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19 - 22 juillet 2022 - MARRAKECH

U.S.-Africa Business Summit 2022

 22-07 à 12h30. Plénière de clôture : Construire ensemble l'avenir

Les intervenants :

  • Ryad Mezzour, Minister of Trade and Industry, Morocco
  • Alan Kyerematen, Minister of Trade and Industry, Ghana
  • Dana Banks, Special Assistant to the President and Senior Advisor for the U.S.- Africa Leaders Summit, The White House
  • Nardos Bekele-Thomas, CEO, AUDA-NEPAD
  • Temitope Iluyemi, Senior Director, Global Government Relations, Africa Region, P&G
  • Farouk Gumel, Group Executive Director, Tropical General Investments Group

Des efforts transparents, se renforçant mutuellement et informés par les gouvernements, les institutions financières multilatérales, les institutions de financement du développement, les fonds souverains et les investisseurs du secteur privé sont essentiels pour accélérer le développement économique et la croissance.

Le lancement du Partenariat pour l’investissement mondial dans les infrastructures lors du Sommet du G7 des 26 et 27 juin offre l’occasion de recentrer l’attention du monde sur les avantages mondiaux d’un investissement coordonné dans le développement économique.

Cette session se concentre sur l’avenir – un avenir qui se façonne maintenant, auquel les efforts concertés des partenaires du Sommet des affaires États-Unis-Afrique peuvent contribuer.

 22-07 à 11h10. Précisions de Ryad Mezzour sur le projet marocain de Gigafactory

Ryad Mezzour a révélé l’ambition du Maroc de créer une Gigafactory de batteries électriques. Au micro de Médias24, il précise que des discussions sont en cours avec quelques opérateurs. Une annonce détaillée est attendue avant la fin de l’année.

L’installation de la batterie serait en effet la suite logique du développement de la plateforme automobile industrielle du pays, nous explique le ministre, puisque le marché principal s’oriente vers la transition électrique à l’horizon 2030-2035.

« Nous devons pour renforcer la compétitivité et l’intégration de notre base industrielle entamer les démarches pour installer une Gigafactory qui servira nos usines actuelles et futures ainsi que les usines de certains de nos voisins », a-t-il précisé au micro de Médias24.

« Nous sommes en discussion et en négociation avec 4 à 5 opérateurs. Nous espérons avoir de bonnes nouvelles à annoncer d’ici la fin d’année », ajoute le ministre.

Une Gigafactory est une usine de batteries électriques capable de produire au-dessus d’un gigawatt. « Aujourd’hui, chaque ligne dispose d’une capacité de production de 3 à 4 gigawatts. La dimension d’une Gigafactory est autour de 16 gigawatts », avance Ryad Mezzour. Cette capacité permet d’équiper 300.000 voitures.

 22-07 à 09h30. Séance plénière : les chaînes de valeurs de santé en Afrique

Les intervenants :

  • Bronwyn Timm, Strategy and Partnerships Lead, Africa Resource Centre
  • Kwabena Ayirebi, Director Banking Operations, Afreximbank
  • Dr. Ahmed Ogwell Ouma, Acting Director, Africa CDC
  • Christina Struller, Vice President, Public Affairs, Indian Subcontinent, Middle East and Africa, UPS
  • Jo Tierens, Senior Director, Global Health Supply Chains, Johnson & Johnson

Au cours des trois dernières années, l’Afrique a été confrontée à une série de problèmes pour accéder à des quantités suffisantes d’équipements, de médicaments et de vaccins dont elle avait besoin pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

Les entreprises et les gouvernements du monde entier ont parcouru un long chemin depuis le début de la pandémie, et il existe un large consensus sur le fait que le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement est essentiel à l’étape actuelle de la lutte contre le COVID-19, ainsi que pour renforcer les systèmes de santé dans général.

À court terme jusqu’en 2022 et jusqu’en 2023, cela se concentrera sur les besoins en vaccins COVID-19 (par exemple, la réfrigération), tout en garantissant que les réseaux de distribution préexistants restent efficaces. C’est l’occasion pour les pays africains de repenser le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement, en adoptant une approche plus centrée sur le patient qui fonctionne dans l’ensemble du secteur de la santé.

