Nawal Khayatei : le Big Data et l'IA peuvent être très utiles aux décideurs publics

PDG de la toute nouvelle filiale de Valyans spécialisée dans l'intelligence artificielle et le Big Data, Nawal Khayatei Houssaini nous explique la genèse de ce projet, ses ambitions et ce que peuvent apporter ces technologies nouvelles aux entreprises et aux organisations publiques.

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Nawal Khayatei : le Big Data et l'IA peuvent être très utiles aux décideurs publics

Le 24 septembre 2020 à 15:32

Modifié le 24 septembre 2020 à 15:32

Diplômée de l’EMI et de l’ISCAE, Nawal Khayatei Houssaini est une des meilleures expertes du Big Data et de son usage au Maroc. Senior Partner de Valyans, « elle a porté toute l’aventure Data du cabinet », témoigne une de ses collaboratrices.

Son nom a fait l’actu ces deux derniers jours avec l’annonce par le cabinet de conseil de la création d’une JV avec la startup AIOX Labs. Un « mariage » qui a donné naissance à une structure nouvelle, AkumenIA, spécialisée dans le Big Data et l’intelligence artificielle (IA). Objectif : « accompagner les organisations dans l’exploitation de la Data comme levier de performance », en « proposant des solutions de pointe » dans ces domaines nouveaux qui transforment le monde et notre quotidien.  

Ce projet de JV, c’est Nawal Khayatei Houssaini qu’il l’a porté. Et elle est aujourd’hui PDG de cette nouvelle structure 100% marocaine qui ambitionne de rivaliser avec des acteurs étrangers, au Maroc, mais aussi en Afrique et en Europe.

C’est à ce titre qu’elle s’exprime dans cette interview où elle revient sur la genèse du projet. Et sur ce qu’il peut apporter dans la transformation des entreprises et des structures publiques, l’amélioration de leurs process, l’optimisation de leurs ressources et l’aide à la prise des (bonnes) décisions.

- Médias24: Valyans vient de créer une filiale commune avec la startup AIOX Labs, dédiée au Big Data et l'intelligence artificielle… Comment est venue l’idée de cette JV ?

- Nawal Khayatei : Au sein de Valyans, on fait du conseil en opérationnalisation de stratégies de transformation. Et on s’est rendu compte au fil du temps que la maîtrise de la data et de l’IA pour faire des prédictions, produire des analyses, nous permettait de fournir des conseils plus aiguisés, de faciliter pour nos clients la compréhension de leur marché et mieux les aider dans la prise de décision. De là est partie la réflexion d’aller plus loin. Et cela a pris tellement d’ampleur qu’on a décidé d’en faire une activité à part.

On a donc cherché les meilleurs et on a tenu à que ça soit des Marocains. On a regardé vraiment ceux qui sont les best in place, et c’était AIOX Labs, structure qui a démarré d’abord dans le domaine la recherche sur l’IA. On a commencé à travailler ensemble depuis plus d’un an déjà sur des problématiques Data. Et on a eu envie de sceller un engagement durable en créant cette JV.

L’idée pour nous est d’exploiter cette connaissance de la Data et de l’IA dans nos missions de conseil.

- Concrètement, qu’est ce que cette nouvelle structure peut offrir au marché, aux entreprises comme aux organisations publiques ?

L’offre d’AkumenIA est structurée en plusieurs volets. Il y a d’abord la stratégie Data, qui consiste à valoriser le patrimoine data des entreprises mais aussi d’organisations publiques. On a vu ce que cela a pu apporter pour la gestion de la crise sanitaire.

Une fois cette data valorisée, on passe à la deuxième offre qui est l’usage de la data pour le business de chacun, identifier des enjeux et une manière d'appréhender le marché de manière particulière.

Ces enjeux peuvent être très importants et décisifs. Dans le secteur bancaire par exemple, l’analyse de la data peut aider à mieux comprendre le client, ses besoins et lui apporter une offre mieux adaptée.

