Modèle de développement: Comment la CSMD adapte sa réflexion à l'après Covid-19

Les répercussions du Covid-19 n'ont pas épargné le travail de la Commission Spéciale du Modèle de Développement (CSMD) qui doit les intégrer dans sa réflexion notamment sur le volet économique. Détails.

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Modèle de développement : Comment la CSMD adapte sa réflexion à l'après Covid-19

Le 14 juillet 2020 à 21:18

Modifié le 15 juillet 2020 à 12:52

La Commission Spéciale du Modèle de Développement (CSMD) a tenu ce mardi 14 juillet une rencontre avec la presse pour présenter l'avancement de son travail, son bilan préliminaire ainsi que les principales pistes de réflexion sur lesquelles la commission planche en ce moment. 

Plusieurs thématiques ont été développées pendant 4 heures durant lesquelles, Chakib Benmoussa et quelques membres de la Commission ont détaillé les premières pistes de réflexion dans cinq domaines principaux à savoir le volet économique, le capital humain, la solidarité et la protection sociales, la jeunesse et la confiance. 

Le Covid-19, l'invité surprise du modèle de développement

La réflexion menée actuellement par les membres de la Commission ne peut faire fi du contexte actuelle marqué par une crise sans précédent. C'était justement un point central discuté lors de cette rencontre. 

"Cette pandémie a eu un impact sur la vision des populations et leurs priorités dans plusieurs domaines. Durant cette période, des sujets ont été mentionnés avec plus d'importance comme l'enseignement, la santé, la protection sociale, la recherche scientifique, l'industrie nationale, l'importance du rôle de l'Etat, la digitalisation", explique-t-il. 

"Cette pandémie a également engendré des changements au niveau international. On constate, le retour en force de la notion de la souveraineté particulièrement dans certains pays. Les règles du commerce mondiale sont touchées dans le sens où plusieurs pays évoquent désormais les barrières non douanières. On peut considérer que le niveau de croissance ne sera pas le même dans le monde, et on remarque la montée en puissance de certains pays sur la scène internationale ", poursuit le président de la CSMD. 

La crise, si elle met l'accent sur certains sujets, elle ébranle les certitudes et accentuent les incertitudes. Comment dans un environnement aussi incertain construire un modèle de développement ?

"C'est vrai que nous sommes dans une période où l'incertitude est bien plus importante que par le passé à la suite de cette crise multidimensionnelle. Mais l'incertitude ne veut pas dire vivre sous le diktat du court terme et vivre sans perspectives surtout quand on essaie de mener une réflexion sur un modèle à un horizon de temps de moyen et long terme", répond Larabi Jaidi, membre de la Commission. 

"Cette crise nous pousse à réfléchir sur les instruments qui nous permettent, si ce n'est pas de maîtriser totalement les incertitudes, en tous les cas d'en contrôler quelques retombées sur notre économie et notre société. Aujourd'hui tous les pays sont en train de réfléchir à comment réactiver les outils de prospective de long termes qui construisent des scénarii économiques et sociaux tenant compte des incertitudes sur les chocs ou sur les risques qui peuvent être rencontrés", poursuit-il.

"De la même manière, aujourd'hui beaucoup de pays sont en train de réfléchir à comment réactiver des mécanismes souples d'une planification stratégique qui permettent d'avoir une visibilité à moyen terme. De la même manière il faut revoir nos mécanismes de prévision économique à court terme. Ce sont des outils importants sur lesquels sont bâtis les budgets, les lois de finances notamment, et qui méritent d'être mieux affinés pour tenir compte d'un certain nombre de variables qui n'étaient pas intégrées dans nos instruments de prévisions", ajoute Larabi Jaidi. 