Il existe également une opportunité d’établir une plus grande confiance entre les gouvernements et le secteur privé, ce qui leur permettrait de mieux comprendre les besoins de chacun et de tirer parti de leurs forces pour produire un système de santé plus efficace et efficient.  L’Afrique a réussi un certain nombre de choses dans sa réponse à la pandémie de COVID-19, notamment en établissant des plateformes qui ont tiré parti du pouvoir d’achat des 1,3 milliard d’habitants du continent et ont facilité la tâche des aux entreprises de collaborer avec les gouvernements en partageant des informations en temps réel et en résolvant rapidement des problèmes spécifiques.

Les intervenants ont  justement mis en avant la nécessité de favoriser des chaînes d’approvisionnement plus intégrées et durables, en adoptant une approche plus centrée sur le patient. Ils ont également affirmé qu’établir une plus grande confiance entre les gouvernements et le secteur privé permettrait de mieux comprendre les besoins de chacun et de tirer parti de leurs forces pour aboutir à un système de santé plus efficace et efficient.

Dans ce sens, Bronwyn Timm, Strategy and Partnerships Lead à Africa Resource Centre a mis en exergue l’impératif de la pleine réalisation du potentiel du secteur privé dans le développement de ces chaînes d’approvisionnement de la santé dans le contient africain. « Il s’agit de réimaginer ces chaînes avec l’engagement et l’innovation du secteur privé », a-t-elle fait observer.

Elle a, en outre, relevé que le déploiement des flux financiers de façon optimale est si important pour la pérennité des ces chaînes d’approvisionnement, avant de mettre en avant l’intérêt d’une mise en place de systèmes de santé plus modernes, capables de s’adapter aux besoins les plus spécifiques.

La compréhension des stratégies, des programmes et des feuilles de routes est un élément clé pour la reconstruction de ces chaînes, mais aussi pour que l’ensemble des acteurs soient alignés, a-t-elle soutenu.

Pour sa part, Kwabena Ayirebi, director Banking Operations à Afreximbank a mis l’accent sur l’intérêt de rendre les capitaux dans le secteur de la santé africain plus accessibles et disponibles et de veiller à travailler avec les institutions africaines à même de développer un financement durable pour ce secteur spécifique.

Et de poursuivre: « Nous pourrions adapter les solutions aux besoins assez rapidement et une institution telle que la notre pourrait travailler étroitement avec les bailleurs de fonds et leurs communautés et structurer des modèles de financement plus durables et pérennes qui pourraient être développés sur le continent et ne plus être dépendants des objectifs des uns et des autres ».

Pour ce qui est des vaccins, notamment ceux nécessaires pour lutter contre la Covid-19, M. Ayirebi a relevé que les pays africains doivent « pousser vers une production locale sur le continent en intégrant les différents éléments en matière de logistique, de chaînes du froid et d’approvisionnement ».

Dans la même veine, Christina Struller, vice-présidente des affaires publiques pour UPS dans le sous-continent indien, le Moyen-Orient et l’Afrique, a, quant à elle, noté que « pour le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement, on doit s’organiser et mieux se préparer pour accélérer, améliorer et valoriser la logistique et la mise à disposition des vaccins aux personnes qui ont en besoin ».

Elle a dans ce sens, insisté sur le développement de solutions de transport plus efficaces et la facilitation de l’accès à ces produits pour faire face aux défis actuels, notamment en terme de d’infrastructures . « Ceci passe pas trois éléments essentiels à savoir, la technologie de livraison (drones ou autres), le stockage tout au long de la chaîne du froid et le savoir-faire », a-t-elle expliqué.

 21-07 à 17h30. Conférence de presse de la délégation américaine "Prosper Africa"

 21-07 à 16h30. Séance plénière : Futur des relations commerciales et d’investissement US-Afrique

Les intervenants :

  • Ryad Mezzour, Minister of Trade and Industry, Morocco
  • Wamkele Mene, Secretary General, AfCFTA Secretariat
  • Abdou Diop, Partner, Mazars and Chair, Africa Committee, Confédération Générale des Entreprises du Maroc
  • Witney Schneidman, Africa Practice Lead, Covington Arun Venkataraman, Assistant Secretary for Global Markets, U.S. Department of Commerce

L’Afrique devient un partenaire commercial et d’investissement de plus en plus important, sa population jeune devant doubler d’ici 2050 pour atteindre 2,5 milliards de personnes.

