Khashoggi: "Personne n'a le droit de pardonner"

(AFP)

La fiancée turque du journaliste Jamal Khashoggi, assassiné par des agents saoudiens à Istanbul, a affirmé vendredi que "personne n'a le droit de pardonner à ses meurtriers", après le geste de clémence annoncé par les fils du défunt.

"Le piège qui lui a été tendu et son meurtre haineux n'ont pas de délai de prescription et personne n'a le droit de pardonner à ses meurtriers. On ne s'arrêtera pas avant que justice soit faite pour Jamal", a tweeté la fiancée, Hatice Cengiz.

"Tout le monde sait qu'il n'y a ni liberté ni justice en Arabie saoudite sous le régime actuel", a-t-elle ajouté dans des déclarations envoyées à l'AFP.

Selon elle, Jamal Khashoggi "est devenu un symbole international et son meurtre est un crime international qui doit être jugé devant un tribunal indépendant".

"Aucune loi, qu'elle soit internationale, saoudienne ou islamique ne doit permettre à ceux qui sont responsables de ce crime monstrueux d'être libérés", a-t-elle poursuivi.

Jamal Khashoggi, critique du régime saoudien après en avoir été proche, a été assassiné et son corps découpé en morceaux le 2 octobre 2018 dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul où il s'était rendu pour récupérer un document.

Ses enfants ont déclaré vendredi qu'ils "pardonnaient" aux assassins de leur père, une annonce qui devrait permettre aux accusés d'échapper à la peine de mort, selon des analystes.

A l'issue d'un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois condamnés à des peines de prison pour l'assassinat de Jamal Khashoggi. 11 personnes avaient été inculpées au total.

Le verdict, prononcé en décembre, a été qualifié de "parodie de justice" par les organisations internationales de défense des droits humains.

Après avoir nié l'assassinat, les autorités de Ryad ont affirmé qu'il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls et sans ordre de hauts dirigeants.

Mais des responsables turcs et américains ont désigné le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, surnommé MBS, comme étant le commanditaire du meurtre.

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Khashoggi: "Personne n'a le droit de pardonner"

Le 22 mai 2020 à17:24

La fiancée turque du journaliste Jamal Khashoggi, assassiné par des agents saoudiens à Istanbul, a affirmé vendredi que "personne n'a le droit de pardonner à ses meurtriers", après le geste de clémence annoncé par les fils du défunt.

"Le piège qui lui a été tendu et son meurtre haineux n'ont pas de délai de prescription et personne n'a le droit de pardonner à ses meurtriers. On ne s'arrêtera pas avant que justice soit faite pour Jamal", a tweeté la fiancée, Hatice Cengiz.

"Tout le monde sait qu'il n'y a ni liberté ni justice en Arabie saoudite sous le régime actuel", a-t-elle ajouté dans des déclarations envoyées à l'AFP.

Selon elle, Jamal Khashoggi "est devenu un symbole international et son meurtre est un crime international qui doit être jugé devant un tribunal indépendant".

"Aucune loi, qu'elle soit internationale, saoudienne ou islamique ne doit permettre à ceux qui sont responsables de ce crime monstrueux d'être libérés", a-t-elle poursuivi.

Jamal Khashoggi, critique du régime saoudien après en avoir été proche, a été assassiné et son corps découpé en morceaux le 2 octobre 2018 dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul où il s'était rendu pour récupérer un document.

Ses enfants ont déclaré vendredi qu'ils "pardonnaient" aux assassins de leur père, une annonce qui devrait permettre aux accusés d'échapper à la peine de mort, selon des analystes.

A l'issue d'un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois condamnés à des peines de prison pour l'assassinat de Jamal Khashoggi. 11 personnes avaient été inculpées au total.

Le verdict, prononcé en décembre, a été qualifié de "parodie de justice" par les organisations internationales de défense des droits humains.

Après avoir nié l'assassinat, les autorités de Ryad ont affirmé qu'il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls et sans ordre de hauts dirigeants.

Mais des responsables turcs et américains ont désigné le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, surnommé MBS, comme étant le commanditaire du meurtre.

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