La Bourse de Paris conclut sa pire semaine depuis mars

(AFP)

La Bourse de Paris a conclu sa pire semaine depuis mars vendredi, en dépit d'une clôture dans le vert (+0,54%), les investisseurs restant paralysés par les incertitudes entourant l'élection présidentielle américaine et la crise sanitaire.

L'indice CAC a gagné 24,57 points à 4.594,24 points. Sur la semaine, il a cédé 6,33%, et il a reculé de 23,15% depuis le 1er janvier.

Après une ouverture en baisse, la cote parisienne a mieux résisté que les autres places européennes grâce à une bonne performance de plusieurs poids lourds de l'indice, dont font partie le secteur bancaire et de l'énergie.

Il n'empêche que la place parisienne a signé sa "pire semaine depuis mars", souligne Boris Rochereuil, gérant de portefeuilles à Degroof Petercam.

"Tant qu'il n'y aura pas de vision claire sur qui sera à la tête des États-Unis et du Sénat américain qui doit donner son accord sur les mesures de stimulus, c'est difficile de se positionner", explique l'expert.

C'est pourquoi, "bien que les chiffres américains publiés au cours de la séance continuent d'être bons, il y a beaucoup d'attentisme", observe-t-il.

Plusieurs statistiques positives de premier plan aux États-Unis et en zone euro n'ont pas suffi à redonner du baume au cœur au marché inquiet de l'impact de la deuxième vague de la pandémie sur l'économie.

Aux États-Unis, la confiance des consommateurs américains a atteint en octobre son plus haut niveau depuis le début de la pandémie.

Les revenus et les dépenses des ménages américains ont augmenté plus qu'attendu en septembre et ce, malgré l'absence d'un nouveau plan de soutien à l'économie jugé nécessaire pour relancer la croissance.

Comme les États-Unis, qui ont annoncé jeudi une hausse record de leur PIB au troisième trimestre, l'économie européenne a affiché un rebond plus fort que prévu durant l'été, après la récession historique du printemps.

Mais les nouvelles restrictions sanitaires dans de nombreux pays de la zone euro, même si elles sont moins brutales qu'en mars, font peser un risque de freinage de la reprise économique.

"Une rechute du PIB au quatrième trimestre en Europe est désormais inévitable après des statistiques étonnamment résilientes au troisième trimestre", prévient Emmanuel Auboyneau, gérant associé de Amplegest.

Le gouvernement français table désormais sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 11% sur l'ensemble de l'année 2020, contre -10% prévu jusqu'ici.

Côté valeurs, Saint Gobain (+4,69% à 33,50 euros) a fini en haut du palmarès, devant Safran (+3,38% à 90,52 euros) et Total (+2,75% à 25,82 euros).

BNP Paribas est monté de 1,88% à 29,86 euros, Société Générale de 2,56% à 11,64 euros et Crédit Agricole de 1,83% à 6,78 euros.

En revanche, le secteur technologique a pâti de la publication d'Apple qui a vu son chiffre d'affaires reculer de près de 30% en rythme annuel en Chine. Worldline s'est replié de 2,26% à 63,64 euros et STMicroelectronics de 1,47% à 26,15 euros.

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La Bourse de Paris conclut sa pire semaine depuis mars

Le 30 octobre 2020 à18:19

La Bourse de Paris a conclu sa pire semaine depuis mars vendredi, en dépit d'une clôture dans le vert (+0,54%), les investisseurs restant paralysés par les incertitudes entourant l'élection présidentielle américaine et la crise sanitaire.

L'indice CAC a gagné 24,57 points à 4.594,24 points. Sur la semaine, il a cédé 6,33%, et il a reculé de 23,15% depuis le 1er janvier.

Après une ouverture en baisse, la cote parisienne a mieux résisté que les autres places européennes grâce à une bonne performance de plusieurs poids lourds de l'indice, dont font partie le secteur bancaire et de l'énergie.

Il n'empêche que la place parisienne a signé sa "pire semaine depuis mars", souligne Boris Rochereuil, gérant de portefeuilles à Degroof Petercam.

"Tant qu'il n'y aura pas de vision claire sur qui sera à la tête des États-Unis et du Sénat américain qui doit donner son accord sur les mesures de stimulus, c'est difficile de se positionner", explique l'expert.

C'est pourquoi, "bien que les chiffres américains publiés au cours de la séance continuent d'être bons, il y a beaucoup d'attentisme", observe-t-il.

Plusieurs statistiques positives de premier plan aux États-Unis et en zone euro n'ont pas suffi à redonner du baume au cœur au marché inquiet de l'impact de la deuxième vague de la pandémie sur l'économie.

Aux États-Unis, la confiance des consommateurs américains a atteint en octobre son plus haut niveau depuis le début de la pandémie.

Les revenus et les dépenses des ménages américains ont augmenté plus qu'attendu en septembre et ce, malgré l'absence d'un nouveau plan de soutien à l'économie jugé nécessaire pour relancer la croissance.

Comme les États-Unis, qui ont annoncé jeudi une hausse record de leur PIB au troisième trimestre, l'économie européenne a affiché un rebond plus fort que prévu durant l'été, après la récession historique du printemps.

Mais les nouvelles restrictions sanitaires dans de nombreux pays de la zone euro, même si elles sont moins brutales qu'en mars, font peser un risque de freinage de la reprise économique.

"Une rechute du PIB au quatrième trimestre en Europe est désormais inévitable après des statistiques étonnamment résilientes au troisième trimestre", prévient Emmanuel Auboyneau, gérant associé de Amplegest.

Le gouvernement français table désormais sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 11% sur l'ensemble de l'année 2020, contre -10% prévu jusqu'ici.

Côté valeurs, Saint Gobain (+4,69% à 33,50 euros) a fini en haut du palmarès, devant Safran (+3,38% à 90,52 euros) et Total (+2,75% à 25,82 euros).

BNP Paribas est monté de 1,88% à 29,86 euros, Société Générale de 2,56% à 11,64 euros et Crédit Agricole de 1,83% à 6,78 euros.

En revanche, le secteur technologique a pâti de la publication d'Apple qui a vu son chiffre d'affaires reculer de près de 30% en rythme annuel en Chine. Worldline s'est replié de 2,26% à 63,64 euros et STMicroelectronics de 1,47% à 26,15 euros.

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