Le continent a amélioré sa compétitivité et son intégration dans les chaînes d’approvisionnement mondiales en améliorant le climat des échanges et des investissements au niveau national. Les pays africains négocient également l’Accord de libre-échange continental africain (AfCFTA), qui mettra en place la plus grande zone de libre-échange depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce et permettra à l’Afrique de mieux tirer parti de la puissance de son marché en pleine croissance.

Tous ces développements bienvenus soulèvent la question des politiques que les États-Unis devraient poursuivre pour promouvoir des liens commerciaux et d’investissement plus importants avec l’Afrique. Depuis 2000, le principal outil de politique économique des États-Unis est la loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA), qui offre aux pays africains qualifiés un accès en franchise de droits au marché américain pour de nombreux produits.

Alors que l’AGOA approche de sa date d’expiration actuelle de 2025, c’est un moment important pour se demander quelles politiques les États-Unis devraient adopter, d’autant plus que les États-Unis cherchent à soutenir les efforts de l’Afrique pour se remettre de la pandémie de COVID-19. Les États-Unis ont ouvert des négociations de libre-échange avec le Kenya, tout en soutenant l’effort plus large de l’AfCFTA.

Cette session discute des perspectives importantes sur l’orientation future des relations commerciales et d’investissement des États-Unis avec l’Afrique, ainsi que sur ce que l’Afrique attend des États-Unis. Les entreprises et les gouvernements offriront leurs points de vue sur les politiques et les approches qui auraient le plus grand impact sur le développement durable. l’approfondissement des liens commerciaux et d’investissement.

 

 21-07 à 14h10. L'USTDA apporte un soutien financier au premier projet de Smart Grid au Maroc

En marge du sommet, l’Agence américaine pour le commerce et le développement et la RADEEMA ont signé un accord relatif à une subvention pour le financement d’une étude de faisabilité visant à transformer l’infrastructure de distribution d’électricité à Marrakech dans un réseau intelligent (Smart Grid). Le projet est le premier du genre au Maroc et servira de modèle pour d’autres villes marocaines.

« Les réseaux intelligents sont une composante importante du portefeuille d’infrastructures intelligentes face au climat de l’USTDA. Ils améliorent l’efficacité du secteur de l’électricité et facilitent l’intégration de sources d’énergie renouvelables, y compris l’énergie solaire sur les toits, dans le réseau. Notre soutien à cette activité reflète l’engagement de l’USTDA à faire progresser les solutions énergétiques intelligentes et durables en partenariat avec des partenaires étrangers et l’industrie américaine », décalre Enoh T. Ebong directeur de l’USTDA dans un communiqué.

L’étude de l’USTDA définira le cadre technique, économique et réglementaire du projet proposé et élaborera un plan de mise en œuvre pour guider le déploiement de l’infrastructure Smart Grid à Marrakech. Le projet contribuera à réduire les pertes techniques et non techniques ainsi que la fréquence et la durée des coupures de courant à Marrakech et soutiendra l’intégration des sources d’énergie renouvelables dans son réseau.

« Grâce à ce projet, RADEEMA contribuera à l’atteinte des objectifs de notre stratégie énergétique nationale visant à intégrer les énergies renouvelables tout en réduisant les pertes sur le réseau », a déclaré Nadia el-Hilali, directrice générale de RADEEMA.

« Ce projet est un excellent exemple de la valeur que l’expertise du gouvernement américain peut apporter en mettant en relation des entreprises américaines avec des partenaires marocains pour soutenir davantage les objectifs ambitieux du Maroc en matière d’énergie propre », a déclaré Lawrence M. Randolph, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis au Maroc.

 21-07 à 13h30. La planification, le développement et le management de zones industrielles durable au Maroc : un PPP réussi

Les intervenants :

  • Ryad Mezzour, Ministre de l’industrie et du commerce
  • Alice Albright, CEO du Millenium Challenge corporation (MCC),
  • Fatima Zahra Roukhami, directrice d’investissements à IRG partners,
  • Siham Bojji directrice Gender and social inclusion à MCA Morocco

 

 21-07 à 11h15. Entretien avec Abdou Diop, président de la commission "Afrique" de la CGEM

Au micro de Médias 24, Abdou Diop, président de la commission Afrique de la CGEM, nous parle du positionnement stratégique du royaume et du rôle du Maroc en tant que catalyseur des échanges entre les USA et le continent africain.