Autre volet de notre offre, qui est à un niveau plus évolué : le Big Data. Ou comment au lieu de prendre la data bout par bout, constituer un patrimoine data structuré qui peut servir à des usages plus complexes.

Chaque entreprise brasse un nombre très large de data. Mais avec l’ouverture à laquelle on assite actuellement, les sources de data peuvent être diverses et variées.

Exemple du secteur de l’immobilier. Pour pouvoir comprendre le marché, on peut utiliser la data dont on dispose en interne sur sa propre clientèle, mais on peut également voire tout ce qui se passe sur internet, analyser les recherches que font les gens, les niveaux de prix proposés, les tendances…

Cette utilisation de diverses sources de data dans le secteur de l’immobilier peut permettre à l’entreprise de choisir un positionnement, un niveau de prix mieux adapté au marché, avoir une approche marketing plus efficiente et utiliser ainsi les ressources de manière plus opportune.

- Est-ce qu’il y a d’autres secteurs où la data et l’intelligence artificielle peuvent être utiles ?

Il y a des expériences dans le monde qui ont montré leur efficacité dans plusieurs secteurs. La grande distribution par exemple. Au vu de la masse de données qui est collectée et qui renseigne sur le comportement du consommateur, il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites par l’usage du Big Data et de l’IA.  Et c’est un secteur qui est demandeur aujourd’hui.

La logistique aussi est un secteur où la data peut apporter une grande efficience dans l’utilisation des ressources.

En fait, dès qu’on a une base ou une taille de clients importantes, l’usage du Big Data peut se révéler opportun pour pouvoir améliorer les process, optimiser les ressources…

- Est-ce que vous sentez que les opérateurs marocains sont conscients de l’importance et de l’utilité de ces sujets dans la gestion quotidienne de leurs business ?

De grande institutions se sont déjà engagées dans la voie de la data. On voit que la prise de conscience prend plus d’ampleur. On a des projets en cours avec quelques entreprises sous la casquette Valyans et AIOX autour de la data, de l’utilisation de l’IA ou du big data. Ca prend de plus en plus d’envergure.

Nous souhaitons en tout cas en tant qu’acteur marocain participer à cet élan pour améliorer davantage cette prise de conscience. Nous avons remarqué d’ailleurs que depuis la crise du Covid, il y a un engouement particulier autour de ces sujets.

- Avez-vous des concurrents marocains dans ce domaine ou vos concurrents sont-ils essentiellement étrangers ?

On est en concurrence avec des étrangers essentiellement. Il n’y a pas de frontières dans ce domaine. Ce qui est valable également pour nous. Car si nous sommes aujourd’hui actifs sur le marché marocain, nous avons l’ambition d’aller sur le marché africain et attaquer également le marché européen. Et ce dans le court terme.

- Y a-t-il des succès stories d’organisations marocaines qui ont pu grâce à l’IA, le big data, améliorer leurs performances, le process de prise de décisions, changer de modèle… ?

Il y a des entreprises qui sont matures sur ces questions-là. Le secteur bancaire a été le précurseur dans le domaine puisqu’il y a déjà quelques banques qui utilisent la data pour améliorer leur offre. Mais je ne peux pas juger l’efficacité de ces projets.

On travaille actuellement sur un projet pour le compte d’une grande banque de la place dans le domaine de l’utilisation de la data. Et son impact ne tardera pas à se faire ressentir.

- Le Big Data, l’IA sont des sujets fascinants, mais font l’objet également de beaucoup de craintes, d’inquiétudes, notamment sur le volet de l’exploitation des données privées et de la place de l’humain dans cette transformation… Ces craintes sont-elles légitimes ?

Ces craintes existent en effet. Et se comprennent. Mais dans l’utilisation de la data, il y a un aspect éthique qui doit être pris en compte. Nous en faisons une valeur importante dans tous nos projets. Nos clients sont également très sensibles à cela.

