rappelle ce dernier.

Pour rappel, les contrats de performance pour accompagner le déploiement des cinq écosystèmes : CRM (gestion de la relation client), BPO (Externalisation des processus de gestion), ITO (Externalisation des métiers liés aux technologies de l’information), ESO (Externalisation des activités d’ingénierie et de R&D) et KPO (Externalisation analyses de données sectorielles)), avaient pour objectif à horizon 2020 de :

– créer 60 000 nouveaux emplois directs

– générer 18 milliards de dirhams de chiffre d’affaires à l’export de services additionnel

– drainer des investissements d’un montant de 1,5 Milliard de Dirhams.

Pour ce qui est des emplois, Otmane Serraj avance que le secteur a créé entre 2014 et 2018, 69.900 emplois. L’offshoring est en troisième position derrière l’automobile et le textile. De 2016 à 2018, le secteur a créé plus de 51.000 emplois, le positionnant en deuxième place derrière l’automobile.   

« Evidemment la création d’emplosi n’est pas l’unique critère de mesure de performance des écosystèmes. Mais il est déterminant surtout quand ce sont des jeunes qu’on emploie. Notre secteur est un vrai tremplin pour les jeunes car quand ils passent chez nous, ils sont capables en sortant d’aller travailler dans la banque, dans l’assurance, dans l’industrie… », déclare le président de l’AMRC.

En termes d’investissements, le secteur a tenu ses promesses ou presque. Les entreprises ont investi un milliard de dirhams, pas loin du 1,5 MMDH attendu en 2020.

Une cellule d’animation pour atteindre les objectifs restants

Les professionnels sont conscients qu’il y a encore un important travail pour atteindre les objectifs de 2020 ou du moins s’y rapprocher. Pour ce faire, l’AMRC et l’APEBI, soutenues par l’Agence du développement du Digital (ADD) ont annoncé la mise en place d’une cellule d’animation dont la mission est de mettre en place un plan d’action et des mesures à même de répondre à cet objectif. 

« Nous avons encore 2019 et 2020 à exécuter. J’ai la conviction qu’avec la mise en œuvre de la structure d’animation, nous serons beaucoup plus impactants. Un directeur a été désigné pour s’occuper de cette structure et dont la mission est l’exécution du plan d’action mis en place », explique Otmane Serraj.

Cette structure doit aider les acteurs des différents écosystèmes à connaitre les incitations mises en place par l’Etat, à savoir s’ils y sont éligibles ou pas, comment en bénéficier et la procédure à suivre. 

                   Des « war rooms » pour exécuter le plan d’action

Cette structure d’animation sera en charge de la mise en œuvre du plan d’action stratégique qui a été élaboré par les différents acteurs du secteur.

Habib Mohamed, Directeur de la structure d’animation en a présenté les grandes lignes.

Ainsi, le plan stratégique 2019-2020 qui concerne les cinq écosystèmes est articulé autour de sept piliers et 37 axes  :

– L’accompagnement des investisseurs (3 axes)

– La certification des écosystèmes (4 axes)

– L’image de marque (4 axes)

– La formation (8 axes)

– Le développement de l’écosystème (7 axes)

– Le progrès de l’écosystème (7 axes)

– La veille et les études (4 axes)

« Ces sept piliers permettent de gérer l’écosystème, son développement pour avancer dans les chiffres, atteindre les objectifs de 2020 et préparer la période qui s’en suivra », insiste-t-il.

Sur le volet opérationnel, « chaque pilier est développé en axes pour lesquels plusieurs intervenants seront sollicités », explique-t-il. APEBI, AMRC, ministère de tutelle, ADD, ANAPEC pour le volet emploi, ou ADMIE pour le volet image à l’international et accompagnement des investisseurs devront travailler main dans la main.

« Le plus important est de garantir la synergie entre les différents acteurs. Pour ce faire des War rooms ont été installées. Ces groupes de travail ont été appelés ainsi pour leur donner cette solennité, la charge et l’intensité dans laquelle ils doivent agir », avance Habib Mohamed.

Avec cette organisation, le secteur de l’offshoring espère rattraper le gap et être au rendez-vous en 2020. 

>> Lire aussi :  Offshoring: 60.000 emplois supplémentaires et 18 MMDH de chiffre d’affaires en 2020

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