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Le coronavirus se propage en Europe, en Asie et au Brésil

Le coronavirus se propage en Europe, en Asie et au Brésil

Le 27 février 2020 à 10:00

Modifié le 27 février 2020 à 10:59

Le nouveau coronavirus progresse inexorablement: il a débarqué en Amérique latine, jusqu'ici épargnée par l'épidémie, en y entrant par le Brésil, tout en continuant à se propager en Europe et en Asie, attisant l'anxiété dans le monde entier.

La bourse de Sao Paulo, la plus grande mégapole d'Amérique latine avec 12 millions d'habitants, a aussitôt réagi en chutant de plus de 5% à la mi-séance. Le malade brésilien, un sexagénaire de Sao Paulo, avait séjourné en Italie, pays européen le plus touché.

Le Pakistan, pays frontalier à la fois de la Chine et de l'Iran, où les décès sont les plus nombreux, a également annoncé mercredi 26 février ses deux premiers cas. "Pas besoin de paniquer, les choses sont sous contrôle", a voulu rassurer le conseiller en santé du premier ministre, Zafar Mirza.

Aux Etats-Unis, jusqu'ici relativement épargnés, le président Donald Trump a prévu de s'exprimer sur le caronavirus à 23H00 GMT, mais il a déjà accusé ses opposants démocrates et certains médias de fomenter la "panique" et d'affoler les marchés, alors que les autorités sanitaires américaines prévoient pourtant une propagation sur le sol américain.

En Europe, Autriche, Suisse, Croatie, Macédoine du nord et Grèce sont désormais touchées, et la France a annoncé mercredi son premier mort français qui n'avait pas voyagé dans une zone à risque.

 Accalmie en Chine 

Le Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, une quarantaine de nations. Mais l'épidémie semble avoir atteint un pic en Chine: les autorités ont annoncé mercredi 52 nouveaux décès en 24 heures, le chiffre le plus bas depuis plus de trois semaines.

Le nouveau coronavirus a provoqué quelque 80.000 contaminations (dont près de 2.800 hors de Chine) et plus de 2.700 morts dans le monde, selon des chiffres communiqués mercredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'Italie, avec plus de 370 cas et 12 morts, apparaît de plus en plus comme une plateforme de diffusion du virus, ce qui a conduit de nombreux pays du continent à renforcer leurs dispositifs de prévention et de confinement.

Plusieurs pays ont conseillé à leurs citoyens de ne pas se rendre dans les régions touchées d'Italie, notamment l'Espagne, la Grande-Bretagne, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine, le Luxembourg, la République tchèque et la Roumanie.

Alors que Rome a pris des mesures draconiennes, dont la mise en quarantaine de 11 villes du nord, poumon économique du pays, les entreprises ont dû s'adapter rapidement, en développant notamment le télétravail.

 L'économie 

L'inquiétude est palpable aussi en dehors des entreprises: "Le problème c'est l'économie. On voit les chiffres, cette crise est en train de mettre le pays à genoux", s'inquiète Daniele Vaccari, un jeune pâtissier de Secugnago, un petit village du nord.

Mais d'autres profitent de la crise: masques et gels désinfectants se vendent désormais à prix d'or dans la péninsule, ce qui a conduit la police à saisir documents et données informatiques chez Amazon et eBay. "Super nouvelle! C'est une honte nationale de spéculer sur la peau des Italiens", s'est félicité le président de l'Union nationale des consommateurs Massimiliano Dona.

L'Afrique elle non plus n'est pas épargnée: un Italien arrivé le 17 février en Algérie est devenu la deuxième personne infectée du continent après un premier cas en Egypte.

"Se coordonner" 

"Nous ne devons pas tomber dans la panique", a toutefois exhorté mercredi à Rome la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides, tout en appelant les pays européens à "se préparer à une augmentation des cas et à bien se coordonner".

En Corée du sud, le nombre de contaminations a encore bondi pour dépasser le millier de cas. Le pays, qui dénombre 12 morts, est le premier foyer mondial de contamination après la Chine. Le bilan s'élève à 1.261 personnes touchées, après l'annonce de 284 nouveaux cas dont un soldat américain.

En Iran, le bilan est monté à 19 morts et 139 cas, le plus lourd en dehors de la Chine. Signe de tension, 24 personnes accusées d'avoir répandu en ligne des "rumeurs alarmistes" sur la propagation du coronavirus ont été arrêtées.

Mercredi soir, les autorités iraniennes ont annoncé des restrictions à la libre circulation pour les personnes infectées ou soupçonnées d'être infectées.