L’aspect humain est aussi très important. Quand on parle d’IA, l’idée n’est pas de remplacer l’humain par des machines, mais d’augmenter la valeur ajoutée des personnes et des collaborateurs. Si on est en concurrence avec une machine, il est évident qu’on n’aura pas la même puissance de calcul. Notre approche est donc de placer l’humain au cœur des problématiques sur lesquels on travaille, en augmentant sa valeur ajoutée par son apport à l’analyse des données, sa capacité de prise de décision, de monitoring des actions et des projets… au lieu de rester sur des tâches répétitives qui peuvent être déléguées à des machines.

C’est plus une évolution qu’un remplacement. Il faut jouer sur la montée en compétence des ressources. C’est plus une opportunité pour les collaborateurs qu’une menace.

- Votre offre peut également servir à améliorer la gouvernance de plusieurs programmes et projets publics. Est-ce que le secteur public fait partie de vos cibles ?

Tout à fait. Au vu de la masse d’informations à brasser sur la population, les impacts macro et micro économiques de tous les changements en cours, je pense que notre offre peut apporter une vraie valeur ajoutée à nos clients, et le public en fait partie. 

Et nous sommes aujourd’hui prêts à accompagner le secteur public dans des problématiques où le big data peut avoir une grande utilité : comme la mise en place de modèles prévisionnels par exemple. On parle aujourd’hui de programmes de relance, le Big Data et l’IA peuvent aider les décideurs publics à avoir des prévisions justes, et leur permettre de monitorer les impacts des différents plans lancés, les piloter de très près et les ajuster en fonction des évolutions des choses.

Autre exemple où le Big Data peut-être efficace, c’est dans les programmes de ciblage de la population qui sont aujourd’hui au cœur de l’agenda des pouvoirs publics.

- Les ministères sont-ils sensibles à ce genre de discours à votre avis ?

On a certes un rôle pédagogique à jouer. Mais on sent déjà une prise de conscience très forte autour de ce sujet. Les décideurs publics sont de plus en conscients du rôle que peut jouer la data pour prendre les bonnes décisions et piloter les programmes publics de manière plus efficiente.

Cette prise de conscience s’est accélérée avec la pandémie. Il y a un effet de "contagion" au niveau de tous les ministères…

Nawal Khayatei : le Big Data et l'IA peuvent être très utiles aux décideurs publics

Le 24 septembre 2020 à15:32

Modifié le 24 septembre 2020 à 15:32

PDG de la toute nouvelle filiale de Valyans spécialisée dans l'intelligence artificielle et le Big Data, Nawal Khayatei Houssaini nous explique la genèse de ce projet, ses ambitions et ce que peuvent apporter ces technologies nouvelles aux entreprises et aux organisations publiques.

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Diplômée de l’EMI et de l’ISCAE, Nawal Khayatei Houssaini est une des meilleures expertes du Big Data et de son usage au Maroc. Senior Partner de Valyans, « elle a porté toute l’aventure Data du cabinet », témoigne une de ses collaboratrices.

Son nom a fait l’actu ces deux derniers jours avec l’annonce par le cabinet de conseil de la création d’une JV avec la startup AIOX Labs. Un « mariage » qui a donné naissance à une structure nouvelle, AkumenIA, spécialisée dans le Big Data et l’intelligence artificielle (IA). Objectif : « accompagner les organisations dans l’exploitation de la Data comme levier de performance », en « proposant des solutions de pointe » dans ces domaines nouveaux qui transforment le monde et notre quotidien.  

Ce projet de JV, c’est Nawal Khayatei Houssaini qu’il l’a porté. Et elle est aujourd’hui PDG de cette nouvelle structure 100% marocaine qui ambitionne de rivaliser avec des acteurs étrangers, au Maroc, mais aussi en Afrique et en Europe.

C’est à ce titre qu’elle s’exprime dans cette interview où elle revient sur la genèse du projet. Et sur ce qu’il peut apporter dans la transformation des entreprises et des structures publiques, l’amélioration de leurs process, l’optimisation de leurs ressources et l’aide à la prise des (bonnes) décisions.

- Médias24: Valyans vient de créer une filiale commune avec la startup AIOX Labs, dédiée au Big Data et l'intelligence artificielle… Comment est venue l’idée de cette JV ?

