La Bourse de Paris fébrile à la clôture (-0,74%)

(AFP)

La Bourse de Paris a fini en petite forme mardi (-0,74%) après son rebond de la veille, attentive aux risques liés à la situation sanitaire mondiale qui pourraient ralentir la reprise de l'économie.

L'indice CAC 40 a cédé 37,78 points à 5.043,73 points. La veille, il avait progressé de 1,49%.

"Après une production industrielle sous les attentes en mai en Allemagne et (avec) une reprise qui s’annonce plus heurtée que prévu, les nouvelles prévisions économiques de la Commission européenne ont jeté un froid supplémentaire", soulignent les stratégistes du courtier Aurel BGC.

Le produit intérieur brut de la zone euro devrait chuter de 8,7% en 2020, avant de rebondir en 2021 (+6,1%), selon des chiffres publiés mardi par la Commission, plus pessimiste que lors de ses dernières prévisions début mai, où une chute du PIB de 7,7% était anticipée cette année avant une reprise (+6,3%) en 2021.

La production industrielle en Allemagne a rebondi de 7,8% en mai, signe d'une reprise modérée, après deux mois consécutifs de plongeon à cause du coronavirus, mais les analystes cités par Factset tablaient sur une hausse de 10%.

"Le recul des places boursières est loin d’être tonitruant", tempère toutefois Aurel BGC.

"Cela montre que les investisseurs regardent à la loupe les données macroéconomiques mais, sans provoquer de fort décrochage, ils restent confiants en attendant les chiffres micro-économiques", indique de son côté Philippe Cohen, gérant actions chez Kiplink Finance, interrogé par l'AFP.

Cela ne remet pas en cause, selon lui, la remontée des marchés en cours depuis le 20 mars.

La saison des résultats trimestriels qui s'ouvre cette semaine en Europe va s'intensifier mi-juillet avec la publication des entreprises américaines.

Les investisseurs restent sur le qui-vive, impatients d'être rassurés compte-tenu de la dégradation de l'économie mondiale.

Dans ce contexte de fébrilité du marché, le gouvernement de Donald Trump a annoncé mardi avoir accordé 1,6 milliard de dollars à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre le Covid-19.

Sur le plan des valeurs, les foncières ont subi un contre-coup: Unibail-Rodamco-Westfield a effacé une grosse partie de ses gains de la veille (-3,14% à 51,80 euros) et Klepierre a chuté de 5,14% à 16,70 euros.

Le secteur informatique a, lui, été éprouvé par la perspective de baisse de 6,7% des ventes des entreprises du numérique (édition de logiciel, services informatique, conseil en technologies) en 2020.

Ainsi, Capgemini a régressé de 0,48% à 103,80 euros, Sopra Steria de 0,43% à 116,40 euros, Atos de 0,30% à 78,92 euros. Alten (-4,92% à 70,5 euros) et Akka Technologie (-2,45% à 26,85 euros), ont été plus secoués.

A l'inverse, dans le paiement électronique, les titres Worldline et Ingenico ont progressé respectivement de 1,85% à 80,20 euros et de 1,44% à 147,60 euros.

Bouygues, choisi pour réaliser la troisième phase du réaménagement d'un quartier de Canning Town, à l'est de Londres, un projet valorisé 264 millions d'euros, a avancé de 1,47% à 33,16 euros.

Euronext CAC40

Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel
Rendez-vous Partenaires
(AFP)

La Bourse de Paris fébrile à la clôture (-0,74%)

Le 07 juillet 2020 à17:35

La Bourse de Paris a fini en petite forme mardi (-0,74%) après son rebond de la veille, attentive aux risques liés à la situation sanitaire mondiale qui pourraient ralentir la reprise de l'économie.

L'indice CAC 40 a cédé 37,78 points à 5.043,73 points. La veille, il avait progressé de 1,49%.

"Après une production industrielle sous les attentes en mai en Allemagne et (avec) une reprise qui s’annonce plus heurtée que prévu, les nouvelles prévisions économiques de la Commission européenne ont jeté un froid supplémentaire", soulignent les stratégistes du courtier Aurel BGC.

Le produit intérieur brut de la zone euro devrait chuter de 8,7% en 2020, avant de rebondir en 2021 (+6,1%), selon des chiffres publiés mardi par la Commission, plus pessimiste que lors de ses dernières prévisions début mai, où une chute du PIB de 7,7% était anticipée cette année avant une reprise (+6,3%) en 2021.

La production industrielle en Allemagne a rebondi de 7,8% en mai, signe d'une reprise modérée, après deux mois consécutifs de plongeon à cause du coronavirus, mais les analystes cités par Factset tablaient sur une hausse de 10%.

"Le recul des places boursières est loin d’être tonitruant", tempère toutefois Aurel BGC.

"Cela montre que les investisseurs regardent à la loupe les données macroéconomiques mais, sans provoquer de fort décrochage, ils restent confiants en attendant les chiffres micro-économiques", indique de son côté Philippe Cohen, gérant actions chez Kiplink Finance, interrogé par l'AFP.

Cela ne remet pas en cause, selon lui, la remontée des marchés en cours depuis le 20 mars.

La saison des résultats trimestriels qui s'ouvre cette semaine en Europe va s'intensifier mi-juillet avec la publication des entreprises américaines.

Les investisseurs restent sur le qui-vive, impatients d'être rassurés compte-tenu de la dégradation de l'économie mondiale.

Dans ce contexte de fébrilité du marché, le gouvernement de Donald Trump a annoncé mardi avoir accordé 1,6 milliard de dollars à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre le Covid-19.

Sur le plan des valeurs, les foncières ont subi un contre-coup: Unibail-Rodamco-Westfield a effacé une grosse partie de ses gains de la veille (-3,14% à 51,80 euros) et Klepierre a chuté de 5,14% à 16,70 euros.

Le secteur informatique a, lui, été éprouvé par la perspective de baisse de 6,7% des ventes des entreprises du numérique (édition de logiciel, services informatique, conseil en technologies) en 2020.

Ainsi, Capgemini a régressé de 0,48% à 103,80 euros, Sopra Steria de 0,43% à 116,40 euros, Atos de 0,30% à 78,92 euros. Alten (-4,92% à 70,5 euros) et Akka Technologie (-2,45% à 26,85 euros), ont été plus secoués.

A l'inverse, dans le paiement électronique, les titres Worldline et Ingenico ont progressé respectivement de 1,85% à 80,20 euros et de 1,44% à 147,60 euros.

Bouygues, choisi pour réaliser la troisième phase du réaménagement d'un quartier de Canning Town, à l'est de Londres, un projet valorisé 264 millions d'euros, a avancé de 1,47% à 33,16 euros.

Euronext CAC40

Quoi de neuf ?
La carte de l'épidémie de coronavirus en temps réel

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.