La campagne de Trump encore fragilisée par le Covid-19

(AFP)

La gestion du Covid-19 rattrape Donald Trump dans la dernière ligne droite de la campagne, après l'apparente résignation montrée dimanche 25 octobre par l'un de ses proches face à la pandémie et de nouvelles contaminations dans l'entourage de la Maison Blanche.


"Voilà ce que nous allons faire. Nous n'allons pas contrôler la pandémie, nous allons contrôler le fait qu'on puisse avoir des vaccins", a déclaré dimanche matin sur CNN Mark Meadows, le chef de cabinet de la Maison Blanche.

"C'est un virus contagieux comme la grippe", a-t-il développé, relancé par la journaliste qui l'interviewait, avant d'expliquer qu'il était impossible "de mettre l'Amérique en quarantaine".

"Ils admettent la défaite", a immédiatement réagi la colistière de Joe Biden, la sénatrice Kamala Harris, répétant qu'il s'agissait là du "plus grand échec de toutes les administrations présidentielles de l'histoire des Etats-Unis".

"Ils ont abandonné leur droit à une second mandat", a-t-elle ajouté alors qu'elle faisait campagne pour l'élection du 3 novembre dans l'Etat disputé du Michigan.

Devancé par Joe Biden dans les sondages, Donald Trump est critiqué par une majorité d'Américains pour sa gestion de la pandémie et sa réticence à soutenir des mesures visant à limiter sa propagation, comme le port généralisé du masque.

Le pays a battu, deux jours de suite, son record d'infections quotidiennes au Covid-19 (près de 90.000 nouveaux cas détectés samedi) et près de 225.000 Américains sont morts du virus.

Outre le contexte sanitaire national, cette polémique intervient alors que le coronavirus touche de nouveau la Maison Blanche, dans l'entourage du vice-président Mike Pence.

Son chef de cabinet "Mark Short et quelques autres membres importants de l'équipe du vice-président ont attrapé le coronavirus", a confirmé Mark Meadows.

Mike Pence et son épouse sont quant à eux négatifs. En tant que "personnel indispensable", le vice-président ne va pas modifier son agenda et va continuer la campagne, a fait savoir un porte-parole.

"J'ai parlé au vice-président hier à minuit et je peux vous dire qu'il porte un masque, qu'il respecte les distanciations physiques et que quand il parle, il enlève son masque avant de le remettre", a tenté de rassurer Mark Meadows.

Prudence

La Maison Blanche, très critiquée car le masque n'y est pas toujours porté, est devenue un foyer de contamination le mois dernier quand une douzaine de personnes, dont le président Donald Trump, sont tombées malades. Elles avaient assisté à une cérémonie en l'honneur de la juge Amy Coney Barrett, nommée par le président républicain pour siéger à la Cour suprême.

Mais ces nouveaux cas détectés n'ont pas empêché, à 9 jours de l'élection du 3 novembre, le camp Trump d'intensifier les attaques contre son adversaire démocrate Joe Biden, qui, notamment par respect des consignes sanitaires, mène une campagne beaucoup moins intense que le milliardaire républicain.

Dimanche matin sur la chaine Fox News, Tim Murtaugh, directeur de la communication de l'équipe de campagne de Donald Trump, a raillé le candidat de 77 ans et mis en doute sa forme physique. Il a pris "cinq jours de repos sur les six" qui ont précédé le débat présidentiel de jeudi dernier, a-t-il ironisé.

"Le président Trump a accompli plus en 47 mois que Joe Biden en 47 années d'échecs", a appuyé Tim Murtaugh.

Peu après ces commentaires, alors que l'ancien vice-président démocrate revenait de l'église proche de son dimicile de Wilmington (Delaware), son équipe de campagne a annoncé aux journalistes qu'aucun évènement n'était à attendre dans la journée.

"La différence entre ce que nous faisons et ce que fait Donald Trump, c'est que nous nous agissons avec prudence", a répondu une responsable de la campagne de Joe Biden, Kate Bedingfield, sur NBC.

Après une journée-marathon samedi, qui l'a vu voter en Floride avant d'enchaîner trois meetings dans trois Etats différents et entrer à une heure du matin à la Maison Blanche, le milliardaire républicain, 74 ans, repartira dans l'après-midi dans le New Hampshire et le Maine.

Avec une stratégie claire: essayer de rééditer l'exploit de 2016 en occupant le terrain par une intense série déplacements. En espérant une nouvelle fois faire mentir les sondages.