- Nawal Khayatei : Au sein de Valyans, on fait du conseil en opérationnalisation de stratégies de transformation. Et on s’est rendu compte au fil du temps que la maîtrise de la data et de l’IA pour faire des prédictions, produire des analyses, nous permettait de fournir des conseils plus aiguisés, de faciliter pour nos clients la compréhension de leur marché et mieux les aider dans la prise de décision. De là est partie la réflexion d’aller plus loin. Et cela a pris tellement d’ampleur qu’on a décidé d’en faire une activité à part.

On a donc cherché les meilleurs et on a tenu à que ça soit des Marocains. On a regardé vraiment ceux qui sont les best in place, et c’était AIOX Labs, structure qui a démarré d’abord dans le domaine la recherche sur l’IA. On a commencé à travailler ensemble depuis plus d’un an déjà sur des problématiques Data. Et on a eu envie de sceller un engagement durable en créant cette JV.

L’idée pour nous est d’exploiter cette connaissance de la Data et de l’IA dans nos missions de conseil.

- Concrètement, qu’est ce que cette nouvelle structure peut offrir au marché, aux entreprises comme aux organisations publiques ?

L’offre d’AkumenIA est structurée en plusieurs volets. Il y a d’abord la stratégie Data, qui consiste à valoriser le patrimoine data des entreprises mais aussi d’organisations publiques. On a vu ce que cela a pu apporter pour la gestion de la crise sanitaire.

Une fois cette data valorisée, on passe à la deuxième offre qui est l’usage de la data pour le business de chacun, identifier des enjeux et une manière d'appréhender le marché de manière particulière.

Ces enjeux peuvent être très importants et décisifs. Dans le secteur bancaire par exemple, l’analyse de la data peut aider à mieux comprendre le client, ses besoins et lui apporter une offre mieux adaptée.

Autre volet de notre offre, qui est à un niveau plus évolué : le Big Data. Ou comment au lieu de prendre la data bout par bout, constituer un patrimoine data structuré qui peut servir à des usages plus complexes.

Chaque entreprise brasse un nombre très large de data. Mais avec l’ouverture à laquelle on assite actuellement, les sources de data peuvent être diverses et variées.

Exemple du secteur de l’immobilier. Pour pouvoir comprendre le marché, on peut utiliser la data dont on dispose en interne sur sa propre clientèle, mais on peut également voire tout ce qui se passe sur internet, analyser les recherches que font les gens, les niveaux de prix proposés, les tendances…

Cette utilisation de diverses sources de data dans le secteur de l’immobilier peut permettre à l’entreprise de choisir un positionnement, un niveau de prix mieux adapté au marché, avoir une approche marketing plus efficiente et utiliser ainsi les ressources de manière plus opportune.

- Est-ce qu’il y a d’autres secteurs où la data et l’intelligence artificielle peuvent être utiles ?

Il y a des expériences dans le monde qui ont montré leur efficacité dans plusieurs secteurs. La grande distribution par exemple. Au vu de la masse de données qui est collectée et qui renseigne sur le comportement du consommateur, il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites par l’usage du Big Data et de l’IA.  Et c’est un secteur qui est demandeur aujourd’hui.

La logistique aussi est un secteur où la data peut apporter une grande efficience dans l’utilisation des ressources.

En fait, dès qu’on a une base ou une taille de clients importantes, l’usage du Big Data peut se révéler opportun pour pouvoir améliorer les process, optimiser les ressources…

- Est-ce que vous sentez que les opérateurs marocains sont conscients de l’importance et de l’utilité de ces sujets dans la gestion quotidienne de leurs business ?

De grande institutions se sont déjà engagées dans la voie de la data. On voit que la prise de conscience prend plus d’ampleur. On a des projets en cours avec quelques entreprises sous la casquette Valyans et AIOX autour de la data, de l’utilisation de l’IA ou du big data. Ca prend de plus en plus d’envergure.

