La consommation totale d'eau doit être intégrée dans la planification économique (HCP)

Selon le numéro 14 des “Brefs du Plan" du Haut-Commissariat au plan (HCP), intitulé "Modélisation de la consommation en eau intersectorielle dans l'économie marocaine", la consommation totale d'eau doit être prise en considération dans la planification de l'économie productive du Royaume et ce, pour éviter qu’un manque de cette ressource ne freine l’activité de plusieurs secteurs.

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La consommation totale d'eau doit être intégrée dans la planification économique (HCP)

Le 21 septembre 2020 à 17:18

Modifié le 21 septembre 2020 à 20:49

Cette étude illustre que la structure économique du pays est basée sur des secteurs qui consomment les plus grandes quantités d’eau, directement et indirectement. Et comment l’eau, non reconnue comme facteur de production, risque d’être un facteur limitant la croissance des secteurs essentiellement productifs.

Les données sur la consommation directe d’eau révèlent que la quantité d’eau consommée par le secteur primaire est beaucoup plus importante que celle consommée par les secteurs de l’industrie et des services, avec une consommation en eau d’environ 9 milliards de mètres cubes par an contre environ 1,28 milliard de mètres cubes par an, en ordre respectif.

"Ces statistiques mettent en évidence la loi bien connue selon laquelle l’agriculture est le principal utilisateur des ressources en eau au Maroc (jusqu’à 87,8% de la consommation totale d’eau)." souligne le HCP.

Selon l'étude du HCP, l’analyse de l’indicateur de consommation directe d’eau présente des faits multiples :

- La consommation d’eau des secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture est élevée par rapport à leurs productions respectives. Par conséquent, ces secteurs sont des exemples typiques de secteurs stratégiques de l’économie marocaine ayant une faible efficacité d’utilisation de l’eau.

- Il y a un changement de la situation du secteur industriel et du secteur des services, en l’occurrence les secteurs du bâtiment et de l’administration publique, de l’éducation et de la santé, dont la consommation directe est importante. Toutefois, la consommation par unité produite n’est pas aussi élevée qu’il n’y paraît à première vue.

Le HCP note toutefois que les secteurs qui ont obtenu une faible consommation directe par unité produite, tels que les industries alimentaires et tabac, les industries du textile et du cuir, les autres industries manufacturières hors raffinage de pétrole, les hôtels et restaurants et les activités financières et assurances, ont une forte utilisation indirecte de l’eau.

"L’analyse de l’indicateur de la consommation en eau indirecte démontre que la consommation d’eau des secteurs de l’industrie et des services a fortement augmenté." précise le HCP.

Ce fait est généralement ignoré dans les politiques qui se concentrent entièrement sur les valeurs mineures de la consommation directe d’eau par ces secteurs.

Dans ce sens, les secteurs tels que le commerce, l’industrie alimentaire, les hôtels et restaurants et l’eau et l’électricité, entre autres, consomment directement une faible fraction de l’eau. Toutefois, leur indicateur de consommation totale (indirecte + directe) est élevé. Cela signifie que la demande de ces secteurs de pointe contrôle les résultats que les autres secteurs doivent produire pour satisfaire cette demande. 

Par conséquent, cette étude met en relief que la consommation totale d’eau doit être prise en compte dans la planification de l’économie productive du pays.

D’autre part, la même source précise que l’économie marocaine, malgré la pénurie d’eau du pays, est basée sur des secteurs consommateurs d’eau dont les demandes en eau se chevauchent lors d’un choc exogène. 

Par conséquent, le manque ou l’absence d’eau, principal intrant, peuvent conduire ces grands secteurs à un étranglement de leur activité de production, avec des conséquences négatives évidentes pour l’économie dans son ensemble.

Selon l'étude, une perspective de poursuite à moyen terme consiste donc en la mise au point d’un modèle d’équilibre général calculable, multirégional, permettant la compréhension en détail des mécanismes économiques internes en jeu, et ce pour une meilleure gestion de la ressource en eau au Maroc.

