14 nouveaux ambassadeurs dont une nomination phare à Pretoria
La liste des 14 ambassadeurs nommés lundi 20 août 2018 en conseil des ministres par le Roi Mohammed VI reflète quelques objectifs et défis de la diplomatie marocaine pour le court et le moyen terme. Lecture.
Si on devait retenir une seule des 14 nominations, ce serait celle de Youssef El Amrani, désigné ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud. Ce n'est pas tous les jours qu'un responsable de ce calibre est désigné ambassadeur.
Youssef El Amrani est chargé de mission au cabinet royal. Il a assumé d'importantes responsabilités diplomatiques, en étant entre autres ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et secrétaire général de l'UpM (Union pour la Méditerranée).
Le choix de Youssef El Amrani en tant qu'ambassadeur en Afrique du Sud montre bien le caractère stratégique des relations futures entre les deux pays. Une appréciation qui semble partagée, si l'on se réfère aux derniers échanges entre les deux chefs d'Etat.
Le Roi Mohammed VI avait rencontré le 29 novembre dernier à Abidjan, le président sud-africain Jacob Zuma. Au cours de cet entretien qualifié de “chaleureux et empreint de franchise et de bonne entente", les deux chefs d’Etat ont "convenu de travailler ensemble, main dans la main, pour se projeter dans un avenir prometteur, d’autant plus que le Maroc et l’Afrique du Sud constituent deux pôles importants de stabilité politique et de développement économique, respectivement à l’extrême nord et l’extrême sud du continent“.
Ils avaient aussi convenu de maintenir un contact direct et de "se lancer dans un partenariat économique et politique fécond, afin de construire des relations fortes, pérennes et stables et dépasser ainsi l’état qui caractérisait les relations bilatérales".
A ce propos, les deux chefs d'Etat ont décidé que le cadre de la représentation diplomatique sera relevé par la désignation d’ambassadeurs de haut niveau à Rabat comme à Pretoria. Côté marocain, ce sera donc Youssef El Amrani. Le Maroc disposera donc à Prétoria, d'une sorte "d'envoyé spécial permanent".
Au-delà de cette nomination qui a un caractère politique et stratégique, les 13 autres nominations confirment la professionnalisation de la diplomatie marocaine, le caractère central de la cause national et enfin, la réactivité face à des événements récents au Moyen-Orient.
- Mme Zouhour Alaoui quitte l'Unesco pour devenir ambassadeur en Allemagne, un pays qui entre au Conseil de sécurité.
- Hassan Abou Ayoub représentera le Maroc en Roumanie.
- Mme Rajaa Naji Mekkaoui, désignée ambassadeur auprès du Vatican, est membre du conseil des ouléma et la première femme à avoir animé une causerie religieuse devant le Roi. Elle est experte dans le dialogue des religions.
- Samir Dhar quitte Athènes où il était ambassadeur, pour devenir représentant permanent du Maroc auprès de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) où il prend la succession de Zouhour Alaoui.
- A Ankara et à Doha, le Maroc change d'ambassadeurs, semblant prendre la mesure de la nouvelle dynamique régionale: Mohamed Ali Lazrak (secrétaire général du ministère des AE) est nommé ambassadeur en Turquie et Mohamed Setri, ambassadeur au Qatar. Il faudra donc s'attendre à un renforcement des partenariats avec ces deux pays.
- Khalid Naciri (PPS), ex- ministre de la communication et porte-parole du gouvernement est désigné ambassadeur en Jordanie.
- Youssef Balla quitte le Pérou pour devenir ambassadeur en Italie. Dans ce pays comme au Vatican, la diplomatie marocaine doit faire face à une offensive du "polisario" portée par sa machine de propagande. De plus, l'Italie est un pays de forte immigration marocaine avec des enjeux consulaires d'envergure.
- Lotfi Bouchaara quitte Vienne pour devenir ambassadeur en Russie. Il sera appelé à développer les nouveaux partenariats avec ce pays.
- Azzedine Farhane le remplace comme ambassadeur en Autriche.
- La fonction de consul général est de nouveau valorisée: Yassir Fares qui était consul général à Barcelone devient ambassadeur en Argentine. Et Jamal Chouaibi qui était consul général à Francfort, devient ambassadeur au Vietnam.
- Enfin, Amin Chaoudri est désigné ambassadeur au Pérou.
à lire aussi
Article : L'UE renouvelle pour 10 ans le système de préférences commerciales en faveur des pays en développement
Le système de préférences généralisées (SPG) de l'Union eurpoéenne permet aux pays en développement vulnérables d'exporter vers ses États membres avec des droits de douane réduits ou nuls, pour une nouvelle période de dix ans.
Article : Séisme sur le marché pétrolier : les Émirats arabes unis annoncent leur retrait de l’OPEP
C’est une décision historique qui vient bousculer l’équilibre énergétique mondial. Les Émirats arabes unis ont officiellement annoncé ce mardi 28 avril leur retrait de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de l’alliance élargie OPEP+. Le départ sera effectif à compter du 1er mai 2026.
Article : Grâce à un partenariat stratégique avec Sinoma Tech, Marita Group renforce son pôle énergie
Conclu le 22 avril à titre privé, l’accord prévoit le développement de projets solaires selon des modèles EPC et EPCF au Maroc et dans plusieurs pays africains, avec une intégration du financement pour cibler des marchés à forte demande mais aux capacités publiques limitées.
Article : Samsung lance les Galaxy A57 5G et A37 5G avec de nouvelles fonctions IA
Avec les Galaxy A57 5G et Galaxy A37 5G, Samsung poursuit l’intégration de fonctionnalités d’intelligence artificielle et de capacités photo avancées sur sa gamme milieu de segment.
Article : Automobile : le chinois Haomei New Material investit 690 millions de DH au Maroc
Le spécialiste chinois de l'aluminium Haomei New Material s'apprête à investir 510 millions de yuans pour construire une nouvelle base de production à Tanger. Ce projet vise à soutenir l'industrie des véhicules électriques sur le marché européen.
Article : OPCVM : les encours atteignent 846,7 MMDH à fin avril 2026, en hausse de 14,7% depuis janvier
Portés par une nouvelle hausse hebdomadaire, les encours des OPCVM atteignent 846,7 milliards de dirhams au 24 avril 2026, poursuivant leur progression dans un contexte de flux toujours orienté vers les supports monétaires et obligataires court terme.