Et ce grâce à sa constitution d’un écosystème industriel et économique très forts et à ses liens politiques et géostratégiques robustes avec les USA et le continent africain.

Il nous parle également des secteurs porteurs en Afrique dont les énergies renouvelables, le digital, l’éducation, le digital..ainsi que de la zone ZLECAF qui selon lui nécessite du temps et du travail.

 21-07 à 10h50. Brahim Benjelloun-Touimi, Administrateur Directeur Général Délégué de Bank of Africa

Déclaration de Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur directeur général délégué de Bank of Africa au micro de Médias24 à la fin du panel relatif à l’intégration des systèmes de paiement comme accélérateur de croissance.

 21-07 à 9h30. Séance plénière : Intégration des systèmes de paiement : un accélérateur de croissance

Les intervenants :

  • Tania Habimana, Anchor, CNBC Africa Speakers (modératrice)
  • Brahim Benjelloun-Touimi, Group Executive Managing Director, Bank of Africa
  • Omosalewa Adeyemi, Head of global partnerships & Expansio, Flutterwave
  • Zbir Adil, Head, Payment Oversight, Central Bank of Morocco

Au cours de la dernière décennie, le marché des systèmes de paiement en Afrique a connu une croissance sans précédent et a créé un écosystème avec plus de 200 portefeuilles mobile money, 100 banques et plus d’une douzaine de sociétés de télécommunications à travers le continent prospèrent, mais avec des perspectives de croissance limitées en raison du manque d’interopérabilité à l’intérieur et à l’extérieur de leurs marchés.

Ce défi qui est dû aux politiques et au manque de technologies adéquates étouffe le commerce, la croissance des PME, le développement technologique et, finalement, et le continent passe à côté de de 290 milliards de dollars de revenus provenant d’une facilitation des échanges renforcée à en croire le Groupe de la Banque mondiale.

Cette session débat de la manière de relever ce défi en intégrant mieux les systèmes de paiement africains sans les couper du reste du monde.

Les intervenants sont revenus sur la nécessité de réfléchir à la mise en place d’une plateforme panafricaine qui puisse permettre aux entreprises et aux gouvernements de commercer entre eux au sein des différents marchés africains, de manière instantanée, transparente, et en monnaies locales. «Un tel projet nécessite le respect d’un cahier de charges bien précis, avec des perspectives axées sur le long terme et sur l’innovation», a déclaré Omosalewa Adeyemi, directrice générale global partnerships & expansion auprès de la fintech nigériane Flutterwave.

De son côté, Brahim Benjelloun Touimi, Directeur exécutif auprès de Bank of Africa, interrogé sur l’opportunité de création d’une cryptomonnaie africaine, a souligné: «La cryptomonnaie n’est pas une monnaie conservatrice prudente. Il s’agit davantage d’un actif plutôt que d’un moyen de paiement. La question de la confiance est cruciale si nous voulons nous prémunir contre tout risque possible».

Les intervenants sont également revenus sur l’attrait de la technologie qui continue à changer, à un rythme effréné, le monde de la finance. A ce titre, l’Afrique se trouve indéniablement en première ligne de ces changements. «Les solutions de paiement mobile, par exemple, représentent une opportunité unique, tant en termes de développement commercial que social; cependant, il convient de se pencher davantage sur les questions liées à la cybersécurité en Afrique», a rappelé Zbir Adil, directeur payment oversight auprès de Bank Al Maghrib.

 20-07 à 17h30. Maroc-Mozambique : création d'un Conseil d'affaires porté par les patronats des deux pays

A l’issue du panel organisé par la CGEM sous le thème « De Made in Africa à Made with Africa », deux conventions ont été signées.

 

La première convention signée entre la CGEM et la Confederation of Economic Associations (CTA) porte sur un partenariat d’échange d’expertises qui vise à créer un Conseil d’affaires pour dynamiser les échanges entre le Maroc et le Mozambique.

Ce Conseil d’Affaires aura pour mission de créer des synergies et des canaux de communication entre les entreprises marocaines et mozambicaines, de promouvoir l’échange d’expertise et de savoir-faire et de favoriser l’investissement et le co-investissement dans les secteurs d’intérêt commun, qui seront identifiés. Il vise également à accompagner les entreprises, notamment les TPME, à réussir leur implantation et leur développement à l’international.

