Moncef Marzouki: le plan marocain d'autonomie seule solution, Alger seul responsable

La clé de l'affaire du Sahara se trouve à Alger. La seule solution est le plan marocain d'autonomie. La Tunisie a payé cher cette position. Ainsi s'est exprimé l'ex-président tunisien Moncef Marzouki dans un entretien.

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Moncef Marzouki: le plan marocain d'autonomie seule solution, Alger seul responsable

Le 22 novembre 2020 à 10:13

Modifié le 22 novembre 2020 à 10:16

L'entretien qui a été publié par Al Quds Al Arabi apporte un éclairage supplémentaire concernant les perceptions dans la région. A des nuances près, en fonction des dirigeants du moment, la Tunisie a toujours adopté une position favorable à la marocanité du Sahara. Mais sans le crier sur les toits, à cause de l'ombrageux et parfois inquiétant voisin algérien.

Ceci est une nouvelle fois confirmé par Moncef Marzouki, ex-président tunisien et premier président élu après la révolution de 2011. Marzouki croit en le Maghreb. Il affirme qu'à chacune de ses prises de position sur un Maghreb à 5 et sur la résolution de l'affaire du Sahara dans le cadre du plan marocain d'autonomie, il a subi, ainsi que la Tunisie, des attaques, parfois même des attaques terroristes. Voici des extraits de l'entretien:

"Vous savez à quel point je suis maghrébin et cherche à faire avancer ce projet. Mais il est clair qu'il existe des forces déterminées à l'abandonner. Par conséquent, chaque fois que nous trouvons une solution raisonnable au problème sahraoui dans le cadre de l'autonomie au Maroc et dans une grande Union maghrébine, certaines forces mènent une sorte d'attaque terroriste pour l'empêcher.

J'espère que le changement amènera une nouvelle génération de dirigeants algériens

"Ceux qui entravent le projet maghrébin sont celles qui sont à l'origine des récentes opérations du Polisario, qui ont pour objectif d'empêcher tout rapprochement ou la réalisation du rêve maghrébin. Et j'espère que le changement qui se produira en Algérie en changeant le leadership, le hirak et la démocratie amènera une nouvelle génération de dirigeants qui aura le courage et le patriotisme de comprendre que cette politique qui a gaspillé quarante ans doit prendre fin et que nous devons aujourd'hui entrer dans un processus positif de rapprochement entre les peuples.

Le Maghreb a été l'otage d'un groupe du régime algérien contre lequel les Algériens se sont révoltés

"Nous ne pouvons pas sacrifier l'avenir de cent millions de Maghrébins pour le bien de deux cent mille sahraouis, alors qu'ils auraient toute la considération au sein d'une Union maghrébine et dans l'autonomie dans l'Etat marocain. Nous voulons unifier les pays et ne voulons pas diviser, nous sommes contre la partition. Car si on accepte cela, qu'est-ce qui empêchera demain des revendications de partition de l'Algérie ou de la Tunisie? Nous avons été, malheureusement, otages d'un groupe du régime contre lequel le peuple algérien s'est révolté. Et mon grand espoir est que la nouvelle génération de dirigeants algériens que le mouvement et la démocratie apporteront cherchera à mettre fin à ce problème et à construire l'Union du Grand Maghreb, qui ne se fera pas avec le Polisario et la partition du Maroc."

Moncef Marzouki: le plan marocain d'autonomie seule solution, Alger seul responsable

Le 22 novembre 2020 à10:13

Modifié le 22 novembre 2020 à 10:16

La clé de l'affaire du Sahara se trouve à Alger. La seule solution est le plan marocain d'autonomie. La Tunisie a payé cher cette position. Ainsi s'est exprimé l'ex-président tunisien Moncef Marzouki dans un entretien.

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L'entretien qui a été publié par Al Quds Al Arabi apporte un éclairage supplémentaire concernant les perceptions dans la région. A des nuances près, en fonction des dirigeants du moment, la Tunisie a toujours adopté une position favorable à la marocanité du Sahara. Mais sans le crier sur les toits, à cause de l'ombrageux et parfois inquiétant voisin algérien.

Ceci est une nouvelle fois confirmé par Moncef Marzouki, ex-président tunisien et premier président élu après la révolution de 2011. Marzouki croit en le Maghreb. Il affirme qu'à chacune de ses prises de position sur un Maghreb à 5 et sur la résolution de l'affaire du Sahara dans le cadre du plan marocain d'autonomie, il a subi, ainsi que la Tunisie, des attaques, parfois même des attaques terroristes. Voici des extraits de l'entretien:

"Vous savez à quel point je suis maghrébin et cherche à faire avancer ce projet. Mais il est clair qu'il existe des forces déterminées à l'abandonner. Par conséquent, chaque fois que nous trouvons une solution raisonnable au problème sahraoui dans le cadre de l'autonomie au Maroc et dans une grande Union maghrébine, certaines forces mènent une sorte d'attaque terroriste pour l'empêcher.

J'espère que le changement amènera une nouvelle génération de dirigeants algériens

"Ceux qui entravent le projet maghrébin sont celles qui sont à l'origine des récentes opérations du Polisario, qui ont pour objectif d'empêcher tout rapprochement ou la réalisation du rêve maghrébin. Et j'espère que le changement qui se produira en Algérie en changeant le leadership, le hirak et la démocratie amènera une nouvelle génération de dirigeants qui aura le courage et le patriotisme de comprendre que cette politique qui a gaspillé quarante ans doit prendre fin et que nous devons aujourd'hui entrer dans un processus positif de rapprochement entre les peuples.

Le Maghreb a été l'otage d'un groupe du régime algérien contre lequel les Algériens se sont révoltés

"Nous ne pouvons pas sacrifier l'avenir de cent millions de Maghrébins pour le bien de deux cent mille sahraouis, alors qu'ils auraient toute la considération au sein d'une Union maghrébine et dans l'autonomie dans l'Etat marocain. Nous voulons unifier les pays et ne voulons pas diviser, nous sommes contre la partition. Car si on accepte cela, qu'est-ce qui empêchera demain des revendications de partition de l'Algérie ou de la Tunisie? Nous avons été, malheureusement, otages d'un groupe du régime contre lequel le peuple algérien s'est révolté. Et mon grand espoir est que la nouvelle génération de dirigeants algériens que le mouvement et la démocratie apporteront cherchera à mettre fin à ce problème et à construire l'Union du Grand Maghreb, qui ne se fera pas avec le Polisario et la partition du Maroc."

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