Pour sa part, Mohamed Fikrat qui préside le groupe de travail chargé du volet économique au sein de la commission explique "notre mandat vise à proposer un modèle, et quand on parle de modèle, il y a trois éléments importants. Le référentiel du modèle, le logiciel et les ambitions à rechercher à travers les propositions faites. Dès qu'on intègre ces trois éléments, normalement nous traversons le temps et tout ce qui est conjoncturel. Le Covid-19 reste un événement conjoncturel. Il est vrai qu'il influence la priorisation et la lecture que nous pouvons avoir des différentes thématiques".

"Le changement de la vision de la Commission est perceptible dans le renforcement de certaines convictions que les membres avaient avant la crise. La pandémie est venue conforter les membres dans ces convictions et les a rendus plus claires. La crise nous a poussé à être plus mobilisés pour leur concrétisation", ajoute Fikrat. 

Les dysfonctionnements à résoudre

Ainsi sur le volet économique, Mohammed Fikrat, a rappelé que "malgré les acquis et les efforts de développement réalisés par le pays jusqu'à présent, il y a des efforts à faire pour régler des dysfonctionnements et des faiblesses". Parmi ces dysfonctionnements, il cite :

- Une croissance qui ne crée pas assez d'emplois et participe parfois à l'aggravation des disparités.

- Le climat des affaires souffre de plusieurs faiblesses qui freinent la concurrence.

- Il existe encore des poches de corruption qui font obstacles au développement de notre économie.

- La faiblesse de la réglementation.

- La faiblesse de l'innovation, la recherche et le développement

"L'ensemble de ces éléments fait que la compétitivité de notre économie reste faible en comparaison avec d'autres pays que ce soit sur le marché national ou international", explique Fikrat.

"C'est que le secteur privé marocain n'est pas assez présent dans l'investissement et se tourne le plus souvent vers des activités de rente, avec un gain rapide et qui ne nécessitent pas un grand effort", souligne Mohamed Kikrat 

Les défis à relever 

Partant de cet état des lieux, le Maroc doit relever des défis pour "avoir une économie diversifiée, forte, durable, orientée essentiellement vers la création d'emplois et la création de richesses durables".

Ces défis, Mohammed Fikrat les résume comme suit: 

- Les mécanismes soutenant les activités qui participent aux changements structurelles de l'économie nationale et qui permettent de créer plus d'emplois et développement plus les espaces territoriaux

- Le renforcement du rôle et la responsabilité organisationnelle de l'Etat et en améliorer l'efficacité. "On a remarqué le rôle de l'Etat dans cette épreuve du Covid-19. Il joue un rôle majeur dans la régulation de la vie sociale et économique", explique Fikrat.

- L'encouragement, la réglementation et l'amélioration de la concurrence dans plusieurs domaines et secteurs pour attirer de nouveaux acteurs nationaux et internationaux.

- La simplification et le changement de certaines procédures administratives. 

- Le changement des mentalités pour mettre fin à la culture de la rente 

Le porte-parole du groupe de travail chargé du volet économique avance également qu'il y a plusieurs leviers qui sont actuellement à l'étude parmi lesquels :

- L'importance des compétences notamment les softskills. "Les entreprises notamment petites et moyennes rencontrent un problème relatif au facteur humain qui nécessite un important effort de formation continue. Si on travaille sur ce chantier, on donnera plus d'opportunités aux entreprises quelle que soit leur taille pour aller de l'avant et avoir une meilleure compétitivité", précise Fikrat. 

- L'importance de l'Etat comme investisseur et comme consommateur à travers la commande publique. "Nous menons une réflexion pour détailler comment utiliser la commande publique comme levier pour rendre plus fort le tissu des entreprises", ajoute notre interlocuteur. 

- Le monde rural est un point extrêmement important dans la réflexion sur le volet économique. "Nous devons sortir du paradigme de l'assistanat et aller vers celui du l'empowerment (l'autonomisation, ndlr). (...) Ce ne sont pas des gens à qui il faut servir des subventions dans le cadre de l'assistanat, mais dans un cadre d'accompagnement pour qu'ils se prennent en main et améliorent leur productivité et compétitivité de manière générale", explique Fikrat. 