La conclusion de cet accord est une nouvelle étape en faveur du renforcement de la coopération économique entre les secteurs privés du Maroc et du Mozambique. Elle prévoit également l’organisation de forums et délégations pour rapprocher davantage les deux communautés des affaires en faveur d’un partenariat gagnant-gagnant durable.

La seconde convention a été signée entre la société ZACH multimédia et ADS Group visant à monter au Maroc une société d’audiovisuel et nouveaux médias qui a pour vocation de développer du contenu africain.

Ci-dessous la déclaration de Abdou Diop, président de la commission «Afrique» de la CGEM, expliquant la teneur des deux conventions :

 20-07 à 16h15. Table ronde "du Made in Africa au Made with Africa" - CGEM

Les intervenants :

  • Agostinho Vuma, Chairman, Confederation of Mozambican Business Association (CTA)
  • Xavier Reille, Country Manager North Africa, International Finance Corporation
  • Ali Zerouali, Vice-President, Africa Committee, CGEM
  • Samba Bathily, President, Africa Development Solutions
  • Tamer Younes, Director of Corportae affairs of Procter and Gamble
  • James Morzart Strother, President, Liberia Business Association
  • Lynette Armstrong, Chairperson of the Board

Les complémentarités des chaînes de valeur entre les pays africains, ainsi qu’entre les États-Unis et l’Afrique, compte tenu de la mise en place de la Zone de libre-échange continentale africaine, donne accès à un marché de 1,2 milliard de consommateurs.

Le débat tourne autour de la convergence entre les accords de libre-échange, principalement Maroc-États-Unis et AGOA-États-Unis et les actions à mettre en œuvre pour la co-construction et les co-investissements gagnant-gagnant.

L’objectif est de réfléchir aux moyens de renforcer le taux d’intégration selon les secteurs prioritaires, de promouvoir le « Made in Africa » et de dynamiser le « Made with Africa ».

Ce débat intervient dans un contexte de reprise post-Covid et de pression sur les approvisionnements, qui nécessite une coopération bilatérale et multilatérale poussée, favorisant une réorganisation des chaînes logistiques mondiales.

L’Afrique doit mettre en avant ses avantages compétitifs lui permettant de jouer un rôle clé, en repensant certaines chaînes de valeur industrielles stratégiques avec les États-Unis.

 20-07 à 15h10. En direct. Séance plénière sous le thème "financer le futur"

Les intervenants :

  • Admassu Tadesse, President Emeritus and Group MD/CEO, Trade and Development Bank
  • Andrew Herscowitz, CDO, U.S. Development Finance Corporation
  • Youssef Rouissi, Directeur Général Délégué en charge du Pôle Corporate & Investment Banking d’Attijariwafa bank
  • Akin Dawodu, PDG et responsable de l’Afrique subsaharienne, Citi
  • Obaid Amrane, PDG de Ithmar Capital

Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, les investissements étrangers directs en Afrique ont augmenté de 147 % pour atteindre environ 97 milliards de dollars en 2021, contre 39 milliards de dollars en 2020.

De plus, en août 2021, le Fonds monétaire international a alloué 33 milliards de dollars sous formes de DTS)sur le continent dans le cadre d’un décaissement global de 650 milliards de dollars. Malgré le resserrement des deniers publics, la perturbation des chaînes d’approvisionnement, la volatilité des matières premières et les pressions environnementales, les nations africaines ont été résilientes et mieux placées pour reprendre leur trajectoire de croissance.

Cependant, il existe une forte corrélation entre la disponibilité, la diversité et la durabilité du financement et de la relance économique sur le continent.

Cette plénière met en lumière les outils et structures financiers qui auront un impact sur l’économie réelle en s’attaquant à des défis tels que l’agro-industrie, l’énergie, la santé, les infrastructures, la facilitation des échanges, l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes dans le but de générer une croissance partagée.

S’exprimant au départ des travaux de la seconde séance plénière organisée dans le cadre de l’événement, Akin Dawodu, CEO Sub Saharan Africa Citi, a déclara: «L’Afrique est entrain de devenir une terre d’investissements. Le modèle reposant sur le fait d’exporter des produits bruts et d’importer des produits finis n’allait pas durer éternellement de toutes façons!».

