Sahara, Guergarate: pas de processus politique avec les coupeurs de routes (Bourita)

Les provocations actuelles dans la zone située entre Guergarate et la Mauritanie disqualifient le polisario. Il ne peut pas y avoir de processus politique avec les gangs, les bandits, les coupeurs de routes. Telle est en substance la réponse de Nasser Bourita aux derniers événements.

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Sahara, Guergarate: pas de processus politique avec les coupeurs de routes (Bourita)

Le 24 octobre 2020 à 09:56

Modifié le 24 octobre 2020 à 10:49

Comme chaque année à l'approche de la résolution onusienne sur le Sahara, le polisario et l'Algérie s'agitent. Ils s'agitent avec les moyens du bord. Au cours des dernières années, et devant la succession de succès marocains, ils ont eu recours à des tentatives de perturbation du trafic routier à Guergarate ainsi qu'à des déclarations supposées belliqueuses de reprendre les armes.
Cette dernière menace est tout sauf sérieuse. Une reprise des armes signifierait une rupture unilatérale du cessez-le-feu, une violation du droit international, un défi aux Nations Unies, et surtout une opportunité donnée au Maroc pour étendre le mur de défense plus à l'est.

L'élément nouveau au cours de ce mois d'octobre, c'est la présence d'une trentaine de civils du polisario, supposés venir de Tindouf et être originaires du Sahara marocain. Ce dont personne ne pourrait jurer.
Quoi qu'il en soit, ces civils se sont présentés devant le mur de défense puis ont coupé la route de Guergarate, située dans le no man's land de 2,5 km entre Guergarate et la frontière mauritanienne.

Couper la route de Guergarate, c'est couper le Maroc de l'Afrique subsaharienne. Encercler le Maroc est un vieux rêve algérien, comme l'ont confirmé plusieurs fois des officiels du pays voisin.

Mais c'est également une tentative d'avoir un écho international, le polisario et sa maison-mère étant devenus inaudibles sur ce dossier. Le Maroc n'a pas répondu publiquement, et il a bien fait.

Ce vendredi 23 octobre, il y a eu une petite réponse indirecte; l'inauguration de 3 consulats de pays africains à Dakhla: Burkina Faso, Guinée Equatoriale et Guinée Bissau.

L'occasion pour Nasser Bourita de rappeler en peu de mots qu'avec cette stratégie, le polisario se tire une balle dans le pied puisqu'il se disqualifie du processus politique.

"Quiconque se livre aux provocations viole la légalité internationale et s'oppose aux Nations Unies et au droit international", a affirmé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, soulignant que cette attitude n'est pas étrangère aux groupes qui opèrent selon la logique des gangs.

"Le Maroc a toujours considéré qu'il n'y a pas de processus politique avec les gangs, ni avec les bandits et tous ceux qui ont perdu leur crédibilité et qui opèrent en tant que groupes armés et bandes", a souligné M. Bourita lors d’un point de presse conjoint avec ses homologues de Guinée-Bissau, Mme Suzi Carla Barbosa, et de Guinée Équatoriale, M. Simeón Oyono Esono Angue, tenu à l’issue de la cérémonie d’inauguration des consulats de ces deux pays à Dakhla.

"Aujourd'hui, nous sommes devant des bandits au vrai sens du terme", qui ne peuvent pas être les interlocuteurs du Maroc, a insisté le ministre, notant que cette situation "ne peut constituer le socle d'aucun processus politique".

M. Bourita a relevé que "les actes de ces bandits" n'affecteront pas la voie sur laquelle le Maroc s'est engagé avec conviction et en conformité avec la légalité internationale, rappelant les positions claires des Nations Unies au sujet de ces provocations et leur illégitimité, tant au niveau du Conseil de sécurité à travers ses résolutions en 2017, que par la voix du Secrétaire général de l'organisation onusienne.

Par ailleurs, M. Bourita a relevé que l'ouverture de trois nouveaux consulats à Dakhla, qui coïncide avec le 45è anniversaire de la glorieuse Marche Verte, revêt une importance particulière pour le Maroc en tant que signal à caractère juridique s'inscrivant dans le cadre de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963, tout en mettant en avant le rôle de ces représentations diplomatiques dans le développement des relations économiques et humaines avec le Royaume.

L’ouverture de sept consulats à ce jour dans la ville de Dakhla est une évolution positive, notamment en matière de soutien apporté par des pays frères et amis à la marocanité du Sahara, a-t-il noté. Les 7 consulats ouverts à Dakhla sont ceux de Gambie, Guinée, Djibouti, Libéria, Burkina Faso, Guinée Bissau et Guinée Equatoriale. A Laâyoune, 5 consulats ont ouverts: Centrafrique, Sao Tome et Principe, Côte d'Ivoire (honoraire), Comores et Gabon. 12 consulats au total, depuis le 7 janvier 2020.

Il a également expliqué que l'ouverture de consulats représentant des pays de différentes régions du continent africain confirme que cette dynamique ne se limite pas à une seule région, mais concerne tous les pays africains.

Fut-elle parfois symbolique, l'ouverture des consulats de pays de l'UA dans le Sahara marocain a une portée diplomatique et juridique incontestable.