Six mois de délai supplémentaire

La CSMD poursuit son travail. Elle a jusqu'à janvier 2021 pour livre son rapport final. Pour rappel, en juin dernier le Roi Mohammed VI lui a accordé un délai supplémentaire de 6 mois pour intégrer à ses travaux les effets de la crise du Covid-19. 

"Ce nouveau délai va nous permettre de reprendre les débats et les séances d'écoutes. Et c'est une occasion pour approfondir la réflexion sur plusieurs thématiques du modèle de développement, en y incluant les leçons de la crise et les changements structurels enregistrés sur les plans national et international", déclare Chakib Benmoussa président de la CSMD. Les prochaines séances d'écoute seront menées dans la région de Beni Mellal. 

Jusqu'à présent, la Commission spéciale a tenu 180 séances d'écoute et de concertations, a rencontré directement plus de 1.200 personnes et a reçu plus de 6.200 contributions écrites.

les résultats préliminaires des séances d’écoute font ressortir quelques constantes. "Le sujet qui revient avec force c’est celui de la confiance. Il figure en tête de liste des priorités parmi les sujets évoqués que ce soit par les citoyens, les acteurs politiques et institutionnels, l'administration, les acteurs économiques ou la société civile", avance Chakib Benmoussa. 

"Le deuxième point que je veux évoquer est qu'il y a une sorte de dualité ou une polarisation de la société marocaine. Ce point revient avec acuité dans les attentes des populations", ajoute-t-il. 

Ces attentes peuvent être classées en trois axes à savoir la justice sociale et territoriale, les libertés générales et la participation politique, et le développement économique.  

Les concertations reprendront aussi avec l'idée de recueillir la vision post-Covid des citoyens, acteurs politiques et économiques. "Cette pandémie a eu un impact sur la vision des populations et leurs priorités dans plusieurs domaines. Durant cette période, des sujets ont été mentionnés avec plus d’importance comme l'enseignement, la santé, la protection sociale, la recherche scientifique, l'industrie nationale, l'importance du rôle de l'Etat, la digitalisation", explique Benmoussa.

Modèle de développement: Comment la CSMD adapte sa réflexion à l'après Covid-19

Le 14 juillet 2020 à21:46

Modifié le 15 juillet 2020 à 12:52

Les répercussions du Covid-19 n'ont pas épargné le travail de la Commission Spéciale du Modèle de Développement (CSMD) qui doit les intégrer dans sa réflexion notamment sur le volet économique. Détails.

La Commission Spéciale du Modèle de Développement (CSMD) a tenu ce mardi 14 juillet une rencontre avec la presse pour présenter l'avancement de son travail, son bilan préliminaire ainsi que les principales pistes de réflexion sur lesquelles la commission planche en ce moment. 

Plusieurs thématiques ont été développées pendant 4 heures durant lesquelles, Chakib Benmoussa et quelques membres de la Commission ont détaillé les premières pistes de réflexion dans cinq domaines principaux à savoir le volet économique, le capital humain, la solidarité et la protection sociales, la jeunesse et la confiance. 

Le Covid-19, l'invité surprise du modèle de développement

La réflexion menée actuellement par les membres de la Commission ne peut faire fi du contexte actuelle marqué par une crise sans précédent. C'était justement un point central discuté lors de cette rencontre. 

"Cette pandémie a eu un impact sur la vision des populations et leurs priorités dans plusieurs domaines. Durant cette période, des sujets ont été mentionnés avec plus d'importance comme l'enseignement, la santé, la protection sociale, la recherche scientifique, l'industrie nationale, l'importance du rôle de l'Etat, la digitalisation", explique-t-il. 

"Cette pandémie a également engendré des changements au niveau international. On constate, le retour en force de la notion de la souveraineté particulièrement dans certains pays. Les règles du commerce mondiale sont touchées dans le sens où plusieurs pays évoquent désormais les barrières non douanières. On peut considérer que le niveau de croissance ne sera pas le même dans le monde, et on remarque la montée en puissance de certains pays sur la scène internationale ", poursuit le président de la CSMD. 