La consommation totale d'eau doit être intégrée dans la planification économique (HCP)

Le 21 septembre 2020 à17:44

Modifié le 21 septembre 2020 à 20:49

Selon le numéro 14 des “Brefs du Plan" du Haut-Commissariat au plan (HCP), intitulé "Modélisation de la consommation en eau intersectorielle dans l'économie marocaine", la consommation totale d'eau doit être prise en considération dans la planification de l'économie productive du Royaume et ce, pour éviter qu’un manque de cette ressource ne freine l’activité de plusieurs secteurs.

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Cette étude illustre que la structure économique du pays est basée sur des secteurs qui consomment les plus grandes quantités d’eau, directement et indirectement. Et comment l’eau, non reconnue comme facteur de production, risque d’être un facteur limitant la croissance des secteurs essentiellement productifs.

Les données sur la consommation directe d’eau révèlent que la quantité d’eau consommée par le secteur primaire est beaucoup plus importante que celle consommée par les secteurs de l’industrie et des services, avec une consommation en eau d’environ 9 milliards de mètres cubes par an contre environ 1,28 milliard de mètres cubes par an, en ordre respectif.

"Ces statistiques mettent en évidence la loi bien connue selon laquelle l’agriculture est le principal utilisateur des ressources en eau au Maroc (jusqu’à 87,8% de la consommation totale d’eau)." souligne le HCP.

Selon l'étude du HCP, l’analyse de l’indicateur de consommation directe d’eau présente des faits multiples :

- La consommation d’eau des secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture est élevée par rapport à leurs productions respectives. Par conséquent, ces secteurs sont des exemples typiques de secteurs stratégiques de l’économie marocaine ayant une faible efficacité d’utilisation de l’eau.

- Il y a un changement de la situation du secteur industriel et du secteur des services, en l’occurrence les secteurs du bâtiment et de l’administration publique, de l’éducation et de la santé, dont la consommation directe est importante. Toutefois, la consommation par unité produite n’est pas aussi élevée qu’il n’y paraît à première vue.

Le HCP note toutefois que les secteurs qui ont obtenu une faible consommation directe par unité produite, tels que les industries alimentaires et tabac, les industries du textile et du cuir, les autres industries manufacturières hors raffinage de pétrole, les hôtels et restaurants et les activités financières et assurances, ont une forte utilisation indirecte de l’eau.

"L’analyse de l’indicateur de la consommation en eau indirecte démontre que la consommation d’eau des secteurs de l’industrie et des services a fortement augmenté." précise le HCP.

Ce fait est généralement ignoré dans les politiques qui se concentrent entièrement sur les valeurs mineures de la consommation directe d’eau par ces secteurs.

Dans ce sens, les secteurs tels que le commerce, l’industrie alimentaire, les hôtels et restaurants et l’eau et l’électricité, entre autres, consomment directement une faible fraction de l’eau. Toutefois, leur indicateur de consommation totale (indirecte + directe) est élevé. Cela signifie que la demande de ces secteurs de pointe contrôle les résultats que les autres secteurs doivent produire pour satisfaire cette demande. 

Par conséquent, cette étude met en relief que la consommation totale d’eau doit être prise en compte dans la planification de l’économie productive du pays.

D’autre part, la même source précise que l’économie marocaine, malgré la pénurie d’eau du pays, est basée sur des secteurs consommateurs d’eau dont les demandes en eau se chevauchent lors d’un choc exogène. 

Par conséquent, le manque ou l’absence d’eau, principal intrant, peuvent conduire ces grands secteurs à un étranglement de leur activité de production, avec des conséquences négatives évidentes pour l’économie dans son ensemble.

Selon l'étude, une perspective de poursuite à moyen terme consiste donc en la mise au point d’un modèle d’équilibre général calculable, multirégional, permettant la compréhension en détail des mécanismes économiques internes en jeu, et ce pour une meilleure gestion de la ressource en eau au Maroc.

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