Le pétrole en petite hausse sur les marchés
Les prix du pétrole ont tenté un léger rebond, mercredi 3 août, en cours d'échanges européens, après avoir plongé, mardi soir, sous les 40 dollars.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 42,21 dollars sur l'Intercontinental exchange (ICE) de Londres, en hausse de 41 cents par rapport à la clôture du mardi 2 août.
Dans les échanges électroniques sur le New York mercantile exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en septembre, gagnait 41 cents également, à 39,92 dollars.
En dépit d'une première tentative de rebond mardi, encouragée par des achats à bon compte et un dollar affaibli, les cours du Brent et du WTI étaient rapidement repassés dans le rouge, atteignant même au cours des échanges américains de nouveaux plus bas en trois mois et demi.
La référence européenne du brut est ainsi tombée mardi jusqu'à 41,51 dollars, au plus bas depuis le 18 avril, tandis que son homologue américaine s'est enfoncée jusqu'à 39,26 dollars, un minimum depuis le 18 avril également.
L'aversion au risque a été élevée, alors que les prix du pétrole sont entrés en territoire baissier cette semaine, chutant de plus de 20% depuis leurs sommets de juin sur fond d'offre toujours excédentaire, commentait Hussein Sayed, analyste chez FXTM.
Mais les cours essayaient à nouveau de se reprendre ce mercredi, aidés par la publication la veille des estimations de l'American petroleum institute (API) concernant les réserves de pétrole aux États-Unis, qui ont redonné un peu d'espoir aux investisseurs.
Les stocks de pétrole américains ont baissé de 1,34 million de barils et ceux d'essence de 450.000 barils selon l'API. Cela a contribué à stabiliser les prix tant bien que mal, mais l'attention des investisseurs va se tourner vers le rapport de l'Energy information administration, une antenne du département américain de l'Énergie, estimait M. Sayed.
C'est clairement l'offre excédentaire d'essence qu'il faut blâmer, précisaient les analystes de Commerzbank, soulignant que les raffineries avaient produit bien plus d'essence que nécessaire en raison de marges de craquage (soit la différence entre le prix de l'essence et du gasoil d'une part et celui du pétrole brut d'autre part) qui étaient élevées en juin.
(Avec AFP)
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