L'histoire judéo-marocaine enseignée dès cette année à l'école primaire

Ce week-end à Essaouira, l'histoire judéo-marocaine, la diversité culturelle, la tolérance et l'avenir des jeunes Souiris ont été au centre des évènements. Entre conventions, congrès et visites d'écoles... Voici les faits marquants.

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L'histoire judéo-marocaine enseignée dès cette année à l'école primaire (Photo MAP)

Le 23 novembre 2020 à 16:05

Modifié le 23 novembre 2020 à 16:52

Ce samedi 21 novembre, a été organisée à "Bayt Dakira" à Essaouira une cérémonie de signature d'une convention de partenariat et de coopération visant la promotion des valeurs de tolérance, de diversité et de coexistence au sein des établissements scolaires et universitaires. 

Saaid Amzazi, ministre de l'Education nationale, André Azoulay, conseiller du Roi Mohammed VI et président-fondateur de l'association "Essaouira-Mogador", ainsi que Abdellah Ouzitane, président-fondateur du centre d'études et de recherches sur le Droit Hébraïque au Maroc, Tarik Ottmani, président du bureau exécutif de l'association "Essaouira-Mogador" et Adil El Maliki, gouverneur de la province d'Essaouira, ont été présents lors de cet événement et signataires de la Convention.

La signature de cette convention constitue, selon M. Amzazi, une des initiatives grâce auxquelles "les générations montantes connaîtront davantage l'Histoire de leur pays, qui va leur inculquer les valeurs de tolérance, d'amour, de cohabitation, de sévérité et de vivre ensemble".

Elle intervient, selon le ministre, "après la publication, il y a quelques semaines, sur les nouveaux manuels scolaires des 5ème et 6ème années du cycle primaire de tout un exercice pour enseigner l'histoire judéo-marocaine".

La culture juive enseignée à l'école  

Selon M. Amzazi, le ministère a permis de "revisiter les cours et manuels d'histoire du programme des 5ème et 6ème années du cycle primaire, dans le cadre du renouvellement régulier des curriculums et sous l'impulsion du Roi Mohammed VI", rapporte la MAP. 

Ainsi, ont été introduits des exercices portant sur la ville d'Essaouira, sa fondation ainsi que de son développement grâce aux décisions du sultan Moulay Mohammed Benabbdellah, mais aussi sur l'existence, la cohabitation et la tolérance entre les trois religions monothéistes au sein de la ville d'Essaouira, entre le passé et présent. 

Pour M. Amzazi, l'introduction de "ce chaînon manquant de notre Histoire", s'aligne parfaitement et en totale conformité avec la Constitution du Royaume, rapporte la MAP. 

L'enseignement de la culture juive dans l'école marocaine, permet selon M. Azoulay de montrer "à nos enfants la profondeur et la place du Judaïsme marocain dans l'histoire longue de notre pays".

Création de clubs de tolérance dans les établissements d'enseignement

La diversité et la coopération sont au coeur des préoccupations de tous les signataires de cette Convention. C'est pourquoi, un avenant à ladite Convention a été signé par la Direction provinciale de l'éducation nationale à Essaouira, le Centre d'études et de recherches sur le Droit hébraïque au Maroc et l'Association Essaouira-Mogador.

Cet avenant vise à mettre en oeuvre un programme d'action commun sur une durée de deux ans, qui porte notamment sur la création, au sein des établissements d'enseignement, de "clubs de tolérance et de coexistence dans la diversité". 

Le ministère de l'Education nationale s'est engagé à généraliser, organiser, promouvoir et assurer la réussite de ces clubs qui bénéficieront d'un encadrement pédagogique et culturel auxquels contribueront le centre d'études et de recherches sur le Droit hébraïque au Maroc et l'association Essaouira-Mogador. 

Cette dernière s'est engagée à ouvrir "Bayt Dakira" ainsi que l'espace du centre culturel "Dar Souiri" aux élèves et étudiants, dans le cadre des activités des "clubs de tolérance". 

Pour mettre en exergue la diversité culturelle, les signataires de la convention prévoient de renforcer les programmes éducatifs, culturels, scientifiques et de recherches, mais aussi de procéder à une ouverture sur les institutions culturelles et les centres de recherches incubateurs de projets culturels afin de consolider les valeurs de tolérance, de coexistence et de diversité. 

