RNI : Bilan d’étape de la campagne de séduction "100 jours pour 100 villes"

Lancée en novembre dernier, la campagne de séduction pré-électorale "100 jours pour 100 villes" a fait escale ce mercredi 4 mars à Casablanca pour présenter à la presse son bilan d’étape. Selon Mustapha Baitas, membre du bureau politique, le grand impact de cette caravane permettra d’augmenter l'audience et le nombre d’encartés au RNI.

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Le 04 mars 2020 à 19:15

Modifié le 04 mars 2020 à 23:23

De novembre 2019 à juin 2020, le RNI organise une caravane qui fait escale dans une centaine de villes pour écouter les doléances et les propositions de solutions de leurs habitants.

Une campagne de proximité censée cartographier les attentes de chaque région et constituer la trame du programme électoral de ce parti qui compte bien jouer les premiers rôles en 2021.

29.000 participants en 4 mois sur 50.000 espérés mi-juin prochain

Un objectif réitéré lors de la conférence de presse qui a fait le bilan de la fréquentation des 58 villes déjà traversées et qui aurait déjà rassemblé 29.240 participants sur un objectif final de 50.000.

Selon le leader national de ce programme, Mohammed Boussaid, 100J pour 100V, qui a démarré le 2 novembre dernier à Demnate, se déroule dans 3 à 5 villes chaque fin de semaine jusqu’au 15 juin.

Sur le terrain, le débat se passe autour de plusieurs tables rondes de 10 à 20 personnes avec un animateur qui interagit avec une assistance se voulant représentative de la ville et du pays en n’omettant aucune strate sociale en termes de genre, d’âge ou de catégorie socio-professionnelle.

Chaque réunion a permis de drainer entre 400 et 600 personnes résidentes de la ville visitée dont un tiers sont des militants du parti contre deux tiers non encartés au RNI.

A ce propos, Médias24 a interrogé Mustapha Baitass présent avec Rachid Talbi Alami, sur les éventuelles retombées électorales de cette campagne de séduction

120.000 encartés pour un potentiel de 500.000

Mettant en avant l’engouement des habitants pour son parti à la suite des visites de villes, le député nous a affirmé que le RNI comptait 120.000 militants encartés et à jour de leurs cotisations partisanes mais qu’en fait, "le réservoir de sympathisants prêts à prendre leur carte était de 500.000 personnes".

« Avec le succès de ce programme, je pense que si nous ne filtrions pas le profil des demandeurs, nous arriverions sans peine à un demi-million d’encartés », avance Mustapha Baitas.

Une estimation extrêmement optimiste quand on sait qu’avec beaucoup moins de militants dûment inscrits au RNI, le parti d'Akhannouch avait obtenu aux scrutins de 2016, 558.875 voix aux circonscriptions locales (28 sièges) et 544.118 aux circonscriptions nationales (9). L'avenir seul nous le dira.

Rapporté au nombre d’inscrits, en 2016, sur les listes électorales (15.702.592) et au nombre final de votes exprimés (6.640.626), le chiffre de 500.000 encartés potentiels paraît donc quelque peu démesuré.

Une opération inédite de proximité censée rétablir la confiance

Quoi qu’il en soit, les trois intervenants se sont unanimement félicités du fort intérêt soulevé par « une campagne de proximité inédite dans les annales politiques du Maroc » qui aura pour effet « de rétablir le lien rompu de confiance avec les désenchantés de la politique qui préfèrent fuir les urnes.»

Un "engouement populaire" qui tiendrait à « son concept unique qui offre un espace d’expression aux citoyens des grandes et moyennes villes » classées en six catégories : villes précaires, dynamiques, en difficulté économique, grandes villes, bourg agricole et enfin en villes excentrées.

Une approche participative qui, selon eux, permettra aux instances du RNI de mieux cerner les doléances des habitants rencontrés, mieux placés que personne pour trouver des solutions à leurs problèmes du quotidien.

Si les intervenants ont précisé qu’ils n’avaient pas de baguette magique, ils ont cependant fait part de leur profonde conviction que la prise de parole sera bénéfique pour se réconcilier avec les abstentionnistes.

