Donald Trump presse toujours plus pour rouvrir l'économie américaine

(AFP)

La réouverture progressive des commerces et restaurants, que Donald Trump presse d'accélérer malgré les mises en garde d'experts, améliore lentement la situation économique, mais le chômage reste exceptionnellement élevé et la survie des entreprises passera certainement par de nouvelles aides financières.


"Nous avons fait ce qu'il fallait mais maintenant nous voulons aller plus loin (...) vous allez briser le pays si vous refusez", a dit jeudi le président américain lors d'un déplacement dans le Michigan.

Donald Trump brigue un second mandat à la Maison Blanche. Il avait fait de la bonne santé de l'économie américaine un de ses principaux arguments de campagne, mais celle-ci a été terrassée par la pandémie.

Plusieurs Etats américains, comme le Texas ou la Géorgie, ont ainsi permis aux entreprises de commencer à reprendre une activité souvent réduite.

Les premiers effets de ce redémarrage se traduisent dans les chiffres.

La chaîne Starbucks a rouvert plus de 85% de ses cafés aux Etats-Unis, et y a réalisé environ deux tiers du niveau habituel des ventes.

Et dans la région de Philadelphie (nord-est), un des plus grands centres industriels du pays, l'activité manufacturière s'est légèrement améliorée en mai, après le plus faible mois d'avril en 40 ans, selon l'indice de la Fed locale.

Un quart des entreprises a vu ses nouvelles commandes augmenter, et près de 9% ont déclaré un nombre d'emplois en hausse. Elles sont donc plus optimistes pour l'avenir: plus de 62% prévoient une augmentation de leur activité au cours des six prochains mois.

 Nouvelles aides 

Mais il faudra sans doute donner aux entreprises un nouveau coup de pouce financier pour leur permettre de survivre à cette crise inédite.

"Il y a une forte probabilité pour qu'un nouveau projet de loi soit nécessaire", a commenté jeudi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin lors d'une conférence vidéo.

L'administration Trump et le Congrès ont débloqué 2.900 milliards de dollars depuis mars pour soutenir l'économie.

"Nous allons prendre du recul pendant quelques semaines et réfléchir très clairement à la manière dont nous devons dépenser plus d'argent, et si nous devons le faire", a-t-il tempéré.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a appelé les républicains à "revenir à la table des négociations" pour mettre sur pieds un nouveau plan.

Sa majorité à la Chambre lui a permis de voter un plan de 3.000 milliards de dollars, qui toutefois n'a aucune chance de passer au Sénat ou d'être signé tel quel par le président.

La Banque centrale américaine est également de l'avis que les élus doivent faire plus: "Le choc est grave. (...) Un soutien supplémentaire des politiques monétaire et budgétaire peut être nécessaire", a déclaré jeudi son vice-président, Richard Clarida.

 25 millions de personnes touchent le chômage 

Car le chômage reste à un niveau exceptionnellement élevé, avec 2,4 millions de personnes ayant demandé une allocation pour la première fois la semaine passée, selon les chiffres du département du Travail publiés jeudi.

C'est loin du record historique de 6,8 millions enregistré fin mars, mais c'est "plus de 10 fois supérieur" au niveau d'avant la pandémie, ont commenté les analystes d'Oxford Economics.

Au total, depuis l'arrêt brutal de l'économie mi-mars, 38,6 millions de personnes ont demandé une allocation chômage.

Et le nombre de personnes indemnisées grimpe à des niveaux inédits: plus de 25 millions d'Américains perçoivent désormais le chômage contre environ 1,7 million avant la pandémie.

La différence entre le nombre de personnes indemnisées et les demandes d'allocations chômage s'explique par le refus de certaines requêtes combiné au fait que certaines personnes ont retrouvé un emploi.

En attendant le rebond, le président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell a évoqué un pic probable du chômage à 20 ou 25%, après être grimpé à 14,7% en avril.

En février, avant la propagation du virus aux Etats-Unis, le chômage était à 3,5%, son plus bas niveau en 50 ans.

Le PIB pourrait, lui, chuter de 20 ou 30% au deuxième trimestre, après avoir reculé de 4,8% sur les trois premiers mois de l'année.

Plus de 1,5 million de personnes ont contracté le Covid-19 aux Etats-Unis, dont plus de 94.000 sont décédées, selon le comptage de l'université Johns Hopkins qui fait référence.

