Alliances. Les actions d’Alami Lazraq sous saisie conservatoire
Suite à la demande d’un créancier, le tribunal de commerce de Casablanca vient d’ordonner la saisie conservatoire des parts d’Alami Lazraq, plus gros actionnaire d’Alliances développement.
La décision est tombée le 28 janvier dernier. Un juge du tribunal de commerce de Casablanca vient d’ordonner la saisie conservatoire sur les actions d’Alami Nafakh Lazraq détenues dans le capital d’Alliances. Ce dernier détient plus de 58% du capital de la société immobilière cotée à la Bourse de Casablanca.
Cette décision intervient suite à une plainte déposée par un certain M. Bedhaj qui avait auparavant cédé, à M. Alami Lazraq, une société dénommée Rent Négoce, une SARL détenant des actifs fonciers dans la ville de Nouaceur.
Selon nos sources, les deux parties se sont mises d’accord pour effectuer la transaction pour un montant de 60,5 millions de DH. M.Bedhaj affirme avoir effectivement reçu 40 millions de DH qui lui ont été versés par 3 chèques au courant de l’année 2011. Mais depuis, il est resté sans nouvelles concernant les 20,5 millions de DH restants, selon sa version.
Contactée par Médias 24, la société Alliances a préféré ne pas commenter cette décision de justice et n’a pas souhaité dévoiler si un recours sera déposé devant la justice, ou si ce refus de finir le règlement de l’opération avait une raison particulière.
Alliances s’apprête à réunir son assemblée générale au courant de ce mois de février, dans laquelle une proposition d’émission obligataire de plus d’un milliard de DH sera étudiée.
Depuis début janvier, le titre Alliances a perdu 25% de sa valeur à la bourse de Casablanca, à l’instar des autres sociétés immobilières cotées, traduisant une crise qui traverse le secteur, liée à la baisse de la demande.
Par ailleurs, la filiale de construction d’Alliances, EMT, souffre de profonds déséquilibres financiers et a déteint sur la performance de l’action en Bourse.
à lire aussi
Article : Croissance à 5,3%, déficit à 3%, dette… les prévisions de clôture 2026 que Fettah a présentées au Parlement
La ministre de l’Économie et des finances a présenté aux parlementaires l’état d’exécution de la loi de finances 2026 et les grandes orientations budgétaires pour 2027-2029. Croissance revue à la hausse, déficit contenu, dette jugée soutenable et poursuite des grands chantiers sociaux : voici les principaux éléments de son exposé.
Article : Mort de Abderrahim Fakir : l'avocat redoute que la vérité soit étouffée
Le célèbre avocat italien Me Fabio Anselmo, désormais conseil de la famille de Abderrahim Fakir, mort lors d'une interpellation à Bologne, livre à Médias24 une analyse des premières orientations de l'enquête et des risques que la procédure choisie fait peser sur la manifestation de la vérité.
Article : Bourse : quels secteurs résistent à la baisse du marché ?
Alors que le MASI perd plus de 6% depuis le début de l’année, les mines et les assurances restent parmi les rares secteurs en hausse. La progression des minières est partagée par les trois valeurs cotées, mais son influence sur le marché repose surtout sur Managem. Dans les assurances, les évolutions sont plus contrastées, avec Sanlam et Wafa Assurance en hausse face au recul d’AtlantaSanad.
Article : Blé tendre : la collecte prolongée, la taxe de 170% maintenue
Le gouvernement prolonge jusqu'au 31 août le dispositif de protection de la récolte nationale de blé tendre, afin de laisser aux minotiers davantage de temps pour atteindre leurs objectifs d'achat. En toile de fond, une collecte qui accuse du retard et des importations toujours freinées par un droit de douane de 170%.
Article : Législatives : l'Istiqlal mise sur la tolérance zéro contre la corruption
À Salé, le Parti de l'Istiqlal a détaillé l'un des cinq engagements de son programme pour les législatives de 2026 : la lutte contre la corruption et les conflits d'intérêts. Le parti défend cinq axes de réforme pour restaurer la confiance des citoyens.
Article : Réseaux sociaux : la France interdit l'accès aux moins de 15 ans
Le Parlement français vient de valider une mesure inédite sur le continent européen visant à bannir les moins de 15 ans des réseaux sociaux pour préserver la santé des adolescents.