Trump prêt à agir par décret faute d'accord au Congrès sur un nouveau plan d'aide

(AFP)

Faute d'accord au Congrès, Donald Trump pourrait décréter dès ce week-end des mesures temporaires pour venir en aide aux millions d'Américains menacés d'expulsion et frappés par le chômage à cause de la pandémie.

Après deux semaines de négociations infructueuses entre la Maison Blanche et les démocrates, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a déclaré vendredi vouloir "recommander au président que nous avancions ce week-end" avec "certains décrets".

"Ceci n'est pas notre premier choix mais les gens n'ont plus d'allocation chômage supplémentaire et c'est donc un point sur lequel nous allons recommander d'agir par décret", a-t-il poursuivi.

La Maison Blanche compte également en signer pour bloquer les "expulsions de locataires" et suspendre le remboursement des "prêts étudiants", a-t-il énuméré, sans préciser quels décrets seraient signés dès ce week-end.

Une coupe temporaire dans les charges salariales devrait aussi faire l'objet d'un décret.

"Cela va prendre un peu de temps pour les finaliser et les faire avancer mais nous allons le faire aussi vite que possible car le président veut agir", a poursuivi M. Mnuchin devant les journalistes.

Néanmoins, "le président voudrait que nous parvenions à un accord" car tous s'entendent sur le fait qu'un plan plus durable et mieux financé, inscrit dans la loi, sera "meilleur pour les Américains", a-t-il ajouté.

Toutes les parties se sont d'ailleurs dites prêtes vendredi à poursuivre les négociations, pourtant tendues, à moins de trois mois de l'élection présidentielle.

La présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi et le chef des démocrates au Sénat Chuck "Schumer ne sont intéressés que par de l'argent pour sauver les villes et Etats démocrates mal gérés!" a tonné Donald Trump après l'échec des négociations.

"Rien à voir avec le Virus de Chine! (Ils) veulent 1.000 milliards de dollars. Pas d'intérêt. Nous suivons une autre voie", a-t-il tweeté.

Les démocrates ont proposé des mesures à hauteur de 3.000 milliards de dollars, face à 1.000 milliards côté Maison Blanche.

Vendredi, l'opposition a proposé un compromis à 2.000 milliards. "Malheureusement, ils l'ont rejeté", a déclaré Chuck Schumer.

Les décrets, "faibles et insuffisants", ne feront que reporter les paiements et ne seront donc "pas efficaces", a-t-il mis en garde.

- "Perdre son élan" -

"En l'absence d'aide budgétaire supplémentaire, l'économie dans son ensemble risque de perdre son élan", selon les analystes d'Oxford Economics.

Car les milliards de dollars distribués depuis le mois de mars ont permis à des entreprises de continuer à payer les salaires, ou à des ménages de continuer à consommer, évitant à des commerces de mettre la clé sous la porte.

Le plan titanesque de 2.200 milliards de dollars adopté fin mars incluait un moratoire pour empêcher les expulsions, et une aide de 600 dollars par semaine pour les chômeurs, en plus de celles allouées par les Etats.

Ces mesures sont arrivées à terme fin juillet, et les chômeurs doivent désormais se serrer la ceinture. Car les indemnités chômage sont versées, selon les Etats, pendant trois à six mois maximum, et leur montant varie de 235 à 823 dollars par semaine.

La prolongation de cette aide, qui a empêché des millions de foyers de tomber dans la pauvreté, ne fait pas débat.

Mais son montant est l'un des grands points de désaccord: les républicains proposent de l'abaisser à 200 dollars, la Maison Blanche négocie 400 dollars, et les démocrates veulent conserver 600 dollars.

- Chômage en baisse -

Le taux de chômage a continué à reculer en juillet, à 10,2% contre 11,1% en juin. Il est désormais bien loin des 14,7% du mois d'avril, mais toujours très supérieur aux 3,5% de février.

Les licenciements de mars et avril ont été si massifs que les emplois créés depuis mai laissent encore des dizaines de millions d'Américains sans travail.

Et le redressement de la première économie du monde, parti tambour battant à la fin du printemps à la faveur d'un assouplissement des mesures de confinement, a pris du plomb dans l'aile dès juin, lorsque le virus est reparti de plus belle dans une large partie du pays.

Résultat, l'économie américaine a créé 1,8 million d'emplois en juillet, un rythme très ralenti par rapport aux 4,8 millions de création enregistrées en juin.