Par ailleurs, l'un des objectifs de cette convention est de promouvoir les talents et initiatives des enfants et des jeunes mais aussi d'associer les élèves et les étudiants, sans discrimination aucune, aux activités portant sur les questions de diversité et d'échanges culturels.

Pour veiller à la bonne application des actions prévues dans la convention, une commission mixte sera créée pour suivre, évaluer et contrôler la mise en oeuvre de ces engagements. 

Des projets pour les jeunes Souiris

L'enseignement de la culture juive dans les écoles primaires et la création de clubs de tolérance dans les établissements d'enseignement ne constituent pas les seuls faits marquants de ce week-end à Essaouira. 

En effet, toujours dans le cadre de l'amélioration des opportunités à offrir aux jeunes Souiris, le ministre a effectué, samedi 21 novembre, une visite de terrain dans plusieurs établissements scolaires de la ville et co-signé une convention portant sur la création d'un village pilote d'appui et de formation en milieu rural.

Ce village a pour objectif de contribuer à la réinsertion professionnelle des jeunes. Son ouverture est prévue pour la rentrée scolaire 2021-2022.

La veille, M. Amzazi a procédé à Zaouiat Ben Hmida, dans la province d'Essaouira, à la pose de la première pierre pour la construction du lycée qualifiant "Najib Mahfoud" dont le coût total avoisine les 17 MDH. Le même jour, le ministre a inauguré, dans la commune d'Aquermoud, le lycée qualifiant "Omar Khiam".

M. Azoulay a quant à lui participé, ce dimanche 22 novembre, au second congrès international des territoires innovants, organisé par l'Ecole Supérieure de Technologie (EST) d'Essaouira. 

Le conseiller du Roi a déclaré, lors de cet évènement que "2021 sera une année charnière avec la création d'un cycle de classes préparatoires aux grandes écoles, la mise en place d'une école supérieure des Arts, de l'ingénierie culturelle et des métiers de l'événementiel et l'élargissement de l'EST souirie aux disciplines de l'ingénierie". 

De plus, M. Azoulay s'est arrêté sur les "progrès décisifs enregistrés ces dernières semaines pour la création de la future Université Internationale d'Essaouira", qui va "profondément changer, consolider et élargir pour demain les atouts et les chances d'Essaouira-Mogador". 

(Photo MAP)

L'histoire judéo-marocaine enseignée dès cette année à l'école primaire

Le 23 novembre 2020 à16:52

Modifié le 23 novembre 2020 à 16:52

Ce week-end à Essaouira, l'histoire judéo-marocaine, la diversité culturelle, la tolérance et l'avenir des jeunes Souiris ont été au centre des évènements. Entre conventions, congrès et visites d'écoles... Voici les faits marquants.

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Ce samedi 21 novembre, a été organisée à "Bayt Dakira" à Essaouira une cérémonie de signature d'une convention de partenariat et de coopération visant la promotion des valeurs de tolérance, de diversité et de coexistence au sein des établissements scolaires et universitaires. 

Saaid Amzazi, ministre de l'Education nationale, André Azoulay, conseiller du Roi Mohammed VI et président-fondateur de l'association "Essaouira-Mogador", ainsi que Abdellah Ouzitane, président-fondateur du centre d'études et de recherches sur le Droit Hébraïque au Maroc, Tarik Ottmani, président du bureau exécutif de l'association "Essaouira-Mogador" et Adil El Maliki, gouverneur de la province d'Essaouira, ont été présents lors de cet événement et signataires de la Convention.

La signature de cette convention constitue, selon M. Amzazi, une des initiatives grâce auxquelles "les générations montantes connaîtront davantage l'Histoire de leur pays, qui va leur inculquer les valeurs de tolérance, d'amour, de cohabitation, de sévérité et de vivre ensemble".

Elle intervient, selon le ministre, "après la publication, il y a quelques semaines, sur les nouveaux manuels scolaires des 5ème et 6ème années du cycle primaire de tout un exercice pour enseigner l'histoire judéo-marocaine".

La culture juive enseignée à l'école  

Selon M. Amzazi, le ministère a permis de "revisiter les cours et manuels d'histoire du programme des 5ème et 6ème années du cycle primaire, dans le cadre du renouvellement régulier des curriculums et sous l'impulsion du Roi Mohammed VI", rapporte la MAP. 

