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Selon un nouvel indicateur de la Banque mondiale, le Marocain plus riche que l’année précédente

La Banque mondiale publie un nouvel indicateur du changement de richesse par habitant pour 136 pays, qui inclut le capital naturel. Pour le Maroc, l’évolution de la richesse par habitant est estimée à +117 dollars sur une année.  

Selon un nouvel indicateur de la Banque mondiale, le Marocain plus riche que l’année précédente

Le 11 juin 2014 à 16h21

Modifié 11 avril 2021 à 2h35

La Banque mondiale publie un nouvel indicateur du changement de richesse par habitant pour 136 pays, qui inclut le capital naturel. Pour le Maroc, l’évolution de la richesse par habitant est estimée à +117 dollars sur une année.  

La Banque mondiale (BM) a publié le 5 juin son ouvrage intitulé Little Green Data Book (Petit livre vert des données), qui inclut pour la première fois un indicateur qui mesure les changements de richesse par habitant dans 136 pays. Seule la version anglaise est actuellement disponible. Le Maroc y apparait légèrement positif.

Selon la Banque mondiale, ce nouvel indicateur doit notamment mieux préciser le tableau de performance des entreprises suivies par l’institution dans les principaux pays et l’aider à fournir de meilleurs diagnostics-pays. Pour la BM, les changements négatifs dans la richesse par habitant, s’ils se poursuivent pendant plusieurs d’années d’affilée, indiquent qu’un pays est en train de s’appauvrir car laissant moins de ressources pour les générations futures.

Comment fonctionne ce nouvel indicateur de la « richesse par habitant » ? Le calcul est principalement réalisé par rapport aux ressources naturelles, que celles-ci soient de l’eau, des terres arables, du pétrole ou du gaz. L’indicateur mesure si les pays font les économies et les amortissements nécessaires pour compenser la dépréciation du capital manufacturier et la consommation des ressources naturelles tout en préservant toute future croissance économique pour leurs populations, le plus souvent en croissance. Non seulement la démographie affecte la richesse par habitant mais également les politiques visant à la préservation de l’environnement et des ressources.

L’idée est que si un pays voit son PIB augmenter de 7% en 2013, mais qu’entretemps son stock de ressources naturelles (eau, terres arables qui conditionnent le niveau de production agricole, pétrole ou gaz) a baissé de 9%, ce pays est moins riche.

Pour éviter tout catastrophisme tout en faisant un rappel à l’ordre, la BM insiste sur l’importance de la mesure dans le temps car les ressources perdues ou non stockées peuvent être récupérées, soit par une augmentation de la production agricole ou bien par la découverte de nouvelles réserves énergétiques par exemple.

La BM définit la richesse d’un pays comme l’ensemble du stock de capital fixe, ressources naturelles, capital humain et capital social qui déterminent le niveau de revenu national. Le focus du nouvel indicateur principal objet de l’étude du Little Green Data Book est le capital naturel qui inclut les mines et l’énergie, les terres agricoles, les forêts et les zones protégées.

Depuis ce mois de juin, la richesse par habitant est officiellement devenue un indicateur pour son système de mesure des résultats. Le fonds de la BM pour les pays pauvres, l’Association international pour le développement (IDA) l’a officiellement intégré dans son système de mesure parmi 20 autres incluant des mesures de la croissance économique et du développement humain.

Selon Jurgen Voegele, directeur à la BM en charge de l’agriculture et de l’environnement, « cet indicateur permettra à la BM et aux politiques des pays clients de la BM d’identifier quelques-unes des menaces à la durabilité de leur croissance économique avant qu’il ne soit trop tard pour renverser la tendance ». Selon la BM, « lutter contre la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée sont deux objectifs qui peuvent être atteints dans le long terme et peuvent être atteints sans dommage au capital naturel ».

Le nouveau Little Green Book contient des chiffres sur 136 pays dont 45% sont considérés comme perdant de la richesse par habitant. Cependant souligne la BM, « de plus en plus de pays veulent une croissance plus verte et plus inclusive, ainsi que de meilleurs moyens pour la mesurer ». La BM indique avoir mis au point un nouvel instrument de comptabilité nationale, le Waves, Wealth Accounting and Valuation of Ecosystem Services, ou Services d’évaluation de la comptabilité des richesses et des écosystèmes. Le Waves permet d’inclure le capital naturel dans les comptes nationaux et dans le processus de prise de décision économique.

Par zones géographiques, la BM a calculé qu’au niveau mondial (base chiffres 2010), le changement de richesse par habitant est de +662 dollars en moyenne, avec :

- +1.172 dollars pour l’Asie de l’est et le Pacifique,

- +263 dollars pour l’Europe et l’Asie centrale,

- +180 dollars pour l’Amérique latine,

- +101 dollars pour l’Afrique du nord et le Moyen-Orient (Région MENA) et

- -273 dollars pour l’Afrique subsaharienne.

Pour le Maroc, le changement de richesse par habitant en tenant compte des évolutions du capital naturel est de +117 dollars.


 

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