Unanimité des habitants sur la problématique Santé-Education-Emploi

Selon eux, les premières conclusions des 58 débats montrent que la majorité des habitants des villes visitées se plaignent de la situation catastrophique des équipements sanitaires urbains, des infrastructures de l’éducation nationale et enfin du fort chômage qui touchent leur ville de résidence.

Hormis ce triptyque, dont l’ordre peut changer en fonction de la ville, les participants ont dénoncé l'état de leurs routes ou des infrastructures manquantes et réclament des solutions pour lutter contre la pauvreté, les inégalités sociales etc .

Se voulant très optimiste sur les résultats de cette « concertation publique unique dans les annales des partis politiques marocains", Rachid Talbi Alami a affirmé que cette initiative facilitera la tâche au RNI pour résoudre, « en temps voulu », les problèmes récurrents des Marocains.

En d’autres termes, les résultats de cette caravane serviront de base à son programme pour prioriser les attentes des habitants des 100 villes visitées avant de gouverner en cas de victoire aux scrutins de 2021.

Une logistique limitée aux dépenses de thé et de bouteilles d’eau

Questionné par un confrère sur le financement de cette caravane chiffrée par certains à plusieurs milliards de centimes, le membre du BP n’a pas donné de chiffres en expliquant que contrairement aux rumeurs colportées à dessein, il n’y a eu aucun méchoui pour attirer les gens dans ces rendez-vous hebdomadaires.

 « Sachant que ces réunions se tiennent toutes de 15 heures à 17H30 en fin de semaine, il n’y a pas de table avec des festins à 5.000 dirhams chacune.

« En effet, nous n’offrons que du thé et des bouteilles d’eau aux participants. Enfin, pour ceux qui s’interrogent, la logistique a été financée par les cotisations de nos militants », a conclu Alami afin de couper court aux accusations de financements occultes du président Akhannouch.

Après ce bilan à mi-parcours, il faudra donc attendre la dernière réunion prévue à Aït Melloul le 15 juin prochain, voire même les résultats électoraux des différents scrutins pour savoir si cette initiative de séduction aura été utile …

RNI : Bilan d’étape de la campagne de séduction "100 jours pour 100 villes"

Le 04 mars 2020 à19:14

Modifié le 04 mars 2020 à 23:23

Lancée en novembre dernier, la campagne de séduction pré-électorale "100 jours pour 100 villes" a fait escale ce mercredi 4 mars à Casablanca pour présenter à la presse son bilan d’étape. Selon Mustapha Baitas, membre du bureau politique, le grand impact de cette caravane permettra d’augmenter l'audience et le nombre d’encartés au RNI.

De novembre 2019 à juin 2020, le RNI organise une caravane qui fait escale dans une centaine de villes pour écouter les doléances et les propositions de solutions de leurs habitants.

Une campagne de proximité censée cartographier les attentes de chaque région et constituer la trame du programme électoral de ce parti qui compte bien jouer les premiers rôles en 2021.

29.000 participants en 4 mois sur 50.000 espérés mi-juin prochain

Un objectif réitéré lors de la conférence de presse qui a fait le bilan de la fréquentation des 58 villes déjà traversées et qui aurait déjà rassemblé 29.240 participants sur un objectif final de 50.000.

Selon le leader national de ce programme, Mohammed Boussaid, 100J pour 100V, qui a démarré le 2 novembre dernier à Demnate, se déroule dans 3 à 5 villes chaque fin de semaine jusqu’au 15 juin.

Sur le terrain, le débat se passe autour de plusieurs tables rondes de 10 à 20 personnes avec un animateur qui interagit avec une assistance se voulant représentative de la ville et du pays en n’omettant aucune strate sociale en termes de genre, d’âge ou de catégorie socio-professionnelle.

Chaque réunion a permis de drainer entre 400 et 600 personnes résidentes de la ville visitée dont un tiers sont des militants du parti contre deux tiers non encartés au RNI.

