Maroc Telecom : Vivendi ne se décidera pas avant l’automne
Au cours de l’assemblée générale du groupe français, les dirigeants ont indiqué qu’ils vont prendre encore du temps avant de se décider sur le nom du futur acquéreur.
Les dirigeants de Vivendi n’ont laissé filtrer aucune information quant à l’acquéreur potentiel des 53% de Maroc Telecom. Cette absence de révélation correspond à la communication de Vivendi qui avait annoncé vouloir prendre du temps pour étudier les deux offres engageantes qui lui ont été remises par Ooredoo (Qatar) et Etisalat (Emirats) la semaine dernière.
La seule précision concerne le calendrier de la vente. Jean-René Fourtou, président du conseil de surveillance de Vivendi, a souligné que la cession n’aura pas lieu avant l’automne car le dossier est « extrêmement compliqué ». Il a par ailleurs ajouté que la cession se fait en « étroite collaboration avec le royaume du Maroc ».
L’Etat marocain détient 30% de l’opérateur et un droit de véto en cas de vente de la participation dans Maroc Telecom.
Jean-René Fourtou a justifié sa décision en expliquant que « nous ne sommes pas dans l’urgence car toutes les activités du groupe sont profitables et que la trésorerie est largement suffisante. » Selon Jean-François Dubos, président du directoire, « la cession prendra encore plusieurs mois car il ne faut brader aucun actif » de la société. « Nous allons prendre le temps d’examiner traquillement les deux offres ».
En termes de résultats, Maroc Telecom a généré en 2012 1505 millions d’euros de résultats (normes IFRS) contre 1500 l’année précédente. Vivendi s’attend à un résultat 2013 dans la même ligné que le résultat 2012.
À découvrir
à lire aussi
Article : Prévisions météo pour le dimanche 19 juillet 2026
Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie pour le dimanche 19 juillet 2026.
Article : Croisières : le terminal de Casablanca s’attend à un été calme
Avec seulement quelques rares escales prévues en juillet et en août, le port de Casablanca connaîtra une saison estivale particulièrement calme malgré la mise en service de sa nouvelle infrastructure. Une situation jugée prévisible, les compagnies repositionnant leurs navires vers la Méditerranée orientale en été et planifiant leurs itinéraires jusqu’à deux ans à l’avance. Un opérateur et une source de l'ONMT nous expliquent qu'il faudra deux à trois ans pour bâtir un véritable écosystème, encore freiné par le manque de guides, d’autocars et de services adaptés.
Article : Escroqueries financières et phishing : vers un renforcement de la coordination nationale
Les escroqueries financières gagnent du terrain au Maroc comme ailleurs. Réunis à Rabat à l’initiative de Bank Al-Maghrib et de l’ANRF, régulateurs, banques et institutions concernées ont alerté sur l’ampleur du phénomène et appelé à renforcer la vigilance, la coordination et les outils de prévention pour protéger les usagers.
Article : Vague de chaleur : 12 villes ont dépassé les 40°C vendredi 17 juillet
Plusieurs villes marocaines ont enregistré, vendredi 17 juillet, des températures élevées. Elles étaient 34 à dépasser les 30°C. Et 12 villes ont vu le thermomètre grimper au-delà de 40°C.
Article : Mohammed Réda Lahmini élu président de la Commission des affaires économiques, sociales et environnementales de l'APF
Mohammed Réda Lahmini, membre du bureau de la Chambre des conseillers et du groupe de la Confédération générale des entreprises du Maroc, a été élu président de la commission des affaires économiques, sociales et environnementales relevant de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).
Article : Territoires : pourquoi la richesse reste concentrée dans quelques pôles
ENTRETIEN. Entre 2014 et 2024, les disparités entre les régions se sont accentuées : Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma concentrent désormais 58,4% du PIB national. Dans cette interview, le géographe David Goeury explique pourquoi les investissements publics ne suffisent pas à combler ces écarts, et ce qui manque aux territoires en retard pour créer durablement des emplois et de la valeur.