Sahara : Mustapha Sehimi accuse le quotidien Le Monde de censure et de partialité

L'universitaire et politologue marocain, Mustapha Sehimi, s'est indigné vendredi 8 janvier, du refus de la rédaction du média français "Le Monde" de publier une tribune qu'il a rédigée en réponse à deux articles à charge publiés fin décembre et début janvier au sujet du Sahara marocain.

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Sahara : Mustapha Sehimi accuse le quotidien Le Monde de censure et de partialité

Le 09 janvier 2021 à 10:16

Modifié le 09 janvier 2021 à 11:25

Rappelant les faits, M. Sehimi indique que, le 28 décembre 2020, le media français a publié une tribune signée par François Dubousson, professeur à l’Université libre de Bruxelles et Ghislain Poissonnier "contenant, pour l'essentiel, la vulgate habituelle sur les provinces méridionales du Royaume, et faisant part d'un regain de tension dans cette région, sans oublier les droits humains au second plan".

Le 30 décembre, le politologue marocain envoie, à la correspondante Maroc de lemonde.fr et à sa rédaction en chef à Paris, une réplique qui offre une "mise en perspective historique et politique d’un processus de décolonisation enclenché par le Maroc depuis 1963 jusqu'en 1975", indique-t-il dans une tribune intitulée "Lemonde.fr et le Maroc: le parti pris comme… censure".

"Aucun accusé de réception", s’indigne ce professeur de droit à l’Université Mohammed V à Rabat.

Ce n’est que le 6 janvier que la journaliste lui fait savoir qu’elle a été informée que la tribune ne pourra pas être publiée, "compte tenu du nombre important de textes qu’ils reçoivent pour un espace limité", indique Mustapha Sehimi.

Le 4 janvier, poursuit le politologue, un chercheur de l’IESA-CSIC, Thierry Desrues, a droit, lui, à une tribune sur cette même thématique avec ce titre : "Au Maroc, une victoire diplomatique sur le Sahara au risque d’une défaite morale sur la question palestinienne".

Il s’agit là d'une "resucée mettant en relief l'état d’esprit des Marocains réduit à une plateforme de certaines associations campant depuis toujours dans une sorte de front du refus dans le registre plus palestinien que les palestiniens, comme l’avait déclaré Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, voici plus de trois mois" s'insurge l'universitaire.

Il fait savoir que le 7 janvier, après une relance demandant un accusé de réception de la tribune, "voilà la rédactrice en chef adjointe, Marie de Vergès, qui se résout enfin à me saisir pour s'excuser du retard de sa réponse et m’informer qu'ils ne vont pas pouvoir publier car ils ont déjà abondamment traité le sujet ces dernières semaines".

"Traité comment ? Et par qui ? Avec quel éclairage ? Où est le pluralisme ?", s'interroge Mustapha Sehimi, qui voit en ces réactions "un paravent d'un parti pris, une forme de censure qui ne s’assume pas."

Le politologue a souligné que Le Monde a réagi d’une manière "contraire à ses propres principes affichés d'ouverture et de pluralisme", faisant observer que "cet organe de presse a publié deux articles de mauvaise foi qui procèdent d’un parti pris et d’une hostilité récurrente à l’endroit du Maroc".

(Avec MAP)

Sahara : Mustapha Sehimi accuse le quotidien Le Monde de censure et de partialité

Le 09 janvier 2021 à11:25

Modifié le 09 janvier 2021 à 11:25

L'universitaire et politologue marocain, Mustapha Sehimi, s'est indigné vendredi 8 janvier, du refus de la rédaction du média français "Le Monde" de publier une tribune qu'il a rédigée en réponse à deux articles à charge publiés fin décembre et début janvier au sujet du Sahara marocain.

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Rappelant les faits, M. Sehimi indique que, le 28 décembre 2020, le media français a publié une tribune signée par François Dubousson, professeur à l’Université libre de Bruxelles et Ghislain Poissonnier "contenant, pour l'essentiel, la vulgate habituelle sur les provinces méridionales du Royaume, et faisant part d'un regain de tension dans cette région, sans oublier les droits humains au second plan".

Le 30 décembre, le politologue marocain envoie, à la correspondante Maroc de lemonde.fr et à sa rédaction en chef à Paris, une réplique qui offre une "mise en perspective historique et politique d’un processus de décolonisation enclenché par le Maroc depuis 1963 jusqu'en 1975", indique-t-il dans une tribune intitulée "Lemonde.fr et le Maroc: le parti pris comme… censure".

"Aucun accusé de réception", s’indigne ce professeur de droit à l’Université Mohammed V à Rabat.

Ce n’est que le 6 janvier que la journaliste lui fait savoir qu’elle a été informée que la tribune ne pourra pas être publiée, "compte tenu du nombre important de textes qu’ils reçoivent pour un espace limité", indique Mustapha Sehimi.

Le 4 janvier, poursuit le politologue, un chercheur de l’IESA-CSIC, Thierry Desrues, a droit, lui, à une tribune sur cette même thématique avec ce titre : "Au Maroc, une victoire diplomatique sur le Sahara au risque d’une défaite morale sur la question palestinienne".

Il s’agit là d'une "resucée mettant en relief l'état d’esprit des Marocains réduit à une plateforme de certaines associations campant depuis toujours dans une sorte de front du refus dans le registre plus palestinien que les palestiniens, comme l’avait déclaré Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, voici plus de trois mois" s'insurge l'universitaire.

Il fait savoir que le 7 janvier, après une relance demandant un accusé de réception de la tribune, "voilà la rédactrice en chef adjointe, Marie de Vergès, qui se résout enfin à me saisir pour s'excuser du retard de sa réponse et m’informer qu'ils ne vont pas pouvoir publier car ils ont déjà abondamment traité le sujet ces dernières semaines".

"Traité comment ? Et par qui ? Avec quel éclairage ? Où est le pluralisme ?", s'interroge Mustapha Sehimi, qui voit en ces réactions "un paravent d'un parti pris, une forme de censure qui ne s’assume pas."

Le politologue a souligné que Le Monde a réagi d’une manière "contraire à ses propres principes affichés d'ouverture et de pluralisme", faisant observer que "cet organe de presse a publié deux articles de mauvaise foi qui procèdent d’un parti pris et d’une hostilité récurrente à l’endroit du Maroc".

(Avec MAP)

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