La crise, si elle met l'accent sur certains sujets, elle ébranle les certitudes et accentuent les incertitudes. Comment dans un environnement aussi incertain construire un modèle de développement ?

"C'est vrai que nous sommes dans une période où l'incertitude est bien plus importante que par le passé à la suite de cette crise multidimensionnelle. Mais l'incertitude ne veut pas dire vivre sous le diktat du court terme et vivre sans perspectives surtout quand on essaie de mener une réflexion sur un modèle à un horizon de temps de moyen et long terme", répond Larabi Jaidi, membre de la Commission. 

"Cette crise nous pousse à réfléchir sur les instruments qui nous permettent, si ce n'est pas de maîtriser totalement les incertitudes, en tous les cas d'en contrôler quelques retombées sur notre économie et notre société. Aujourd'hui tous les pays sont en train de réfléchir à comment réactiver les outils de prospective de long termes qui construisent des scénarii économiques et sociaux tenant compte des incertitudes sur les chocs ou sur les risques qui peuvent être rencontrés", poursuit-il.

"De la même manière, aujourd'hui beaucoup de pays sont en train de réfléchir à comment réactiver des mécanismes souples d'une planification stratégique qui permettent d'avoir une visibilité à moyen terme. De la même manière il faut revoir nos mécanismes de prévision économique à court terme. Ce sont des outils importants sur lesquels sont bâtis les budgets, les lois de finances notamment, et qui méritent d'être mieux affinés pour tenir compte d'un certain nombre de variables qui n'étaient pas intégrées dans nos instruments de prévisions", ajoute Larabi Jaidi. 

Pour sa part, Mohamed Fikrat qui préside le groupe de travail chargé du volet économique au sein de la commission explique "notre mandat vise à proposer un modèle, et quand on parle de modèle, il y a trois éléments importants. Le référentiel du modèle, le logiciel et les ambitions à rechercher à travers les propositions faites. Dès qu'on intègre ces trois éléments, normalement nous traversons le temps et tout ce qui est conjoncturel. Le Covid-19 reste un événement conjoncturel. Il est vrai qu'il influence la priorisation et la lecture que nous pouvons avoir des différentes thématiques".

"Le changement de la vision de la Commission est perceptible dans le renforcement de certaines convictions que les membres avaient avant la crise. La pandémie est venue conforter les membres dans ces convictions et les a rendus plus claires. La crise nous a poussé à être plus mobilisés pour leur concrétisation", ajoute Fikrat. 

Les dysfonctionnements à résoudre

Ainsi sur le volet économique, Mohammed Fikrat, a rappelé que "malgré les acquis et les efforts de développement réalisés par le pays jusqu'à présent, il y a des efforts à faire pour régler des dysfonctionnements et des faiblesses". Parmi ces dysfonctionnements, il cite :

- Une croissance qui ne crée pas assez d'emplois et participe parfois à l'aggravation des disparités.

- Le climat des affaires souffre de plusieurs faiblesses qui freinent la concurrence.

- Il existe encore des poches de corruption qui font obstacles au développement de notre économie.

- La faiblesse de la réglementation.

- La faiblesse de l'innovation, la recherche et le développement

"L'ensemble de ces éléments fait que la compétitivité de notre économie reste faible en comparaison avec d'autres pays que ce soit sur le marché national ou international", explique Fikrat.

"C'est que le secteur privé marocain n'est pas assez présent dans l'investissement et se tourne le plus souvent vers des activités de rente, avec un gain rapide et qui ne nécessitent pas un grand effort", souligne Mohamed Kikrat 

Les défis à relever 

Partant de cet état des lieux, le Maroc doit relever des défis pour "avoir une économie diversifiée, forte, durable, orientée essentiellement vers la création d'emplois et la création de richesses durables".

