L'ONCF a perdu 30% de son chiffre d'affaires en 2020 et espère un rattrapage en 2021

L'ONCF comme tous les transporteurs a été durement frappé par la crise du Covid-19, alors que l'année s'annonçait prometteuse. Un rattrapage partiel est prévu en 2021, annonce le communiqué publié à l'issue du conseil d'administration de l'Office.

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L'ONCF a perdu 30% de son chiffre d'affaires en 2020 et espère un rattrapage en 2021 (Photo Médias24)

Le 23 décembre 2020 à 15:19

Modifié le 23 décembre 2020 à 16:55

L'année 2019 avait tellement bien démarré que l'ONCF avait espéré atteindre un chiffre d'affaires exceptionnel de 4 milliards de DH. Finalement, il a été de 3,76 MMDH.

2020 a démarré sur cette lancée : jusqu'au 20 mars, tous les indicateurs étaient en forte amélioration. Le confinement et la réduction de la mobilité ont douché toutes les espérances par la suite. 2021 devrait permettre une reprise progressive, surtout avec les espoirs nés de la campagne de vaccination.

L’Office national des chemins de fer (ONCF) a tenu le 23 décembre, son conseil d’administration en mode visioconférence, sous la présidence de Abdelkader Amara, ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau.

Les travaux de cette session ont été consacrés à l’approbation des budgets 2021, l’examen de l’état d’avancement des chantiers inscrits dans le cadre du Protocole d’accord Etat-ONCF ainsi que des projets de développement du réseau ferré national.

  1. Amara a rappelé que la crise sanitaire a eu de lourdes répercussions sur différents secteurs, dont celui des transports, de par les mesures préventives décrétées par notre pays pour stopper la propagation du virus, imposant la limitation de la mobilité des personnes.

Le secteur ferroviaire qui n’a pas échappé à ces impacts, en a bien évidemment ressenti les effets. Toutefois ajoute le ministre, l’ONCF a su faire montre de résilience, d’adaptabilité et poursuit la mise en œuvre des préalables de la réforme de son modèle économique pour assurer une meilleure pérennité et soutenabilité à ce secteur vital, comme tracé au niveau du protocole d’accord régissant les relations Etat-ONCF pour la période 2019-2025.

Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l’ONCF a expliqué que face à cette conjoncture exceptionnelle, l’ONCF a été amené à se réinventer et à innover pour progresser, tout en s’engageant à agir autrement et plus efficacement vis-à-vis de ses parties prenantes.

Revenant sur les réalisations de l’année 2020, le directeur général rappelle qu’elles avaient certes démarré sur une croissance remarquable et à deux chiffres de l’ensemble de ses indicateurs d’activité Voyageurs. Durant le premier trimestre de l’année en cours (du 1er janvier au 20 mars) : pas moins de 8,8 millions de clients ont choisi le train pour leurs déplacements, soit + 11% par rapport à la même période de l’année 2019 et les trains ONCF, tous types confondus, ont affiché une régularité globale de 95%...

Pour ne citer qu’Al Boraq, le nouveau-né de l’offre ferroviaire nationale qui vient juste de souffler sa deuxième bougie, il avait entamé l’année avec tous les voyants au vert. Pour la seule période entre le 1er Janvier et le 20 mars 2020, le nombre de ses clients a augmenté de 28% en comparaison avec l’année précédente et ses trains ont affiché plus de 97,4% de régularité.

Les autres composantes de l’offre Voyageurs, aussi bien pendulaire qu’inter-city, avaient également démarré l’année 2020 sur un rythme de croissance très satisfaisant. Mais la crise sanitaire a freiné le trend haussier prometteur, enregistré au cours du 1er trimestre, impactant clairement les performances de cette activité. L’enjeu a été pour l’ONCF de participer pleinement à l’effort de notre pays, dans sa lutte anti-Covid, de respecter scrupuleusement les mesures sanitaires, tout en limitant au maximum l’impact de la pandémie sur le secteur.

Pour ce qui est de l’activité fret et logistique ONCF, au moment où la crise sanitaire de la Covid-19 était en train d’impacter lourdement plusieurs secteurs d’activité, elle a pu globalement se démarquer en faisant preuve de plus de résilience et en enregistrant une amélioration soutenue de ses performances et en l’inscrivant dans une tendance haussière.

En effet, et pour répondre à la demande de ses clients, une organisation alliant continuité du trafic de marchandises et sécurité des circulations a permis aux trains fret de continuer à circuler à un rythme renforcé tout en enregistrant une amélioration notable de leurs indicateurs, en termes de nombre, capacité, consistance et régularité….