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Trump prêt à agir par décret faute d'accord au Congrès sur un nouveau plan d'aide

Le 07 août 2020 à23:24

Faute d'accord au Congrès, Donald Trump pourrait décréter dès ce week-end des mesures temporaires pour venir en aide aux millions d'Américains menacés d'expulsion et frappés par le chômage à cause de la pandémie.

Après deux semaines de négociations infructueuses entre la Maison Blanche et les démocrates, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a déclaré vendredi vouloir "recommander au président que nous avancions ce week-end" avec "certains décrets".

"Ceci n'est pas notre premier choix mais les gens n'ont plus d'allocation chômage supplémentaire et c'est donc un point sur lequel nous allons recommander d'agir par décret", a-t-il poursuivi.

La Maison Blanche compte également en signer pour bloquer les "expulsions de locataires" et suspendre le remboursement des "prêts étudiants", a-t-il énuméré, sans préciser quels décrets seraient signés dès ce week-end.

Une coupe temporaire dans les charges salariales devrait aussi faire l'objet d'un décret.

"Cela va prendre un peu de temps pour les finaliser et les faire avancer mais nous allons le faire aussi vite que possible car le président veut agir", a poursuivi M. Mnuchin devant les journalistes.

Néanmoins, "le président voudrait que nous parvenions à un accord" car tous s'entendent sur le fait qu'un plan plus durable et mieux financé, inscrit dans la loi, sera "meilleur pour les Américains", a-t-il ajouté.

Toutes les parties se sont d'ailleurs dites prêtes vendredi à poursuivre les négociations, pourtant tendues, à moins de trois mois de l'élection présidentielle.

La présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi et le chef des démocrates au Sénat Chuck "Schumer ne sont intéressés que par de l'argent pour sauver les villes et Etats démocrates mal gérés!" a tonné Donald Trump après l'échec des négociations.

"Rien à voir avec le Virus de Chine! (Ils) veulent 1.000 milliards de dollars. Pas d'intérêt. Nous suivons une autre voie", a-t-il tweeté.

Les démocrates ont proposé des mesures à hauteur de 3.000 milliards de dollars, face à 1.000 milliards côté Maison Blanche.

Vendredi, l'opposition a proposé un compromis à 2.000 milliards. "Malheureusement, ils l'ont rejeté", a déclaré Chuck Schumer.

Les décrets, "faibles et insuffisants", ne feront que reporter les paiements et ne seront donc "pas efficaces", a-t-il mis en garde.

- "Perdre son élan" -

"En l'absence d'aide budgétaire supplémentaire, l'économie dans son ensemble risque de perdre son élan", selon les analystes d'Oxford Economics.

Car les milliards de dollars distribués depuis le mois de mars ont permis à des entreprises de continuer à payer les salaires, ou à des ménages de continuer à consommer, évitant à des commerces de mettre la clé sous la porte.

Le plan titanesque de 2.200 milliards de dollars adopté fin mars incluait un moratoire pour empêcher les expulsions, et une aide de 600 dollars par semaine pour les chômeurs, en plus de celles allouées par les Etats.

Ces mesures sont arrivées à terme fin juillet, et les chômeurs doivent désormais se serrer la ceinture. Car les indemnités chômage sont versées, selon les Etats, pendant trois à six mois maximum, et leur montant varie de 235 à 823 dollars par semaine.

La prolongation de cette aide, qui a empêché des millions de foyers de tomber dans la pauvreté, ne fait pas débat.

Mais son montant est l'un des grands points de désaccord: les républicains proposent de l'abaisser à 200 dollars, la Maison Blanche négocie 400 dollars, et les démocrates veulent conserver 600 dollars.

- Chômage en baisse -

Le taux de chômage a continué à reculer en juillet, à 10,2% contre 11,1% en juin. Il est désormais bien loin des 14,7% du mois d'avril, mais toujours très supérieur aux 3,5% de février.

Les licenciements de mars et avril ont été si massifs que les emplois créés depuis mai laissent encore des dizaines de millions d'Américains sans travail.

Et le redressement de la première économie du monde, parti tambour battant à la fin du printemps à la faveur d'un assouplissement des mesures de confinement, a pris du plomb dans l'aile dès juin, lorsque le virus est reparti de plus belle dans une large partie du pays.

Résultat, l'économie américaine a créé 1,8 million d'emplois en juillet, un rythme très ralenti par rapport aux 4,8 millions de création enregistrées en juin.

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