(Avec AFP)

Le coronavirus se propage en Europe, en Asie et au Brésil

Le 27 février 2020 à10:16

Modifié le 27 février 2020 à 10:59

Le nouveau coronavirus progresse inexorablement: il a débarqué en Amérique latine, jusqu'ici épargnée par l'épidémie, en y entrant par le Brésil, tout en continuant à se propager en Europe et en Asie, attisant l'anxiété dans le monde entier.

La bourse de Sao Paulo, la plus grande mégapole d'Amérique latine avec 12 millions d'habitants, a aussitôt réagi en chutant de plus de 5% à la mi-séance. Le malade brésilien, un sexagénaire de Sao Paulo, avait séjourné en Italie, pays européen le plus touché.

Le Pakistan, pays frontalier à la fois de la Chine et de l'Iran, où les décès sont les plus nombreux, a également annoncé mercredi 26 février ses deux premiers cas. "Pas besoin de paniquer, les choses sont sous contrôle", a voulu rassurer le conseiller en santé du premier ministre, Zafar Mirza.

Aux Etats-Unis, jusqu'ici relativement épargnés, le président Donald Trump a prévu de s'exprimer sur le caronavirus à 23H00 GMT, mais il a déjà accusé ses opposants démocrates et certains médias de fomenter la "panique" et d'affoler les marchés, alors que les autorités sanitaires américaines prévoient pourtant une propagation sur le sol américain.

En Europe, Autriche, Suisse, Croatie, Macédoine du nord et Grèce sont désormais touchées, et la France a annoncé mercredi son premier mort français qui n'avait pas voyagé dans une zone à risque.

 Accalmie en Chine 

Le Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, une quarantaine de nations. Mais l'épidémie semble avoir atteint un pic en Chine: les autorités ont annoncé mercredi 52 nouveaux décès en 24 heures, le chiffre le plus bas depuis plus de trois semaines.

Le nouveau coronavirus a provoqué quelque 80.000 contaminations (dont près de 2.800 hors de Chine) et plus de 2.700 morts dans le monde, selon des chiffres communiqués mercredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'Italie, avec plus de 370 cas et 12 morts, apparaît de plus en plus comme une plateforme de diffusion du virus, ce qui a conduit de nombreux pays du continent à renforcer leurs dispositifs de prévention et de confinement.

Plusieurs pays ont conseillé à leurs citoyens de ne pas se rendre dans les régions touchées d'Italie, notamment l'Espagne, la Grande-Bretagne, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine, le Luxembourg, la République tchèque et la Roumanie.

Alors que Rome a pris des mesures draconiennes, dont la mise en quarantaine de 11 villes du nord, poumon économique du pays, les entreprises ont dû s'adapter rapidement, en développant notamment le télétravail.

 L'économie 

L'inquiétude est palpable aussi en dehors des entreprises: "Le problème c'est l'économie. On voit les chiffres, cette crise est en train de mettre le pays à genoux", s'inquiète Daniele Vaccari, un jeune pâtissier de Secugnago, un petit village du nord.

Mais d'autres profitent de la crise: masques et gels désinfectants se vendent désormais à prix d'or dans la péninsule, ce qui a conduit la police à saisir documents et données informatiques chez Amazon et eBay. "Super nouvelle! C'est une honte nationale de spéculer sur la peau des Italiens", s'est félicité le président de l'Union nationale des consommateurs Massimiliano Dona.

L'Afrique elle non plus n'est pas épargnée: un Italien arrivé le 17 février en Algérie est devenu la deuxième personne infectée du continent après un premier cas en Egypte.

"Se coordonner" 

"Nous ne devons pas tomber dans la panique", a toutefois exhorté mercredi à Rome la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides, tout en appelant les pays européens à "se préparer à une augmentation des cas et à bien se coordonner".

En Corée du sud, le nombre de contaminations a encore bondi pour dépasser le millier de cas. Le pays, qui dénombre 12 morts, est le premier foyer mondial de contamination après la Chine. Le bilan s'élève à 1.261 personnes touchées, après l'annonce de 284 nouveaux cas dont un soldat américain.

En Iran, le bilan est monté à 19 morts et 139 cas, le plus lourd en dehors de la Chine. Signe de tension, 24 personnes accusées d'avoir répandu en ligne des "rumeurs alarmistes" sur la propagation du coronavirus ont été arrêtées.

Mercredi soir, les autorités iraniennes ont annoncé des restrictions à la libre circulation pour les personnes infectées ou soupçonnées d'être infectées.

(Avec AFP)

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