Ces défis, Mohammed Fikrat les résume comme suit: 

- Les mécanismes soutenant les activités qui participent aux changements structurelles de l'économie nationale et qui permettent de créer plus d'emplois et développement plus les espaces territoriaux

- Le renforcement du rôle et la responsabilité organisationnelle de l'Etat et en améliorer l'efficacité. "On a remarqué le rôle de l'Etat dans cette épreuve du Covid-19. Il joue un rôle majeur dans la régulation de la vie sociale et économique", explique Fikrat.

- L'encouragement, la réglementation et l'amélioration de la concurrence dans plusieurs domaines et secteurs pour attirer de nouveaux acteurs nationaux et internationaux.

- La simplification et le changement de certaines procédures administratives. 

- Le changement des mentalités pour mettre fin à la culture de la rente 

Le porte-parole du groupe de travail chargé du volet économique avance également qu'il y a plusieurs leviers qui sont actuellement à l'étude parmi lesquels :

- L'importance des compétences notamment les softskills. "Les entreprises notamment petites et moyennes rencontrent un problème relatif au facteur humain qui nécessite un important effort de formation continue. Si on travaille sur ce chantier, on donnera plus d'opportunités aux entreprises quelle que soit leur taille pour aller de l'avant et avoir une meilleure compétitivité", précise Fikrat. 

- L'importance de l'Etat comme investisseur et comme consommateur à travers la commande publique. "Nous menons une réflexion pour détailler comment utiliser la commande publique comme levier pour rendre plus fort le tissu des entreprises", ajoute notre interlocuteur. 

- Le monde rural est un point extrêmement important dans la réflexion sur le volet économique. "Nous devons sortir du paradigme de l'assistanat et aller vers celui du l'empowerment (l'autonomisation, ndlr). (...) Ce ne sont pas des gens à qui il faut servir des subventions dans le cadre de l'assistanat, mais dans un cadre d'accompagnement pour qu'ils se prennent en main et améliorent leur productivité et compétitivité de manière générale", explique Fikrat. 

Six mois de délai supplémentaire

La CSMD poursuit son travail. Elle a jusqu'à janvier 2021 pour livre son rapport final. Pour rappel, en juin dernier le Roi Mohammed VI lui a accordé un délai supplémentaire de 6 mois pour intégrer à ses travaux les effets de la crise du Covid-19. 

"Ce nouveau délai va nous permettre de reprendre les débats et les séances d'écoutes. Et c'est une occasion pour approfondir la réflexion sur plusieurs thématiques du modèle de développement, en y incluant les leçons de la crise et les changements structurels enregistrés sur les plans national et international", déclare Chakib Benmoussa président de la CSMD. Les prochaines séances d'écoute seront menées dans la région de Beni Mellal. 

Jusqu'à présent, la Commission spéciale a tenu 180 séances d'écoute et de concertations, a rencontré directement plus de 1.200 personnes et a reçu plus de 6.200 contributions écrites.

les résultats préliminaires des séances d’écoute font ressortir quelques constantes. "Le sujet qui revient avec force c’est celui de la confiance. Il figure en tête de liste des priorités parmi les sujets évoqués que ce soit par les citoyens, les acteurs politiques et institutionnels, l'administration, les acteurs économiques ou la société civile", avance Chakib Benmoussa. 

"Le deuxième point que je veux évoquer est qu'il y a une sorte de dualité ou une polarisation de la société marocaine. Ce point revient avec acuité dans les attentes des populations", ajoute-t-il. 

Ces attentes peuvent être classées en trois axes à savoir la justice sociale et territoriale, les libertés générales et la participation politique, et le développement économique.  

Les concertations reprendront aussi avec l'idée de recueillir la vision post-Covid des citoyens, acteurs politiques et économiques. "Cette pandémie a eu un impact sur la vision des populations et leurs priorités dans plusieurs domaines. Durant cette période, des sujets ont été mentionnés avec plus d’importance comme l'enseignement, la santé, la protection sociale, la recherche scientifique, l'industrie nationale, l'importance du rôle de l'Etat, la digitalisation", explique Benmoussa.

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