Campagne de takfir contre Abdelkrim Elquamch
Abdelkrim Elquamch, auteur d’articles et de livres comportant une vision qu’il appelle laïque de la religion musulmane, est l’objet depuis quelques jours d’une campagne de takfir (ce qui signifie littéralement apostasier, qualifier d’impie, d’infidèle, d’incrédule, soit l'équivalent d'excommunier) de la part de milieux salafistes, dans laquelle se sont enrôlées des figures connues comme Hassan Kettani et d’autres moins connues. La campagne utilise la vidéo, les réseaux sociaux et des médias proches de ces milieux.
La raison de ce takfir est un article publié dans le quotidien Akher Saâ, qui avait été lancé en 2015 par Ilyas El Omari avant que ce dernier ne prenne de la distance et se désengage de ce groupe médiatique.
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L’article fait partie d’une série intitulée “Tanouir“ [par allusion aux Lumières] et a été publié dans l’édition du mercredi 19 octobre. Il critique le recueil Sahih Al Boukhari, qui rassemble, 2,5 siècles et demi après la mort du Prophète, les propos, décisions et actes du Messager. L’auteur pointe les contradictions avec le Coran, avec la raison et note que si l’on croit tous ces hadiths, le portrait dressé du Prophète est dévoyé et trahit la réalité.
Ce n’est pas la première fois dans le monde musulman que des critiques plus ou moins rigoureuses sont formulées à l’encontre de ce recueil de hadiths ni à l’encontre d’une partie de la Tradition.
La plupart des milieux salafistes considèrent toute critique de la Tradition comme une attaque contre le Prophète lui-même.
La campagne de takfir contre Elquamch est diffamatoire, car son article ne comporte aucune attaque contre le Prophète de l’Islam, mais plutôt contre l’image selon lui fausse que des hadiths dont l’authenticité n’est pas prouvée, veulent dresser de lui.
Le tafkfir reste l’arme ultime des milieux salafistes. Toute critique de la Tradition est interdite par ces milieux. Toute vélléité d'esprit critique est combattue.
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