Wall Street, sans direction, reste vigilante face au virus

(AFP)

Wall Street hésitait vendredi en début de séance dans un marché scrutant l'évolution de la situation sanitaire aux Etats-Unis et se préparant à la publication de nombreux résultats trimestriels d'entreprises.

Vers 14H25 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, montait de 0,28% à 25.777,48 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,21% à 10.525,98 points.

L'indice élargi S&P 500 grappillait 0,07% à 3.154,36 points.

La Bourse de New York avait fini sans direction claire jeudi, dans un marché soutenu par ses géants technologiques mais contrarié par le nombre de nouvelles infections au coronavirus aux Etats-Unis et ses possibles conséquences sur l'économie du pays: le Dow Jones avait cédé 1,39% tandis que le Nasdaq était monté de 0,53%, atteignant un nouveau record.

"Il semble que les investisseurs souhaitent évacuer la notion de risque à l'approche d'une fin de semaine où les cas de coronavirus ont continué de flamber, renforçant les craintes sur la reprise économique", relève JJ Kinahan, responsable de la stratégie marchés pour TD Ameritrade.

"Il est possible qu'ils fassent aussi preuve de prudence alors que la saison des résultats va battre son plein la semaine prochaine et que les profits des grandes entreprises devraient être lourdement affectés par les conséquences du coronavirus", ajoute M. Kinahan.

Les grandes banques américaines, JP Morgan Chase, Citigroup, Wells Fargo, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Bank of America, doivent faire état de leur bilan de santé trimestriel la semaine prochaine.

Delta Air Lines et Netflix feront partie des autres grands noms de Wall Street à publier leurs revenus et leurs bénéfices entre avril et juin.

Par ailleurs, la dette publique mondiale va atteindre cette année un pic historique pour représenter 101,5% du PIB mondial, soit plus qu'à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, ont souligné deux responsables du Fonds monétaire international dans un article de blog publié vendredi.

Les auteurs de l'article ont toutefois estimé que les gouvernements devraient se garder de réduire trop tôt leurs dépenses en faveur de leur économie au risque sinon de compromettre la reprise.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans de la dette américaine baissait à 0,6021%, contre 0,6135% jeudi soir.

- Gilead progresse -

Parmi les valeurs du jour, Gilead montait de 2,21%. La biotech américaine a publié vendredi de nouvelles données sur le remdesivir, montrant que cet antiviral réduisait de 62% le risque de mortalité chez les patients gravement atteints du coronavirus par rapport aux soins normaux.

United Airlines prenait 2,06%. Selon plusieurs médias américains, la compagnie aérienne est parvenue à un accord avec un syndicat de pilotes au sujet du chômage technique et des retraites anticipées. L'entreprise, durement frappée par la chute du transport aérien avec la pandémie, avait prévenu mercredi qu'elle pourrait licencier jusqu'à 36.000 salariés en octobre, soit plus d'un tiers de ses salariés.

Par ailleurs, la note de United a été abaissée vendredi de BB- à B+ par l'agence de notation S&P Global Ratings, qui dit s'attendre à ce que l'entreprise manque de liquidités en 2020 en raison de l'effondrement des réservations.

Disney, qui doit rouvrir samedi son célèbre parc d'attractions à Orlando en Floride, montait de 0,26%. La reprise de la saison du championnat américain de basket NBA aura lieu dans le parc à partir du 30 juillet, mais la recrudescence du coronavirus aux Etats-Unis suscite de nombreuses inquiétudes.

Les croisiéristes Carnival (+3,74%), Royal Caribbean (+3,26%) et Norwegian Cruise Line (+1,78%), particulièrement dépendants d'une réouverture rapide de l'économie, étaient orientés à la hausse.

Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel
Rendez-vous Partenaires
(AFP)

Wall Street, sans direction, reste vigilante face au virus

Le 10 juillet 2020 à15:49

Wall Street hésitait vendredi en début de séance dans un marché scrutant l'évolution de la situation sanitaire aux Etats-Unis et se préparant à la publication de nombreux résultats trimestriels d'entreprises.

Vers 14H25 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, montait de 0,28% à 25.777,48 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, cédait 0,21% à 10.525,98 points.

L'indice élargi S&P 500 grappillait 0,07% à 3.154,36 points.

La Bourse de New York avait fini sans direction claire jeudi, dans un marché soutenu par ses géants technologiques mais contrarié par le nombre de nouvelles infections au coronavirus aux Etats-Unis et ses possibles conséquences sur l'économie du pays: le Dow Jones avait cédé 1,39% tandis que le Nasdaq était monté de 0,53%, atteignant un nouveau record.

"Il semble que les investisseurs souhaitent évacuer la notion de risque à l'approche d'une fin de semaine où les cas de coronavirus ont continué de flamber, renforçant les craintes sur la reprise économique", relève JJ Kinahan, responsable de la stratégie marchés pour TD Ameritrade.

"Il est possible qu'ils fassent aussi preuve de prudence alors que la saison des résultats va battre son plein la semaine prochaine et que les profits des grandes entreprises devraient être lourdement affectés par les conséquences du coronavirus", ajoute M. Kinahan.

Les grandes banques américaines, JP Morgan Chase, Citigroup, Wells Fargo, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Bank of America, doivent faire état de leur bilan de santé trimestriel la semaine prochaine.

Delta Air Lines et Netflix feront partie des autres grands noms de Wall Street à publier leurs revenus et leurs bénéfices entre avril et juin.

Par ailleurs, la dette publique mondiale va atteindre cette année un pic historique pour représenter 101,5% du PIB mondial, soit plus qu'à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, ont souligné deux responsables du Fonds monétaire international dans un article de blog publié vendredi.

Les auteurs de l'article ont toutefois estimé que les gouvernements devraient se garder de réduire trop tôt leurs dépenses en faveur de leur économie au risque sinon de compromettre la reprise.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans de la dette américaine baissait à 0,6021%, contre 0,6135% jeudi soir.

- Gilead progresse -

Parmi les valeurs du jour, Gilead montait de 2,21%. La biotech américaine a publié vendredi de nouvelles données sur le remdesivir, montrant que cet antiviral réduisait de 62% le risque de mortalité chez les patients gravement atteints du coronavirus par rapport aux soins normaux.

United Airlines prenait 2,06%. Selon plusieurs médias américains, la compagnie aérienne est parvenue à un accord avec un syndicat de pilotes au sujet du chômage technique et des retraites anticipées. L'entreprise, durement frappée par la chute du transport aérien avec la pandémie, avait prévenu mercredi qu'elle pourrait licencier jusqu'à 36.000 salariés en octobre, soit plus d'un tiers de ses salariés.

Par ailleurs, la note de United a été abaissée vendredi de BB- à B+ par l'agence de notation S&P Global Ratings, qui dit s'attendre à ce que l'entreprise manque de liquidités en 2020 en raison de l'effondrement des réservations.

Disney, qui doit rouvrir samedi son célèbre parc d'attractions à Orlando en Floride, montait de 0,26%. La reprise de la saison du championnat américain de basket NBA aura lieu dans le parc à partir du 30 juillet, mais la recrudescence du coronavirus aux Etats-Unis suscite de nombreuses inquiétudes.

Les croisiéristes Carnival (+3,74%), Royal Caribbean (+3,26%) et Norwegian Cruise Line (+1,78%), particulièrement dépendants d'une réouverture rapide de l'économie, étaient orientés à la hausse.

Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.