A ce propos, Médias24 a interrogé Mustapha Baitass présent avec Rachid Talbi Alami, sur les éventuelles retombées électorales de cette campagne de séduction

120.000 encartés pour un potentiel de 500.000

Mettant en avant l’engouement des habitants pour son parti à la suite des visites de villes, le député nous a affirmé que le RNI comptait 120.000 militants encartés et à jour de leurs cotisations partisanes mais qu’en fait, "le réservoir de sympathisants prêts à prendre leur carte était de 500.000 personnes".

« Avec le succès de ce programme, je pense que si nous ne filtrions pas le profil des demandeurs, nous arriverions sans peine à un demi-million d’encartés », avance Mustapha Baitas.

Une estimation extrêmement optimiste quand on sait qu’avec beaucoup moins de militants dûment inscrits au RNI, le parti d'Akhannouch avait obtenu aux scrutins de 2016, 558.875 voix aux circonscriptions locales (28 sièges) et 544.118 aux circonscriptions nationales (9). L'avenir seul nous le dira.

Rapporté au nombre d’inscrits, en 2016, sur les listes électorales (15.702.592) et au nombre final de votes exprimés (6.640.626), le chiffre de 500.000 encartés potentiels paraît donc quelque peu démesuré.

Une opération inédite de proximité censée rétablir la confiance

Quoi qu’il en soit, les trois intervenants se sont unanimement félicités du fort intérêt soulevé par « une campagne de proximité inédite dans les annales politiques du Maroc » qui aura pour effet « de rétablir le lien rompu de confiance avec les désenchantés de la politique qui préfèrent fuir les urnes.»

Un "engouement populaire" qui tiendrait à « son concept unique qui offre un espace d’expression aux citoyens des grandes et moyennes villes » classées en six catégories : villes précaires, dynamiques, en difficulté économique, grandes villes, bourg agricole et enfin en villes excentrées.

Une approche participative qui, selon eux, permettra aux instances du RNI de mieux cerner les doléances des habitants rencontrés, mieux placés que personne pour trouver des solutions à leurs problèmes du quotidien.

Si les intervenants ont précisé qu’ils n’avaient pas de baguette magique, ils ont cependant fait part de leur profonde conviction que la prise de parole sera bénéfique pour se réconcilier avec les abstentionnistes.

Unanimité des habitants sur la problématique Santé-Education-Emploi

Selon eux, les premières conclusions des 58 débats montrent que la majorité des habitants des villes visitées se plaignent de la situation catastrophique des équipements sanitaires urbains, des infrastructures de l’éducation nationale et enfin du fort chômage qui touchent leur ville de résidence.

Hormis ce triptyque, dont l’ordre peut changer en fonction de la ville, les participants ont dénoncé l'état de leurs routes ou des infrastructures manquantes et réclament des solutions pour lutter contre la pauvreté, les inégalités sociales etc .

Se voulant très optimiste sur les résultats de cette « concertation publique unique dans les annales des partis politiques marocains", Rachid Talbi Alami a affirmé que cette initiative facilitera la tâche au RNI pour résoudre, « en temps voulu », les problèmes récurrents des Marocains.

En d’autres termes, les résultats de cette caravane serviront de base à son programme pour prioriser les attentes des habitants des 100 villes visitées avant de gouverner en cas de victoire aux scrutins de 2021.

Une logistique limitée aux dépenses de thé et de bouteilles d’eau

Questionné par un confrère sur le financement de cette caravane chiffrée par certains à plusieurs milliards de centimes, le membre du BP n’a pas donné de chiffres en expliquant que contrairement aux rumeurs colportées à dessein, il n’y a eu aucun méchoui pour attirer les gens dans ces rendez-vous hebdomadaires.

 « Sachant que ces réunions se tiennent toutes de 15 heures à 17H30 en fin de semaine, il n’y a pas de table avec des festins à 5.000 dirhams chacune.

« En effet, nous n’offrons que du thé et des bouteilles d’eau aux participants. Enfin, pour ceux qui s’interrogent, la logistique a été financée par les cotisations de nos militants », a conclu Alami afin de couper court aux accusations de financements occultes du président Akhannouch.

Après ce bilan à mi-parcours, il faudra donc attendre la dernière réunion prévue à Aït Melloul le 15 juin prochain, voire même les résultats électoraux des différents scrutins pour savoir si cette initiative de séduction aura été utile …

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