Les 4 piliers du nouveau modèle de développement, selon l’IRES

Remettre l’humain au cœur du développement, prendre soin de la nature, contribuer à la planétarisation et s’engager dans l’exponentialité. Ce sont les 4 piliers sur lesquels le nouveau modèle de développement du Maroc pourrait être bâti, selon l’Institut royal des études stratégique.

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Les 4 piliers du nouveau modèle de développement, selon l’IRES

Le 24 juin 2020 à 13:03

Modifié le 24 juin 2020 à 13:03

Ce dernier vient de publier son rapport stratégique 2019/2020 intitulé « Vers un nouveau modèle de développement ». Le document est une contribution au débat national sur le renouvellement du modèle de développement auquel le Roi a appelé dans son discours au Parlement en octobre 2017.

Le rapport stratégique est très détaillé. Il comprend plus de 250 pages. Médias24 livre ses conclusions.

Selon l’IRES, quatre ruptures majeures sont en train de changer la donne à l’échelle aussi bien nationale que mondiale :

- Le passage de la valeur matérielle aux valeurs immatérielles.

- La revalorisation de l’humain.

- La fin de l’économie de prédation.

- L’émergence rapide de technologies disruptives.

Ces ruptures ont été prises en compte dans l’élaboration de la proposition de l’institut qui repose sur 4 piliers :

- Remettre l’humain au cœur du développement.

- Prendre soin de la nature.

- Contribuer à la planétarisation.

- S’engager résolument dans « l’exponentialité ».

Pour l’IRES, pour que le Maroc puisse remettre l’humain au cœur du développement, il faudrait instaurer les conditions d’une économie humaine, opérer un changement radical d’état d’esprit en formant les jeunes, les enseignants et les adultes, revoir l’aménagement des espaces en rendant la ville plus humaine pour ses habitants et réduire de manière drastique les inégalités.

Pour prendre soin de la nature, il faudrait intégrer dans les politiques publiques l’adaptation au changement climatique et la réduction de l’empreinte écologique, réussir la transition vers une économie sobre en carbone, procéder à la régénération des ressources naturelles fortement dégradées et valoriser les services écosystémiques.

« L’évolution vers une économie de la régénération anticipative devrait être favorisée. Il s’agit, aussi, de développer le potentiel de la soutenabilité en mettant l’accent sur l’agriculture durable et sur l’extension au secteur agricole de l’approche par les écosystèmes », propose l’institut.

Pour ce qui est de la contribution à la planétarisation, le Maroc pourrait renforcer le développement territorial, améliorer l’accès à la connaissance mondiale et sa diffusion, faire émerger une économie bleue « à la marocaine » et accélérer l’intégration régionale de l’économie marocaine, en participant activement à la mise en place de la zone de libre-échange continentale.

Enfin, le Maroc devrait se préparer à affronter « l’exponentialité » des évolutions, selon l’IRES, en assurant la transition vers les valeurs ajoutées du futur grâce à la digitalisation avancée et au potentiel de la soutenabilité, en misant sur l’humain et sur l’innovation et en s’engageant dans un développement endogène.

Pour l’IRES, ces quatre piliers qui sont interdépendants doivent être soutenus par une nouvelle gouvernance dont les deux principes premiers sont la justice et l’équité d’une part, et la flexibilité et l’adaptation d’autre part. « Cette nouvelle gouvernance qui marquerait une rupture avec les pratiques du passé, devrait s’appuyer sur trois axes fondamentaux : le principe d’honnêteté, des modes d’action renouvelés ainsi que le nouveau leadership », conclut le rapport.

Les 4 piliers du nouveau modèle de développement, selon l’IRES

Le 24 juin 2020 à13:03

Modifié le 24 juin 2020 à 13:03

Remettre l’humain au cœur du développement, prendre soin de la nature, contribuer à la planétarisation et s’engager dans l’exponentialité. Ce sont les 4 piliers sur lesquels le nouveau modèle de développement du Maroc pourrait être bâti, selon l’Institut royal des études stratégique.

Ce dernier vient de publier son rapport stratégique 2019/2020 intitulé « Vers un nouveau modèle de développement ». Le document est une contribution au débat national sur le renouvellement du modèle de développement auquel le Roi a appelé dans son discours au Parlement en octobre 2017.

Le rapport stratégique est très détaillé. Il comprend plus de 250 pages. Médias24 livre ses conclusions.

Selon l’IRES, quatre ruptures majeures sont en train de changer la donne à l’échelle aussi bien nationale que mondiale :

- Le passage de la valeur matérielle aux valeurs immatérielles.

- La revalorisation de l’humain.

- La fin de l’économie de prédation.

- L’émergence rapide de technologies disruptives.

Ces ruptures ont été prises en compte dans l’élaboration de la proposition de l’institut qui repose sur 4 piliers :

- Remettre l’humain au cœur du développement.

- Prendre soin de la nature.

- Contribuer à la planétarisation.

- S’engager résolument dans « l’exponentialité ».

Pour l’IRES, pour que le Maroc puisse remettre l’humain au cœur du développement, il faudrait instaurer les conditions d’une économie humaine, opérer un changement radical d’état d’esprit en formant les jeunes, les enseignants et les adultes, revoir l’aménagement des espaces en rendant la ville plus humaine pour ses habitants et réduire de manière drastique les inégalités.

Pour prendre soin de la nature, il faudrait intégrer dans les politiques publiques l’adaptation au changement climatique et la réduction de l’empreinte écologique, réussir la transition vers une économie sobre en carbone, procéder à la régénération des ressources naturelles fortement dégradées et valoriser les services écosystémiques.

« L’évolution vers une économie de la régénération anticipative devrait être favorisée. Il s’agit, aussi, de développer le potentiel de la soutenabilité en mettant l’accent sur l’agriculture durable et sur l’extension au secteur agricole de l’approche par les écosystèmes », propose l’institut.

Pour ce qui est de la contribution à la planétarisation, le Maroc pourrait renforcer le développement territorial, améliorer l’accès à la connaissance mondiale et sa diffusion, faire émerger une économie bleue « à la marocaine » et accélérer l’intégration régionale de l’économie marocaine, en participant activement à la mise en place de la zone de libre-échange continentale.

Enfin, le Maroc devrait se préparer à affronter « l’exponentialité » des évolutions, selon l’IRES, en assurant la transition vers les valeurs ajoutées du futur grâce à la digitalisation avancée et au potentiel de la soutenabilité, en misant sur l’humain et sur l’innovation et en s’engageant dans un développement endogène.

Pour l’IRES, ces quatre piliers qui sont interdépendants doivent être soutenus par une nouvelle gouvernance dont les deux principes premiers sont la justice et l’équité d’une part, et la flexibilité et l’adaptation d’autre part. « Cette nouvelle gouvernance qui marquerait une rupture avec les pratiques du passé, devrait s’appuyer sur trois axes fondamentaux : le principe d’honnêteté, des modes d’action renouvelés ainsi que le nouveau leadership », conclut le rapport.

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