Ainsi, ont été introduits des exercices portant sur la ville d'Essaouira, sa fondation ainsi que de son développement grâce aux décisions du sultan Moulay Mohammed Benabbdellah, mais aussi sur l'existence, la cohabitation et la tolérance entre les trois religions monothéistes au sein de la ville d'Essaouira, entre le passé et présent. 

Pour M. Amzazi, l'introduction de "ce chaînon manquant de notre Histoire", s'aligne parfaitement et en totale conformité avec la Constitution du Royaume, rapporte la MAP. 

L'enseignement de la culture juive dans l'école marocaine, permet selon M. Azoulay de montrer "à nos enfants la profondeur et la place du Judaïsme marocain dans l'histoire longue de notre pays".

Création de clubs de tolérance dans les établissements d'enseignement

La diversité et la coopération sont au coeur des préoccupations de tous les signataires de cette Convention. C'est pourquoi, un avenant à ladite Convention a été signé par la Direction provinciale de l'éducation nationale à Essaouira, le Centre d'études et de recherches sur le Droit hébraïque au Maroc et l'Association Essaouira-Mogador.

Cet avenant vise à mettre en oeuvre un programme d'action commun sur une durée de deux ans, qui porte notamment sur la création, au sein des établissements d'enseignement, de "clubs de tolérance et de coexistence dans la diversité". 

Le ministère de l'Education nationale s'est engagé à généraliser, organiser, promouvoir et assurer la réussite de ces clubs qui bénéficieront d'un encadrement pédagogique et culturel auxquels contribueront le centre d'études et de recherches sur le Droit hébraïque au Maroc et l'association Essaouira-Mogador. 

Cette dernière s'est engagée à ouvrir "Bayt Dakira" ainsi que l'espace du centre culturel "Dar Souiri" aux élèves et étudiants, dans le cadre des activités des "clubs de tolérance". 

Pour mettre en exergue la diversité culturelle, les signataires de la convention prévoient de renforcer les programmes éducatifs, culturels, scientifiques et de recherches, mais aussi de procéder à une ouverture sur les institutions culturelles et les centres de recherches incubateurs de projets culturels afin de consolider les valeurs de tolérance, de coexistence et de diversité. 

Par ailleurs, l'un des objectifs de cette convention est de promouvoir les talents et initiatives des enfants et des jeunes mais aussi d'associer les élèves et les étudiants, sans discrimination aucune, aux activités portant sur les questions de diversité et d'échanges culturels.

Pour veiller à la bonne application des actions prévues dans la convention, une commission mixte sera créée pour suivre, évaluer et contrôler la mise en oeuvre de ces engagements. 

Des projets pour les jeunes Souiris

L'enseignement de la culture juive dans les écoles primaires et la création de clubs de tolérance dans les établissements d'enseignement ne constituent pas les seuls faits marquants de ce week-end à Essaouira. 

En effet, toujours dans le cadre de l'amélioration des opportunités à offrir aux jeunes Souiris, le ministre a effectué, samedi 21 novembre, une visite de terrain dans plusieurs établissements scolaires de la ville et co-signé une convention portant sur la création d'un village pilote d'appui et de formation en milieu rural.

Ce village a pour objectif de contribuer à la réinsertion professionnelle des jeunes. Son ouverture est prévue pour la rentrée scolaire 2021-2022.

La veille, M. Amzazi a procédé à Zaouiat Ben Hmida, dans la province d'Essaouira, à la pose de la première pierre pour la construction du lycée qualifiant "Najib Mahfoud" dont le coût total avoisine les 17 MDH. Le même jour, le ministre a inauguré, dans la commune d'Aquermoud, le lycée qualifiant "Omar Khiam".

M. Azoulay a quant à lui participé, ce dimanche 22 novembre, au second congrès international des territoires innovants, organisé par l'Ecole Supérieure de Technologie (EST) d'Essaouira. 

Le conseiller du Roi a déclaré, lors de cet évènement que "2021 sera une année charnière avec la création d'un cycle de classes préparatoires aux grandes écoles, la mise en place d'une école supérieure des Arts, de l'ingénierie culturelle et des métiers de l'événementiel et l'élargissement de l'EST souirie aux disciplines de l'ingénierie". 

De plus, M. Azoulay s'est arrêté sur les "progrès décisifs enregistrés ces dernières semaines pour la création de la future Université Internationale d'Essaouira", qui va "profondément changer, consolider et élargir pour demain les atouts et les chances d'Essaouira-Mogador". 

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