Quads, jets ski et hors-bords, un marché en mal de réglementation
L'absence de réglementation encadrant leur usage et le manque d'infrastructures n'encouragent pas les acheteurs potentiels. Pourtant, le marché des quads, jet-skis et bateaux de plaisance évolue progressivement. Prix de la vente et de la location, problèmes et lois réglementant leur usage.
Dominé par Yamaha, qui détient à elle seule 50% des parts de marché, le marché des jet-skis au Maroc comprend essentiellement trois marques: Seadoo, Kawasaki et Yamaha. En revanche, un marché parallèle conséquent s'est développé.
Les prix démarrent à 79.000 DH, et peuvent atteindre les 200.000 DH TTC. La vente des jet-skis a sa haute-saison: entre mars et mi-juin. Le prix de location, s'il varie de ville en ville, se situe dans une moyenne de 200 DH le quart-d'heure.
Conduire un jet-ski ne nécessite pas de permis. En revanche, il y a des précautions à prendre. "Quand il s'agit d'une plage encombrée, il faut installer des chenaux de sortie, et ne pas conduire à moins de 300 m du rivage", nous informe Hicham Messaoudi, directeur général de Mondial Motors.
Les loueurs, eux, doivent utiliser un "système radiocommandé pour arrêter un conducteur qui fait des manœuvres dangereuses pour les baigneurs. On en parle au Maroc, mais il n’y a encore rien de concret", poursuit-il. Ce sont des mesures qui "demandent juste un peu de discipline, mais qui sont très peu appliquées". L'absence de loi régissant l'usage des jet-skis se rajoute à l'anarchie. "Les autorités, n'ayant aucun texte de loi sur lequel s'appuyer, ne peuvent donc rien faire," se désole-t-il.
Il existe aussi un marché pour les moteurs des hors-bords. Il est, lui aussi, dominé par Yamaha. Les prix se situent entre 12.000 et 200.000 DH TTC, mais "le gros du marché n'est pas destiné aux bateaux de plaisance. Il est destiné aux bateaux de pêche", précise Mehdi Rouizem, directeur de Yacht Club du Maroc. Les prix des hors-bords sont extrêmement variables, il y en a pour toutes les bourses. Un simple zodiac, sans moteur, peut commencer à quelques milliers de DH.
Pour Hicham Messaoudi, cela s'explique par le faible développement de navigation de plaisance au Maroc. "La forte concentration des marinas dans des régions géographiques ne favorise pas son développement", estime-t-il. Mehdi Rouizem, lui, renvoie cela "à plusieurs raisons. La réglementation date de 1918, les marinas sont de taille modeste et peu de banques accordent des crédits aux personnes désirant acheter un bateau de plaisance d'occasion, car elles ne connaissent pas le marché. La navigation de plaisance ne s'est donc pas démocratisée".
49.000 à 109.000 DH pour un quad
"D'après nos estimations, Yamaha domine la vente des quads au Maroc", nous déclare-t-on du coté de Mifa Group (distributeur officiel de Yamaha). Les prix des quads se situent entre 49.000 et 109.000 DH TTC. Et les ventes connaissent leur pic vers mai. Bien que la loi interdise de conduire les quads sur les routes, cela reste très fréquent, et cause de multiples accidents qui ont créé une véritable phobie du quad.
L'homologation, attribuée, en France, aux quads d'une puissance de moins de 20 kw, se fait au cas par cas au Maroc, et sans texte de loi clair à ce sujet.
Pour en louer un, il faut compter dans les 400 DH la demi-journée. Un permis n'est nécessaire que si le quad dépasse les 50 cm3. Néanmoins, beaucoup de prestataires ne demandent pas de permis, se contentant de compter sur la vigilance de leurs encadrants, ou bloquent la vitesse à 45 km/h, limite de vitesse théorique des quads de 50 cm3.
En ce qui concerne les acheteurs, ils peuvent compter sur la trop grande "tolérance" des autorités: il n'est pas rare de croiser des adolescents de 16 ans conduisant des quads de plus de 450 cm3, non-homologués, sur une route.
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