Sahara, Guergarate: pas de processus politique avec les coupeurs de routes (Bourita)

Le 24 octobre 2020 à10:39

Modifié le 24 octobre 2020 à 10:49

Les provocations actuelles dans la zone située entre Guergarate et la Mauritanie disqualifient le polisario. Il ne peut pas y avoir de processus politique avec les gangs, les bandits, les coupeurs de routes. Telle est en substance la réponse de Nasser Bourita aux derniers événements.

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Comme chaque année à l'approche de la résolution onusienne sur le Sahara, le polisario et l'Algérie s'agitent. Ils s'agitent avec les moyens du bord. Au cours des dernières années, et devant la succession de succès marocains, ils ont eu recours à des tentatives de perturbation du trafic routier à Guergarate ainsi qu'à des déclarations supposées belliqueuses de reprendre les armes.
Cette dernière menace est tout sauf sérieuse. Une reprise des armes signifierait une rupture unilatérale du cessez-le-feu, une violation du droit international, un défi aux Nations Unies, et surtout une opportunité donnée au Maroc pour étendre le mur de défense plus à l'est.

L'élément nouveau au cours de ce mois d'octobre, c'est la présence d'une trentaine de civils du polisario, supposés venir de Tindouf et être originaires du Sahara marocain. Ce dont personne ne pourrait jurer.
Quoi qu'il en soit, ces civils se sont présentés devant le mur de défense puis ont coupé la route de Guergarate, située dans le no man's land de 2,5 km entre Guergarate et la frontière mauritanienne.

Couper la route de Guergarate, c'est couper le Maroc de l'Afrique subsaharienne. Encercler le Maroc est un vieux rêve algérien, comme l'ont confirmé plusieurs fois des officiels du pays voisin.

Mais c'est également une tentative d'avoir un écho international, le polisario et sa maison-mère étant devenus inaudibles sur ce dossier. Le Maroc n'a pas répondu publiquement, et il a bien fait.

Ce vendredi 23 octobre, il y a eu une petite réponse indirecte; l'inauguration de 3 consulats de pays africains à Dakhla: Burkina Faso, Guinée Equatoriale et Guinée Bissau.

L'occasion pour Nasser Bourita de rappeler en peu de mots qu'avec cette stratégie, le polisario se tire une balle dans le pied puisqu'il se disqualifie du processus politique.

"Quiconque se livre aux provocations viole la légalité internationale et s'oppose aux Nations Unies et au droit international", a affirmé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, soulignant que cette attitude n'est pas étrangère aux groupes qui opèrent selon la logique des gangs.

"Le Maroc a toujours considéré qu'il n'y a pas de processus politique avec les gangs, ni avec les bandits et tous ceux qui ont perdu leur crédibilité et qui opèrent en tant que groupes armés et bandes", a souligné M. Bourita lors d’un point de presse conjoint avec ses homologues de Guinée-Bissau, Mme Suzi Carla Barbosa, et de Guinée Équatoriale, M. Simeón Oyono Esono Angue, tenu à l’issue de la cérémonie d’inauguration des consulats de ces deux pays à Dakhla.

"Aujourd'hui, nous sommes devant des bandits au vrai sens du terme", qui ne peuvent pas être les interlocuteurs du Maroc, a insisté le ministre, notant que cette situation "ne peut constituer le socle d'aucun processus politique".

M. Bourita a relevé que "les actes de ces bandits" n'affecteront pas la voie sur laquelle le Maroc s'est engagé avec conviction et en conformité avec la légalité internationale, rappelant les positions claires des Nations Unies au sujet de ces provocations et leur illégitimité, tant au niveau du Conseil de sécurité à travers ses résolutions en 2017, que par la voix du Secrétaire général de l'organisation onusienne.

Par ailleurs, M. Bourita a relevé que l'ouverture de trois nouveaux consulats à Dakhla, qui coïncide avec le 45è anniversaire de la glorieuse Marche Verte, revêt une importance particulière pour le Maroc en tant que signal à caractère juridique s'inscrivant dans le cadre de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963, tout en mettant en avant le rôle de ces représentations diplomatiques dans le développement des relations économiques et humaines avec le Royaume.

L’ouverture de sept consulats à ce jour dans la ville de Dakhla est une évolution positive, notamment en matière de soutien apporté par des pays frères et amis à la marocanité du Sahara, a-t-il noté. Les 7 consulats ouverts à Dakhla sont ceux de Gambie, Guinée, Djibouti, Libéria, Burkina Faso, Guinée Bissau et Guinée Equatoriale. A Laâyoune, 5 consulats ont ouverts: Centrafrique, Sao Tome et Principe, Côte d'Ivoire (honoraire), Comores et Gabon. 12 consulats au total, depuis le 7 janvier 2020.

Il a également expliqué que l'ouverture de consulats représentant des pays de différentes régions du continent africain confirme que cette dynamique ne se limite pas à une seule région, mais concerne tous les pays africains.

Fut-elle parfois symbolique, l'ouverture des consulats de pays de l'UA dans le Sahara marocain a une portée diplomatique et juridique incontestable.

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