Pour Admassu Tadesse, président émérite et CEO de la Trade and Development Bank (TDB Group), «il est toujours bon de voir à quel point l’Afrique continue à avancer malgré les obstacles et les contraintes. Notre continent commence aujourd’hui indéniablement à intéresser les investisseurs de tout bord et de tout milieu. L’Afrique est entrain d’abriter de nombreux méga-projets. De même, les institutions financières africaines sont aujourd’hui devenues beaucoup plus solides qu’il y’a 20 ans».

De son côté, Youssef Rouissi, Directeur Général Attijariwafa Bank, a déclaré: «depuis 2005, Attijariwafa Bank ne cesse de renforcer sa présence en Afrique et d’être toujours au plus près des investisseurs. A titre d’exemple, Attijariwafa Bank soutient les projets qui ont trait aux énergies renouvelables. Notre banque a déjà financé 200000 mégawatts dans le domaine des énergies vertes. Nous allons poursuivre cette dynamique dans tout le continent».

Pour sa part, Obeid Amrane, Directeur Général du fonds Ithmar Capital, déplore un paradoxe qui sévit toujours en Afrique. «S’il existe un enthousiasme réel pour investir en Afrique, force est de constater que le fossé demeure toujours aussi énorme à chaque fois que nous avons besoin de financements pour des projets phares», a-t-il souligné.

Enfin, Andrew Herscewitz, Chief Development Officer (CDO) at U.S. International Development Finance Corporation (DFC), a déclaré: «j’ai beaucoup appris de l’Afrique et je sais pertinemment que ce continent est constamment en proie aux nombreuses contraintes liées aux investissements qui ne cessent de fluctuer au sein d’un monde qui n’en finit pas de changer et d’évoluer».

 20-07 à 13h30. Point de presse du ministre des Affaires étrangères des Comores

Nasser Bourita s’est entretenu avec le ministre comorien des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, chargé de la Diaspora et de la Francophonie, M. Dhoihir Dhoulkamal.

 

 20-07 à 13h03. Ryad Mezzour : Le Maroc est dans une optique de Co-développement.

Déclaration du ministre de l’industrie et du commerce, Ryad Mezzour.

 

 

 20-07 à 12h40. Point de presse du ministre des affaires étrangères de la Gambie

Nasser Bourita s’est entretenu avec le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et des Gambiens à l’Étranger de la République de Gambie, M. Mamadou Tangara, en marge de l’U.S.-Africa Business Summit. 

 

 20-07 à 12h15. Point de presse du ministre des Affaires étrangères du Libéria

En marge de l’U.S.-Africa Business Summit, Nasser Bourita s’est entretenu, avec le ministre des Affaires Étrangères de la République du Libéria, M. Dee-Maxwell Saah Kemayah Sr.

 20-07 à 12h00. Les Etats-Unis accueilleront l'U.S.-Africa Leaders Summit du 13 au 15 décembre 2022 à Washington

Déclaration de Florie Liser, présidente de Corporate Council of Africa.

Au micro de Médias24, Florie Liser, rappelle l’annonce faite par Kamala Harris, la vice présidente américaine lors de la séance inaugurale du Sommet.

Dans un enregistrement vidéo diffusé, la vice présidente américaine a annoncé que les Etats-Unis vont organiser “U.S.-Africa Leaders Summit” du 13 au 15 décembre 2022 à Washington.

Le Sommet des dirigeants États-Unis-Afrique aura pour but de « mieux favoriser un nouvel engagement économique ; renforcer l’engagement des États-Unis et de l’Afrique en faveur de la démocratie et des droits de l’homme ; atténuer l’impact de la COVID-19 et des futures pandémies ; travailler en collaboration pour renforcer la santé régionale et mondiale ; promouvoir la sécurité alimentaire; faire progresser la paix et la sécurité; répondre à la crise climatique ; et amplifier les liens avec la diaspora ».

 20-07 à 11h25. Mehdi Tazi : Seulement 0,2% des fonds mondiaux sont alloués aux startups africaines

Déclaration de Mehdi Tazi, vice-président général de la CGEM au micro de Médias 24.

