Roberto Cardarelli (FMI) : "Rembourser une part de la LPL est une décision judicieuse"

Le Fonds Monétaire international (FMI) estime que la décision marocaine de rembourser une partie des 3 milliards de dollars de la LPL tirée en avril dernier est judicieuse. Il n'y a pas de nouvel engagement en perspective pour l'instant. 

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Roberto Cardarelli (FMI) :

Le 09 janvier 2021 à 10:13

Modifié le 11 janvier 2021 à 09:27

Intervenant lors d'un point de presse tenue mardi 5 janvier en marge de la publication du rapport du FMI sur le Maroc, Roberto Cardarelli, le chef de la mission du FMI s'est exprimé sur la Ligne de précaution et de liquidité et la récente décision marocaine de procéder à un remboursement anticipé partiel. 

Le Maroc a procédé le 07 avril 2020 à un tirage sur la LPL pour un montant équivalent à près de 3 milliards de dollars. Il a tiré la totalité des fonds prévus par cette ligne renouvelée fin 2018 et qui devait expirer fin 2020. 

Ces fonds, utilisés comme assurance contre les chocs extrêmes, comme celui engendré par la pandémie, devaient être remboursés sur une période de 5 ans, avec une période de grâce de 3 ans.

Or, ayant vu ses réserves de changes préservées malgré la crise grâce aux multiples sorties sur le marché international et à un impact moins important que prévu sur sa balance des paiements, le Maroc a décidé d'anticiper le remboursement.

Le 21 décembre 2020, le royaume a procédé au remboursement par anticipation au FMI d’un montant de 651 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux), soit l’équivalent de près de 936 millions de dollars américains ou 8,4 MMDH. Cette opération est effective ce 8 janvier 2021.

"C'est une décision qui s'inscrit parfaitement dans la philosophie de la ligne de précaution et de liquidité. L'objectif de la ligne et d'aider le pays à faire face à une situation de tension temporaire de financement extérieur", commente Roberto Cardarelli.

"Le tirage de la ligne a rempli son rôle notamment en avril dernier. Aujourd'hui les réserves internationales sont très solides et confortables, équivalent à 7 mois d'importation, un niveau que nous jugeons confortable", poursuit le chef de la mission du FMI pour le Maroc. 

"Il y a aussi un autre volet relatif au coût de financement à prendre en considération. Le coût de financement d'un dollar sur le marché international pour le Maroc est tombé à un niveau bas comme l'a démontré la dernière émission qui a été effectuée à un spread très bas, un coût inférieur au financement du FMI. Donc si on considère tous ces facteurs, les raisons pour lesquelles le Maroc a décidé de rembourser les fonds sont claires", explique-t-il. 

"Je dirais donc que cette décision est complètement normale et conforme à la philosophie de la LPL. En ce moment nous prévoyons que les niveaux des réserves restera solide dans l'avenir. Dans ce contexte, il s'agit d'une décision judicieuse",ajoute-t-il.

Qu'en est-il du renouvellement de cette ligne ? "La décision du Maroc de rembourser la LPL ne change pas la situation relative à la possibilité d'avoir un nouvel engagement avec le FMI", répond-il.

Rappelons qu'en novembre dernier, le chef de la mission du FMI pour le Maroc avait expliqué qu'il n'y avait pas de discussion au sujet d'une nouvelle LPL. "Comme vous le savez, le programme a été clôturé par l'achat de tous les fonds disponibles sur la ligne en avril dernier. Et nous n'avons pas parlé de programmes futurs", assure-t-il en ajoutant : "nous sommes prêts à écouter les requêtes et les besoins des autorités marocaines et nous sommes prêts à intervenir de nouveau si nécessaire". 

Roberto Cardarelli (FMI) : "Rembourser une part de la LPL est une décision judicieuse"

Le 09 janvier 2021 à10:17

Modifié le 11 janvier 2021 à 09:27

Le Fonds Monétaire international (FMI) estime que la décision marocaine de rembourser une partie des 3 milliards de dollars de la LPL tirée en avril dernier est judicieuse. Il n'y a pas de nouvel engagement en perspective pour l'instant. 

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Intervenant lors d'un point de presse tenue mardi 5 janvier en marge de la publication du rapport du FMI sur le Maroc, Roberto Cardarelli, le chef de la mission du FMI s'est exprimé sur la Ligne de précaution et de liquidité et la récente décision marocaine de procéder à un remboursement anticipé partiel. 

Le Maroc a procédé le 07 avril 2020 à un tirage sur la LPL pour un montant équivalent à près de 3 milliards de dollars. Il a tiré la totalité des fonds prévus par cette ligne renouvelée fin 2018 et qui devait expirer fin 2020. 

Ces fonds, utilisés comme assurance contre les chocs extrêmes, comme celui engendré par la pandémie, devaient être remboursés sur une période de 5 ans, avec une période de grâce de 3 ans.

Or, ayant vu ses réserves de changes préservées malgré la crise grâce aux multiples sorties sur le marché international et à un impact moins important que prévu sur sa balance des paiements, le Maroc a décidé d'anticiper le remboursement.

Le 21 décembre 2020, le royaume a procédé au remboursement par anticipation au FMI d’un montant de 651 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux), soit l’équivalent de près de 936 millions de dollars américains ou 8,4 MMDH. Cette opération est effective ce 8 janvier 2021.

"C'est une décision qui s'inscrit parfaitement dans la philosophie de la ligne de précaution et de liquidité. L'objectif de la ligne et d'aider le pays à faire face à une situation de tension temporaire de financement extérieur", commente Roberto Cardarelli.

"Le tirage de la ligne a rempli son rôle notamment en avril dernier. Aujourd'hui les réserves internationales sont très solides et confortables, équivalent à 7 mois d'importation, un niveau que nous jugeons confortable", poursuit le chef de la mission du FMI pour le Maroc. 

"Il y a aussi un autre volet relatif au coût de financement à prendre en considération. Le coût de financement d'un dollar sur le marché international pour le Maroc est tombé à un niveau bas comme l'a démontré la dernière émission qui a été effectuée à un spread très bas, un coût inférieur au financement du FMI. Donc si on considère tous ces facteurs, les raisons pour lesquelles le Maroc a décidé de rembourser les fonds sont claires", explique-t-il. 

"Je dirais donc que cette décision est complètement normale et conforme à la philosophie de la LPL. En ce moment nous prévoyons que les niveaux des réserves restera solide dans l'avenir. Dans ce contexte, il s'agit d'une décision judicieuse",ajoute-t-il.

Qu'en est-il du renouvellement de cette ligne ? "La décision du Maroc de rembourser la LPL ne change pas la situation relative à la possibilité d'avoir un nouvel engagement avec le FMI", répond-il.

Rappelons qu'en novembre dernier, le chef de la mission du FMI pour le Maroc avait expliqué qu'il n'y avait pas de discussion au sujet d'une nouvelle LPL. "Comme vous le savez, le programme a été clôturé par l'achat de tous les fonds disponibles sur la ligne en avril dernier. Et nous n'avons pas parlé de programmes futurs", assure-t-il en ajoutant : "nous sommes prêts à écouter les requêtes et les besoins des autorités marocaines et nous sommes prêts à intervenir de nouveau si nécessaire". 

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