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Donald Trump presse toujours plus pour rouvrir l'économie américaine

Le 22 mai 2020 à05:02

La réouverture progressive des commerces et restaurants, que Donald Trump presse d'accélérer malgré les mises en garde d'experts, améliore lentement la situation économique, mais le chômage reste exceptionnellement élevé et la survie des entreprises passera certainement par de nouvelles aides financières.


"Nous avons fait ce qu'il fallait mais maintenant nous voulons aller plus loin (...) vous allez briser le pays si vous refusez", a dit jeudi le président américain lors d'un déplacement dans le Michigan.

Donald Trump brigue un second mandat à la Maison Blanche. Il avait fait de la bonne santé de l'économie américaine un de ses principaux arguments de campagne, mais celle-ci a été terrassée par la pandémie.

Plusieurs Etats américains, comme le Texas ou la Géorgie, ont ainsi permis aux entreprises de commencer à reprendre une activité souvent réduite.

Les premiers effets de ce redémarrage se traduisent dans les chiffres.

La chaîne Starbucks a rouvert plus de 85% de ses cafés aux Etats-Unis, et y a réalisé environ deux tiers du niveau habituel des ventes.

Et dans la région de Philadelphie (nord-est), un des plus grands centres industriels du pays, l'activité manufacturière s'est légèrement améliorée en mai, après le plus faible mois d'avril en 40 ans, selon l'indice de la Fed locale.

Un quart des entreprises a vu ses nouvelles commandes augmenter, et près de 9% ont déclaré un nombre d'emplois en hausse. Elles sont donc plus optimistes pour l'avenir: plus de 62% prévoient une augmentation de leur activité au cours des six prochains mois.

 Nouvelles aides 

Mais il faudra sans doute donner aux entreprises un nouveau coup de pouce financier pour leur permettre de survivre à cette crise inédite.

"Il y a une forte probabilité pour qu'un nouveau projet de loi soit nécessaire", a commenté jeudi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin lors d'une conférence vidéo.

L'administration Trump et le Congrès ont débloqué 2.900 milliards de dollars depuis mars pour soutenir l'économie.

"Nous allons prendre du recul pendant quelques semaines et réfléchir très clairement à la manière dont nous devons dépenser plus d'argent, et si nous devons le faire", a-t-il tempéré.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a appelé les républicains à "revenir à la table des négociations" pour mettre sur pieds un nouveau plan.

Sa majorité à la Chambre lui a permis de voter un plan de 3.000 milliards de dollars, qui toutefois n'a aucune chance de passer au Sénat ou d'être signé tel quel par le président.

La Banque centrale américaine est également de l'avis que les élus doivent faire plus: "Le choc est grave. (...) Un soutien supplémentaire des politiques monétaire et budgétaire peut être nécessaire", a déclaré jeudi son vice-président, Richard Clarida.

 25 millions de personnes touchent le chômage 

Car le chômage reste à un niveau exceptionnellement élevé, avec 2,4 millions de personnes ayant demandé une allocation pour la première fois la semaine passée, selon les chiffres du département du Travail publiés jeudi.

C'est loin du record historique de 6,8 millions enregistré fin mars, mais c'est "plus de 10 fois supérieur" au niveau d'avant la pandémie, ont commenté les analystes d'Oxford Economics.

Au total, depuis l'arrêt brutal de l'économie mi-mars, 38,6 millions de personnes ont demandé une allocation chômage.

Et le nombre de personnes indemnisées grimpe à des niveaux inédits: plus de 25 millions d'Américains perçoivent désormais le chômage contre environ 1,7 million avant la pandémie.

La différence entre le nombre de personnes indemnisées et les demandes d'allocations chômage s'explique par le refus de certaines requêtes combiné au fait que certaines personnes ont retrouvé un emploi.

En attendant le rebond, le président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell a évoqué un pic probable du chômage à 20 ou 25%, après être grimpé à 14,7% en avril.

En février, avant la propagation du virus aux Etats-Unis, le chômage était à 3,5%, son plus bas niveau en 50 ans.

Le PIB pourrait, lui, chuter de 20 ou 30% au deuxième trimestre, après avoir reculé de 4,8% sur les trois premiers mois de l'année.

Plus de 1,5 million de personnes ont contracté le Covid-19 aux Etats-Unis, dont plus de 94.000 sont décédées, selon le comptage de l'université Johns Hopkins qui fait référence.

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