Khalid Ait Taleb : "Nous produirons localement l'hydroxychloroquine"

Malgré les recommandations de l'OMS, le ministre de la Santé maintient sa confiance en l'efficacité de l'hydroxychloroquine. Le Maroc a importé la matière brute de cette molécule qui sera produite localement. La commercialisation est prévue pour début juillet au plus tard.

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Le 28 mai 2020 à 15:42

Modifié le 30 mai 2020 à 13:34

« Nous avons importé la matière brute de d’hydroxychloroquine pour la produire localement. Les premières ventes sont prévues pour fin juin ou début juillet 2020 », a annoncé Khalid Ait Taleb, ministre de la Santé. Il intervenait ce jeudi 28 mai lors d’une réunion avec la commission des secteurs sociaux (Chambre des représentants).

Par cette annonce, le ministre confirme indirectement la poursuite, par le Maroc, de l’usage de ce médicament malgré la suspension des essais cliniques avec l’hydroxychloroquine menés par l’Organisation mondiale de la santé chez les patients atteints par le Covid-19.

Le ministre défend ce choix qui n’a pas été fait « par hasard ou par défaut ». Les autorités sanitaires ont «procédé à des études cliniques qui ont donné des résultats très positifs. Au niveau national, il existe 3 études en cours concernant l’usage de la chloroquine », ajoute l’intervenant, qui maintient sa confiance en l’efficacité de cette molécule controversée.

« Biologiquement, cette efficacité de la chloroquine est observée lors de la phase initiale de l’infection ». Le médicament agit sur la réponse immunitaire cellulaire.

Pour M. Ait Taleb, « l’important c’est le résultat. Au Maroc, le résultat est que les Marocains guérissent lorsqu’ils utilisent la chloroquine dès les premières étapes de la maladie. Le nombre de décès au Maroc est parmi les plus faibles au monde ».

Sur la position de l’OMS, le ministre relativise. Cette organisation « n’a pas arrêté la chloroquine, elle a suspendu temporairement les essais cliniques à base de chloroquine. Elle n’a pas le droit d’imposer l’arrêt de l’utilisation du protocole actuel. Car cela toucherait à la liberté de prescription du médecin ».

Quant à la question des effets indésirables, le ministre rappelle que « nous utilisons le sulfate de chloroquine et le sulfate d’hydroxychloroquine depuis longtemps pour le traitement des maladies chroniques et le paludisme. Nous n’avons jamais débattu de leurs effets indésirables ». L’intervenant se dit surpris que ce débat émerge avec le covid-19.

« Notre système de pharmacovigilance n’a enregistré aucun cas de décès lié à la prise de chloroquine », insiste M. Ait Taleb, ajoutant que « nous n’avons noté que deux cas d’éruption [cutanée], liée à une interaction avec d'autres médicaments ». 

Khalid Ait Taleb : "Nous produirons localement l'hydroxychloroquine"

Le 28 mai 2020 à15:45

Modifié le 30 mai 2020 à 13:34

Malgré les recommandations de l'OMS, le ministre de la Santé maintient sa confiance en l'efficacité de l'hydroxychloroquine. Le Maroc a importé la matière brute de cette molécule qui sera produite localement. La commercialisation est prévue pour début juillet au plus tard.

« Nous avons importé la matière brute de d’hydroxychloroquine pour la produire localement. Les premières ventes sont prévues pour fin juin ou début juillet 2020 », a annoncé Khalid Ait Taleb, ministre de la Santé. Il intervenait ce jeudi 28 mai lors d’une réunion avec la commission des secteurs sociaux (Chambre des représentants).

Par cette annonce, le ministre confirme indirectement la poursuite, par le Maroc, de l’usage de ce médicament malgré la suspension des essais cliniques avec l’hydroxychloroquine menés par l’Organisation mondiale de la santé chez les patients atteints par le Covid-19.

Le ministre défend ce choix qui n’a pas été fait « par hasard ou par défaut ». Les autorités sanitaires ont «procédé à des études cliniques qui ont donné des résultats très positifs. Au niveau national, il existe 3 études en cours concernant l’usage de la chloroquine », ajoute l’intervenant, qui maintient sa confiance en l’efficacité de cette molécule controversée.

« Biologiquement, cette efficacité de la chloroquine est observée lors de la phase initiale de l’infection ». Le médicament agit sur la réponse immunitaire cellulaire.

Pour M. Ait Taleb, « l’important c’est le résultat. Au Maroc, le résultat est que les Marocains guérissent lorsqu’ils utilisent la chloroquine dès les premières étapes de la maladie. Le nombre de décès au Maroc est parmi les plus faibles au monde ».

Sur la position de l’OMS, le ministre relativise. Cette organisation « n’a pas arrêté la chloroquine, elle a suspendu temporairement les essais cliniques à base de chloroquine. Elle n’a pas le droit d’imposer l’arrêt de l’utilisation du protocole actuel. Car cela toucherait à la liberté de prescription du médecin ».

Quant à la question des effets indésirables, le ministre rappelle que « nous utilisons le sulfate de chloroquine et le sulfate d’hydroxychloroquine depuis longtemps pour le traitement des maladies chroniques et le paludisme. Nous n’avons jamais débattu de leurs effets indésirables ». L’intervenant se dit surpris que ce débat émerge avec le covid-19.

« Notre système de pharmacovigilance n’a enregistré aucun cas de décès lié à la prise de chloroquine », insiste M. Ait Taleb, ajoutant que « nous n’avons noté que deux cas d’éruption [cutanée], liée à une interaction avec d'autres médicaments ». 

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