Nous souhaitons en tout cas en tant qu’acteur marocain participer à cet élan pour améliorer davantage cette prise de conscience. Nous avons remarqué d’ailleurs que depuis la crise du Covid, il y a un engouement particulier autour de ces sujets.

- Avez-vous des concurrents marocains dans ce domaine ou vos concurrents sont-ils essentiellement étrangers ?

On est en concurrence avec des étrangers essentiellement. Il n’y a pas de frontières dans ce domaine. Ce qui est valable également pour nous. Car si nous sommes aujourd’hui actifs sur le marché marocain, nous avons l’ambition d’aller sur le marché africain et attaquer également le marché européen. Et ce dans le court terme.

- Y a-t-il des succès stories d’organisations marocaines qui ont pu grâce à l’IA, le big data, améliorer leurs performances, le process de prise de décisions, changer de modèle… ?

Il y a des entreprises qui sont matures sur ces questions-là. Le secteur bancaire a été le précurseur dans le domaine puisqu’il y a déjà quelques banques qui utilisent la data pour améliorer leur offre. Mais je ne peux pas juger l’efficacité de ces projets.

On travaille actuellement sur un projet pour le compte d’une grande banque de la place dans le domaine de l’utilisation de la data. Et son impact ne tardera pas à se faire ressentir.

- Le Big Data, l’IA sont des sujets fascinants, mais font l’objet également de beaucoup de craintes, d’inquiétudes, notamment sur le volet de l’exploitation des données privées et de la place de l’humain dans cette transformation… Ces craintes sont-elles légitimes ?

Ces craintes existent en effet. Et se comprennent. Mais dans l’utilisation de la data, il y a un aspect éthique qui doit être pris en compte. Nous en faisons une valeur importante dans tous nos projets. Nos clients sont également très sensibles à cela.

L’aspect humain est aussi très important. Quand on parle d’IA, l’idée n’est pas de remplacer l’humain par des machines, mais d’augmenter la valeur ajoutée des personnes et des collaborateurs. Si on est en concurrence avec une machine, il est évident qu’on n’aura pas la même puissance de calcul. Notre approche est donc de placer l’humain au cœur des problématiques sur lesquels on travaille, en augmentant sa valeur ajoutée par son apport à l’analyse des données, sa capacité de prise de décision, de monitoring des actions et des projets… au lieu de rester sur des tâches répétitives qui peuvent être déléguées à des machines.

C’est plus une évolution qu’un remplacement. Il faut jouer sur la montée en compétence des ressources. C’est plus une opportunité pour les collaborateurs qu’une menace.

- Votre offre peut également servir à améliorer la gouvernance de plusieurs programmes et projets publics. Est-ce que le secteur public fait partie de vos cibles ?

Tout à fait. Au vu de la masse d’informations à brasser sur la population, les impacts macro et micro économiques de tous les changements en cours, je pense que notre offre peut apporter une vraie valeur ajoutée à nos clients, et le public en fait partie. 

Et nous sommes aujourd’hui prêts à accompagner le secteur public dans des problématiques où le big data peut avoir une grande utilité : comme la mise en place de modèles prévisionnels par exemple. On parle aujourd’hui de programmes de relance, le Big Data et l’IA peuvent aider les décideurs publics à avoir des prévisions justes, et leur permettre de monitorer les impacts des différents plans lancés, les piloter de très près et les ajuster en fonction des évolutions des choses.

Autre exemple où le Big Data peut-être efficace, c’est dans les programmes de ciblage de la population qui sont aujourd’hui au cœur de l’agenda des pouvoirs publics.

- Les ministères sont-ils sensibles à ce genre de discours à votre avis ?

On a certes un rôle pédagogique à jouer. Mais on sent déjà une prise de conscience très forte autour de ce sujet. Les décideurs publics sont de plus en conscients du rôle que peut jouer la data pour prendre les bonnes décisions et piloter les programmes publics de manière plus efficiente.

Cette prise de conscience s’est accélérée avec la pandémie. Il y a un effet de "contagion" au niveau de tous les ministères…

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