Plus de 4.200 livres et revues édités au Maroc en 2018-2019

L'année 2018-2019 a enregistré une légère hausse du nombre de documents édités. Le digital s'améliore et la langue arabe demeure prépondérante.

0-https://medias24.com//photos_articles/big/04-02-2020/libres.jpg-oui
Plus de 4.200 livres et revues édités au Maroc en 2018-2019

Le 04 février 2020 à 16:30

Modifié le 04 février 2020 à 20:32

C'est ce qui a été relevé par le rapport annuel sur l'état de l'édition et du livre au Maroc, publié comme chaque année par la Fondation du Roi Abdul Aziz Al-Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines, à l’occasion de la tenue du Salon international du livre et de l’édition à Casablanca.

Le document de 28 pages s’est basé sur les informations bibliographiques de la base de données de la fondation, comprenant 937.452 documents en différentes langues et supports et des millions de documents numériques.

Le rapport s’est intéressé à tous les ouvrages et revues publiés pendant la période 2018-2019 en format papier ou numérique. Le champ d’analyse a concerné toutes les spécialités dans plusieurs langues en excluant, les publications d’enfant, scolaires, cuisine, décoration, sciences exactes…

Légère augmentation de la production en 2018-2019

L’activité éditoriale marocaine, au titre de l’année 2018-2019, présente un résultat global de l’ordre de 4.219 documents, contre 4.154 documents édités entre 2017 et 2018, soit une légère augmentation de 1,75%.

Cette recension intègre aussi bien les imprimés (3.677 livres et 542 revues) que les publications numériques (857 documents).

On constate ainsi que cinq ans après la première édition de ce rapport, il y a une hausse régulière du volume de production éditoriale marocaine, même si le rythme de cette croissance semble connaître un léger ralentissement au cours de cette année.  

Le digital cantonné aux publications officielles

L’essentiel de la production éditoriale marocaine est réalisé et diffusé en format papier (79,69%), souligne le rapport.

Quant au volume de l’édition numérique, il a connu une augmentation de l’ordre de 12,7% par rapport à l’année précédente (857 titres contre 823 titres en 2017/2018).

En effet, depuis la publication du premier rapport sur l’édition et le livre au Maroc en 2015, un bond significatif des chiffres de la production de l’édition numérique marocaine a été enregistré. Au cours des 5 dernières années, la part de ces publications en sciences humaines et sociales est passée de 3,4% (2015/2016) à 20,31% (2018/2019).

Cependant, le digital reste modeste et cantonné, en grande partie, aux publications officielles produites par des établissements publics (ministère de l’Economie et des Finances, OCP, Bank Al Maghrib, CESE et le HCP...) 

On constate également le maintien de la distinction des deux formats classiques: revues et livres. Au titre de l’année 2018-2019, il y a eu 112 numéros de revues et 745 livres.

Les revues sont publiées en langue arabe (88 numéros) et française (24 numéros). Elles sont réparties selon les spécialités de la manière suivante: droit (67 numéros), économie (23 numéros), questions sociétales (16 numéros) et philosophie (6 numéros).

Montée en puissance des publications arabophones

La répartition par langues confirme la domination de la langue arabe dans le secteur de l’édition, avec un taux dépassant 78% (3.312 titres imprimés et numériques/livres et revues).

Les publications en langue française couvrent 18,35% du volume des publications tous formats confondus. Elles ont connu une légère progression quantitative par rapport à l’année précédente, en passant de 485 à 675 titres. Mais cela est loin de renverser la tendance lourde qui est marquée par le recul du français, eu égard à la place qui fut la sienne dans le champ éditorial marocain durant les trois dernières décennies qui ont suivi l’indépendance (1960-1980).

Par ailleurs, l’édition dans les autres langues étrangères n’occupe d’une infime part du volume de la production éditoriale du pays, avec 1,85% pour l’anglais et 0,4% pour l’espagnol, le portugais et l’allemand.

L’arabe ne cesse donc de prendre une place prépondérante dans le champ éditorial marocain, depuis le milieu des années 1980.

Les facteurs qui y participent sont aujourd’hui connus: d’une part la généralisation de l’instruction publique, et d’autre part l’accroissement du nombre d’étudiants accueillis par les universités dans les branches littéraires et celles des sciences humaines et sociales qui sont enseignées en langue arabe depuis le milieu des années 1970.

Les publications en langue amazighe restent faibles

Depuis le premier rapport de 2015, on constate que l’amazigh peine à dépasser quelques dizaines de titres par an. Elle ne compte, cette année, que 45 titres, soit 1,22% du volume des livres imprimés (papier et numérique). Les éditions Terra (Agadir) y assurent à elles seules plus de 64%, soit 29 titres.

Quant aux autres caractéristiques de l’édition amazighe, elles n’ont pas changé. Il y a toujours la domination des œuvres littéraires avec poésie (17 titres), les nouvelles (12 titres), le roman (10 titres) et les autres genres littéraires.

Le tachelhit (parler du Souss) continue toutefois à asseoir sa domination, suivi du tarifit (Rif).

Par ailleurs, les usages en matière de l’alphabet continuent à être varié, en dépit de l’adoption officielle des caractères tifinagh.

Le prix moyen du livre au Maroc est de 72,74 DH

Le prix moyen du livre marocain publié en 2018-2019 est de 72,74 DH, soit une augmentation de l’ordre de 3,38% par rapport à la moyenne du prix du livre au cours de l’année précédente.

Notons que le livre marocain reste le moins cher au Maghreb. En Algérie, le prix moyen du livre est de 85,93 DH, tandis qu'en Tunisie, il est de 90,81 DH.

Quand on le compare au livre en Europe, le livre marocain ne coûte ainsi que 25,8% du prix public moyen du livre français.