Tous les moyens humains et matériels ont été ainsi mobilisés, dans le respect strict des normes sanitaires, pour assurer l’acheminement et l’approvisionnement entre autres, des produits de première nécessité, vers les différentes régions du Royaume. A titre d’exemple, pour la seule période entre le 12 mars et fin mai 2020, ce ne sont pas moins de 6 millions de tonnes de marchandises qui ont été transportées et 4.400 trains de marchandises diverses et de phosphate qui ont circulé avec plus de 12 points de gagné, en termes de régularité.

Ainsi, et malgré la réduction du trafic Voyageurs, l’ONCF prévoit une baisse du chiffre d’affaires 2020 limitée à -30% grâce à la résilience des activités fret et phosphate. Selon les calculs de Médias24, cela représente un recul de 1,13 milliard de DH, pour être ramené à 2,63 milliards de DH.

En parallèle, l’office a engagé un plan ambitieux d’optimisation de ses charges ayant permis d’atténuer le poids de cette baisse du chiffre d’affaires.
En termes d’investissement, l’ONCF s’est limité à l’achèvement des opérations en cours, et aux projets de maintien de la sécurité et de la qualité de service.

S’agissant des budgets d’exploitation et d’investissements 2021, le directeur général a précisé qu’ils ont été élaborés en tenant compte des orientations de la circulaire du ministère des Finances en termes de relance économique post-Covid-19. Ils s’appuient sur les hypothèses de reprise progressive des activités Voyageurs, grâce notamment à la campagne imminente de vaccination, ainsi que sur la continuité de la croissance pour les activités fret et logistique.

Ces budgets prévoient pour l’année 2021 un chiffre d’affaires de 3,1 milliards de DH (contre une estimation de 2,63 MMDH en 2020) et des investissements de 2,7 milliards de DH.

Enfin, le directeur général a rappelé les grandes lignes du plan de relance de l’activité ferroviaire, post-Covid. Il sera essentiellement axé sur la réadaptation de la stratégie, en tenant compte des changements, l’accélération de la transformation digitale, la redynamisation des activités clés, le renforcement de la synergie du Groupe ONCF, la promotion d’un écosystème autour du ferroviaire et la rénovation de la chaîne de valeur industrielle. 

(Photo Médias24)

L'ONCF a perdu 30% de son chiffre d'affaires en 2020 et espère un rattrapage en 2021

Le 23 décembre 2020 à15:42

Modifié le 23 décembre 2020 à 16:55

L'ONCF comme tous les transporteurs a été durement frappé par la crise du Covid-19, alors que l'année s'annonçait prometteuse. Un rattrapage partiel est prévu en 2021, annonce le communiqué publié à l'issue du conseil d'administration de l'Office.

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L'année 2019 avait tellement bien démarré que l'ONCF avait espéré atteindre un chiffre d'affaires exceptionnel de 4 milliards de DH. Finalement, il a été de 3,76 MMDH.

2020 a démarré sur cette lancée : jusqu'au 20 mars, tous les indicateurs étaient en forte amélioration. Le confinement et la réduction de la mobilité ont douché toutes les espérances par la suite. 2021 devrait permettre une reprise progressive, surtout avec les espoirs nés de la campagne de vaccination.

L’Office national des chemins de fer (ONCF) a tenu le 23 décembre, son conseil d’administration en mode visioconférence, sous la présidence de Abdelkader Amara, ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau.

Les travaux de cette session ont été consacrés à l’approbation des budgets 2021, l’examen de l’état d’avancement des chantiers inscrits dans le cadre du Protocole d’accord Etat-ONCF ainsi que des projets de développement du réseau ferré national.

  1. Amara a rappelé que la crise sanitaire a eu de lourdes répercussions sur différents secteurs, dont celui des transports, de par les mesures préventives décrétées par notre pays pour stopper la propagation du virus, imposant la limitation de la mobilité des personnes.

Le secteur ferroviaire qui n’a pas échappé à ces impacts, en a bien évidemment ressenti les effets. Toutefois ajoute le ministre, l’ONCF a su faire montre de résilience, d’adaptabilité et poursuit la mise en œuvre des préalables de la réforme de son modèle économique pour assurer une meilleure pérennité et soutenabilité à ce secteur vital, comme tracé au niveau du protocole d’accord régissant les relations Etat-ONCF pour la période 2019-2025.

Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l’ONCF a expliqué que face à cette conjoncture exceptionnelle, l’ONCF a été amené à se réinventer et à innover pour progresser, tout en s’engageant à agir autrement et plus efficacement vis-à-vis de ses parties prenantes.

Revenant sur les réalisations de l’année 2020, le directeur général rappelle qu’elles avaient certes démarré sur une croissance remarquable et à deux chiffres de l’ensemble de ses indicateurs d’activité Voyageurs. Durant le premier trimestre de l’année en cours (du 1er janvier au 20 mars) : pas moins de 8,8 millions de clients ont choisi le train pour leurs déplacements, soit + 11% par rapport à la même période de l’année 2019 et les trains ONCF, tous types confondus, ont affiché une régularité globale de 95%...

Pour ne citer qu’Al Boraq, le nouveau-né de l’offre ferroviaire nationale qui vient juste de souffler sa deuxième bougie, il avait entamé l’année avec tous les voyants au vert. Pour la seule période entre le 1er Janvier et le 20 mars 2020, le nombre de ses clients a augmenté de 28% en comparaison avec l’année précédente et ses trains ont affiché plus de 97,4% de régularité.

Les autres composantes de l’offre Voyageurs, aussi bien pendulaire qu’inter-city, avaient également démarré l’année 2020 sur un rythme de croissance très satisfaisant. Mais la crise sanitaire a freiné le trend haussier prometteur, enregistré au cours du 1er trimestre, impactant clairement les performances de cette activité. L’enjeu a été pour l’ONCF de participer pleinement à l’effort de notre pays, dans sa lutte anti-Covid, de respecter scrupuleusement les mesures sanitaires, tout en limitant au maximum l’impact de la pandémie sur le secteur.

Pour ce qui est de l’activité fret et logistique ONCF, au moment où la crise sanitaire de la Covid-19 était en train d’impacter lourdement plusieurs secteurs d’activité, elle a pu globalement se démarquer en faisant preuve de plus de résilience et en enregistrant une amélioration soutenue de ses performances et en l’inscrivant dans une tendance haussière.

En effet, et pour répondre à la demande de ses clients, une organisation alliant continuité du trafic de marchandises et sécurité des circulations a permis aux trains fret de continuer à circuler à un rythme renforcé tout en enregistrant une amélioration notable de leurs indicateurs, en termes de nombre, capacité, consistance et régularité….

Tous les moyens humains et matériels ont été ainsi mobilisés, dans le respect strict des normes sanitaires, pour assurer l’acheminement et l’approvisionnement entre autres, des produits de première nécessité, vers les différentes régions du Royaume. A titre d’exemple, pour la seule période entre le 12 mars et fin mai 2020, ce ne sont pas moins de 6 millions de tonnes de marchandises qui ont été transportées et 4.400 trains de marchandises diverses et de phosphate qui ont circulé avec plus de 12 points de gagné, en termes de régularité.

Ainsi, et malgré la réduction du trafic Voyageurs, l’ONCF prévoit une baisse du chiffre d’affaires 2020 limitée à -30% grâce à la résilience des activités fret et phosphate. Selon les calculs de Médias24, cela représente un recul de 1,13 milliard de DH, pour être ramené à 2,63 milliards de DH.

En parallèle, l’office a engagé un plan ambitieux d’optimisation de ses charges ayant permis d’atténuer le poids de cette baisse du chiffre d’affaires.
En termes d’investissement, l’ONCF s’est limité à l’achèvement des opérations en cours, et aux projets de maintien de la sécurité et de la qualité de service.

S’agissant des budgets d’exploitation et d’investissements 2021, le directeur général a précisé qu’ils ont été élaborés en tenant compte des orientations de la circulaire du ministère des Finances en termes de relance économique post-Covid-19. Ils s’appuient sur les hypothèses de reprise progressive des activités Voyageurs, grâce notamment à la campagne imminente de vaccination, ainsi que sur la continuité de la croissance pour les activités fret et logistique.

Ces budgets prévoient pour l’année 2021 un chiffre d’affaires de 3,1 milliards de DH (contre une estimation de 2,63 MMDH en 2020) et des investissements de 2,7 milliards de DH.

Enfin, le directeur général a rappelé les grandes lignes du plan de relance de l’activité ferroviaire, post-Covid. Il sera essentiellement axé sur la réadaptation de la stratégie, en tenant compte des changements, l’accélération de la transformation digitale, la redynamisation des activités clés, le renforcement de la synergie du Groupe ONCF, la promotion d’un écosystème autour du ferroviaire et la rénovation de la chaîne de valeur industrielle. 

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