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La campagne de Trump encore fragilisée par le Covid-19

Le 26 octobre 2020 à09:29

La gestion du Covid-19 rattrape Donald Trump dans la dernière ligne droite de la campagne, après l'apparente résignation montrée dimanche 25 octobre par l'un de ses proches face à la pandémie et de nouvelles contaminations dans l'entourage de la Maison Blanche.


"Voilà ce que nous allons faire. Nous n'allons pas contrôler la pandémie, nous allons contrôler le fait qu'on puisse avoir des vaccins", a déclaré dimanche matin sur CNN Mark Meadows, le chef de cabinet de la Maison Blanche.

"C'est un virus contagieux comme la grippe", a-t-il développé, relancé par la journaliste qui l'interviewait, avant d'expliquer qu'il était impossible "de mettre l'Amérique en quarantaine".

"Ils admettent la défaite", a immédiatement réagi la colistière de Joe Biden, la sénatrice Kamala Harris, répétant qu'il s'agissait là du "plus grand échec de toutes les administrations présidentielles de l'histoire des Etats-Unis".

"Ils ont abandonné leur droit à une second mandat", a-t-elle ajouté alors qu'elle faisait campagne pour l'élection du 3 novembre dans l'Etat disputé du Michigan.

Devancé par Joe Biden dans les sondages, Donald Trump est critiqué par une majorité d'Américains pour sa gestion de la pandémie et sa réticence à soutenir des mesures visant à limiter sa propagation, comme le port généralisé du masque.

Le pays a battu, deux jours de suite, son record d'infections quotidiennes au Covid-19 (près de 90.000 nouveaux cas détectés samedi) et près de 225.000 Américains sont morts du virus.

Outre le contexte sanitaire national, cette polémique intervient alors que le coronavirus touche de nouveau la Maison Blanche, dans l'entourage du vice-président Mike Pence.

Son chef de cabinet "Mark Short et quelques autres membres importants de l'équipe du vice-président ont attrapé le coronavirus", a confirmé Mark Meadows.

Mike Pence et son épouse sont quant à eux négatifs. En tant que "personnel indispensable", le vice-président ne va pas modifier son agenda et va continuer la campagne, a fait savoir un porte-parole.

"J'ai parlé au vice-président hier à minuit et je peux vous dire qu'il porte un masque, qu'il respecte les distanciations physiques et que quand il parle, il enlève son masque avant de le remettre", a tenté de rassurer Mark Meadows.

Prudence

La Maison Blanche, très critiquée car le masque n'y est pas toujours porté, est devenue un foyer de contamination le mois dernier quand une douzaine de personnes, dont le président Donald Trump, sont tombées malades. Elles avaient assisté à une cérémonie en l'honneur de la juge Amy Coney Barrett, nommée par le président républicain pour siéger à la Cour suprême.

Mais ces nouveaux cas détectés n'ont pas empêché, à 9 jours de l'élection du 3 novembre, le camp Trump d'intensifier les attaques contre son adversaire démocrate Joe Biden, qui, notamment par respect des consignes sanitaires, mène une campagne beaucoup moins intense que le milliardaire républicain.

Dimanche matin sur la chaine Fox News, Tim Murtaugh, directeur de la communication de l'équipe de campagne de Donald Trump, a raillé le candidat de 77 ans et mis en doute sa forme physique. Il a pris "cinq jours de repos sur les six" qui ont précédé le débat présidentiel de jeudi dernier, a-t-il ironisé.

"Le président Trump a accompli plus en 47 mois que Joe Biden en 47 années d'échecs", a appuyé Tim Murtaugh.

Peu après ces commentaires, alors que l'ancien vice-président démocrate revenait de l'église proche de son dimicile de Wilmington (Delaware), son équipe de campagne a annoncé aux journalistes qu'aucun évènement n'était à attendre dans la journée.

"La différence entre ce que nous faisons et ce que fait Donald Trump, c'est que nous nous agissons avec prudence", a répondu une responsable de la campagne de Joe Biden, Kate Bedingfield, sur NBC.

Après une journée-marathon samedi, qui l'a vu voter en Floride avant d'enchaîner trois meetings dans trois Etats différents et entrer à une heure du matin à la Maison Blanche, le milliardaire républicain, 74 ans, repartira dans l'après-midi dans le New Hampshire et le Maine.

Avec une stratégie claire: essayer de rééditer l'exploit de 2016 en occupant le terrain par une intense série déplacements. En espérant une nouvelle fois faire mentir les sondages.

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