Plus de 4.200 livres et revues édités au Maroc en 2018-2019

Le 04 février 2020 à16:30

Modifié le 04 février 2020 à 20:32

L'année 2018-2019 a enregistré une légère hausse du nombre de documents édités. Le digital s'améliore et la langue arabe demeure prépondérante.

C'est ce qui a été relevé par le rapport annuel sur l'état de l'édition et du livre au Maroc, publié comme chaque année par la Fondation du Roi Abdul Aziz Al-Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines, à l’occasion de la tenue du Salon international du livre et de l’édition à Casablanca.

Le document de 28 pages s’est basé sur les informations bibliographiques de la base de données de la fondation, comprenant 937.452 documents en différentes langues et supports et des millions de documents numériques.

Le rapport s’est intéressé à tous les ouvrages et revues publiés pendant la période 2018-2019 en format papier ou numérique. Le champ d’analyse a concerné toutes les spécialités dans plusieurs langues en excluant, les publications d’enfant, scolaires, cuisine, décoration, sciences exactes…

Légère augmentation de la production en 2018-2019

L’activité éditoriale marocaine, au titre de l’année 2018-2019, présente un résultat global de l’ordre de 4.219 documents, contre 4.154 documents édités entre 2017 et 2018, soit une légère augmentation de 1,75%.

Cette recension intègre aussi bien les imprimés (3.677 livres et 542 revues) que les publications numériques (857 documents).

On constate ainsi que cinq ans après la première édition de ce rapport, il y a une hausse régulière du volume de production éditoriale marocaine, même si le rythme de cette croissance semble connaître un léger ralentissement au cours de cette année.  

Le digital cantonné aux publications officielles

L’essentiel de la production éditoriale marocaine est réalisé et diffusé en format papier (79,69%), souligne le rapport.

Quant au volume de l’édition numérique, il a connu une augmentation de l’ordre de 12,7% par rapport à l’année précédente (857 titres contre 823 titres en 2017/2018).

En effet, depuis la publication du premier rapport sur l’édition et le livre au Maroc en 2015, un bond significatif des chiffres de la production de l’édition numérique marocaine a été enregistré. Au cours des 5 dernières années, la part de ces publications en sciences humaines et sociales est passée de 3,4% (2015/2016) à 20,31% (2018/2019).

Cependant, le digital reste modeste et cantonné, en grande partie, aux publications officielles produites par des établissements publics (ministère de l’Economie et des Finances, OCP, Bank Al Maghrib, CESE et le HCP...) 

On constate également le maintien de la distinction des deux formats classiques: revues et livres. Au titre de l’année 2018-2019, il y a eu 112 numéros de revues et 745 livres.

Les revues sont publiées en langue arabe (88 numéros) et française (24 numéros). Elles sont réparties selon les spécialités de la manière suivante: droit (67 numéros), économie (23 numéros), questions sociétales (16 numéros) et philosophie (6 numéros).

Montée en puissance des publications arabophones

La répartition par langues confirme la domination de la langue arabe dans le secteur de l’édition, avec un taux dépassant 78% (3.312 titres imprimés et numériques/livres et revues).

Les publications en langue française couvrent 18,35% du volume des publications tous formats confondus. Elles ont connu une légère progression quantitative par rapport à l’année précédente, en passant de 485 à 675 titres. Mais cela est loin de renverser la tendance lourde qui est marquée par le recul du français, eu égard à la place qui fut la sienne dans le champ éditorial marocain durant les trois dernières décennies qui ont suivi l’indépendance (1960-1980).

Par ailleurs, l’édition dans les autres langues étrangères n’occupe d’une infime part du volume de la production éditoriale du pays, avec 1,85% pour l’anglais et 0,4% pour l’espagnol, le portugais et l’allemand.

L’arabe ne cesse donc de prendre une place prépondérante dans le champ éditorial marocain, depuis le milieu des années 1980.

Les facteurs qui y participent sont aujourd’hui connus: d’une part la généralisation de l’instruction publique, et d’autre part l’accroissement du nombre d’étudiants accueillis par les universités dans les branches littéraires et celles des sciences humaines et sociales qui sont enseignées en langue arabe depuis le milieu des années 1970.

Les publications en langue amazighe restent faibles

Depuis le premier rapport de 2015, on constate que l’amazigh peine à dépasser quelques dizaines de titres par an. Elle ne compte, cette année, que 45 titres, soit 1,22% du volume des livres imprimés (papier et numérique). Les éditions Terra (Agadir) y assurent à elles seules plus de 64%, soit 29 titres.

Quant aux autres caractéristiques de l’édition amazighe, elles n’ont pas changé. Il y a toujours la domination des œuvres littéraires avec poésie (17 titres), les nouvelles (12 titres), le roman (10 titres) et les autres genres littéraires.

Le tachelhit (parler du Souss) continue toutefois à asseoir sa domination, suivi du tarifit (Rif).

Par ailleurs, les usages en matière de l’alphabet continuent à être varié, en dépit de l’adoption officielle des caractères tifinagh.

Le prix moyen du livre au Maroc est de 72,74 DH

Le prix moyen du livre marocain publié en 2018-2019 est de 72,74 DH, soit une augmentation de l’ordre de 3,38% par rapport à la moyenne du prix du livre au cours de l’année précédente.

Notons que le livre marocain reste le moins cher au Maghreb. En Algérie, le prix moyen du livre est de 85,93 DH, tandis qu'en Tunisie, il est de 90,81 DH.

Quand on le compare au livre en Europe, le livre marocain ne coûte ainsi que 25,8% du prix public moyen du livre français.

A lire aussi


Communication financière

Communiqué de presse post Assemblée Générale Ordinaire de la société Aluminium du Maroc, réuni le 29 Juin 2020

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.