Industries, exportations : tout le monde se mobilise
Le président de l’Asmex veut mobiliser les opérateurs et les pouvoirs publics pour trouver des solutions, en refusant tout protectionnisme. Plusieurs ministres et le patronat vont s’exprimer sur ce sujet vendredi 5 juillet lors d’un séminaire sur la défense commerciale.
Vendredi 5 juillet, l’Association marocaine des exportateurs (Asmex) lance le débat sur la défense commerciale et la compétitivité des entreprises exportatrices. «Il est d’autant plus d’actualité aujourd’hui. Preuve en est le soutien notamment du ministère du commerce et de l’industrie et de la CGEM. Il s’agit de prendre en main ce dossier et d’engager un débat national constructif avec les opérateurs économiques», souligne Hassan Sentissi, président de l’Asmex.
Les entreprises exportatrices réunies au sein de l’association vont profiter de la présence des représentants des pouvoirs publics afin d’en discuter. «Nous aurons un échanges autour des enjeux du développement de l’offre exportable et des mesures mises à disposition des entreprises par l’administration pour soutenir les activités exportatrices et améliorer les conditions à l’international», précise à cet effet Hassan Sentissi.
Cette initiative s’explique également par «la crise économique persistante chez nos partenaires directs, la contraction des exportations marocaines et l'envolée des importations, lesquelles ont des effets néfastes sur les équilibres fondamentaux. Le poids du déficit commercial se fait sentir aussi bien sur les finances publiques que sur la croissance des entreprises industrielles», ajoute la même source. D’où la nécessité de mobiliser tous les moyens légaux afin de soutenir l’offre commerciale nationale et de sauvegarder la compétitivité des entreprises.
Une des ambitions de l’Asmex consiste par ailleurs au maintien du soutien du système bancaire et des assurances aux PME exportatrices. «Et ce, tant à travers une veille continue et proactive sur la concurrence déloyale sur notre marché local que par une action systémique de défense commerciale», indique le patron des exportateurs.
Autre mesure préconisée. Elle relève du cadre législatif et institutionnel. «Il faudrait sur la base de la loi 15-09 relative aux mesures de défense commerciale et en s’appuyant sur le service administratif dédié au sein du département du Commerce extérieur instaurer un système de veille et d’intelligence économique opérationnel », estime Hassan Sentissi.
En ce qui concerne les accords de libre-échange, les opérateurs revendiquent «une meilleure concordance entre les intérêts de notre offre nationale solide et la prise légitime de part de marché sur les marchés mondiaux».
Sauf que la concurrence s’exacerbe ces dernières années : «des pays comme, l’Inde, l’Argentine, la Turquie, l’Afrique du Sud, l’Égypte, les USA, l’UE, ou encore le Brésil affichent une tradition de déclenchement des mesures de défense commerciale», explique notre intervenant.
Et d’ajouter : «rien ne nous interdit d’en faire autant. Il faut être outillé pour celà. Sans complexe et sans bloquer les ressorts de la compétitivité nécessaires à nos entreprises pour exporter. Nous ne défendrons jamais le protectionnisme». La journée de demain, vendredi, posera certainement les jalons d’une nouvelle approche.
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