 

 20-07 à 11h10. Déclaration de Chakib Alj, Président de la CGEM

« Construire ensemble, c’est aussi changer d’état d’esprit en cessant de voir l’Afrique comme un problème et en commençant à la voir comme la solution. Je crois sincèrement que c’est la base d’un partenariat économique entre les États-Unis et l’Afrique au XXIe siècle », a déclaré Chakib Alj lors de son allocution pendant la séance d’ouverture du Sommet.

Ci-dessous sa déclaration au micro de Médias24.

Voici l’intégralité de l’allocution du président de la CGEM (version anglaise):

« Referring to the eloquent topic given to this edition, “Building forward together” makes perfect sense considering the challenging global context. Joining our forces through dialogue and cooperation is indeed essential to our respective countries’ growth and prosperity, but also to face uncertainty. It is actually the only way to have visibility!

Ladies and gentlemen,

It goes without saying that the Covid-19 took its tall on the world’s economy and the african economy was not spared. The pandemic generated the deepest global recession in decades, despite the tremendous efforts of governments to counter the shock. I would like to seize this opportunity to command the strong health cooperation between African countries and the US support in the fight against Covid-19.

This sense of solidarity should be reconfirmed now in the economic field! While the world is yet to fully recover from the socio-economic impact of the pandemic, the Russia-Ukraine conflict brought other major economic threats and an unprecedented rise in inflation under the pressure of food, energy and major commodity prices.

According to the World Bank, Global growth is expected to fall from 5.7 percent in 2021 to 2.9 percent in 2022— significantly lower than 4.1 percent that was anticipated in January.

This situation could be a major threat to the efforts undertaken by developed countries, like the USA, to build a resilient economic recovery and to relocate value chains. It could also compromise the outstanding progress made by the african continent in the last two decades.

Ladies and gentelmen,

The best time to prevent that is NOW! If there are still doubts and questions about Africa’s and africans’ abilities to be at the center of the recovery dynamic and the new industrial value chains, I will try to answer them with facts.
Enabled by quick technological change and demographic transition, the continent enjoys a huge business potential that, unfortunately, remains underestimated.

One in four citizens of the world will be African by 2050 representing a buying force of 2.5 billions consumers. Half of this population will be under 25 and very well-connected. It is indeed a huge opportunity but also a big challenge that we can only address by creating more and more jobs. The continent has also a large quantity of natural ressources with an important potential of local transformation.

These assets make Africa not only very competitive but the continent of the future, especially if we take into consideration the implementation of the African Continental Free Trade Area, which provides immediately access to a market of 1.2 billion consumers.

This free trade area will connect african markets – knowing that trade between african countries only represents 16% of Africa’s export trade. It will also accelerate the construction of new complementary industrial ecosystems linked to global value chains.
Speaking about value chains, I believe that we should operate a shift in paradigms in identifying the right complementarities between African countries, as well as between the United States and Africa, and start thinking beyond the “Made in Africa” to build together the “Made with Africa”. This dimension needs to be largely discussed. We will make sure to address it in detail this afternoon during a roundtable organized by CGEM.

Ladies & gentlemen,

“Building forward together” means looking in the same direction and sharing same ambitions – fair trade, free competition, more innovation for an inclusive and sustainable growth.

“Building forward together” means also doing more business together. Under the leadership of his majesty King Mohammed VI, Morocco was a pionneer in believing and investing in Africa, in multiple sectors (banking, insurance, infrastructure, real estate, energy, agriculture) with local actors as partners.

Along with the public sector, private companies have indeed an essential role to play in solving Africa’s biggest challenges such as energy, food security, education, digital transformation and health. Moroccan companies are ready to work hand in hand with American and African partners in order to accelerate this dynamic.

Ladies and gentlemen,

As you know, energy is at the crossroad of all sectors and is essential to building Africa’s value chains. The continent has abundant renewable sources, such as hydropower, wind and solar that can be turned into a very competitive and green energy to cover the continent’s needs but also to be exported. It is a huge opportunity to seize !

On the other hand, empowering Africa in terms of food security is essential. It mainly starts with increasing agricultural productivity, transforming the raw products locally for higher added value creation, reducing barriers to trade, boosting competitiveness of agricultural businesses, and expanding the availability of agricultural and water technologies. The presence of leading companies playing the role of aggregators is fundamental to build production chains.

OCP Africa, for instance, acted on this matter by becoming a strategic partner for African farmers. Another challenge is Health and social security for the african populations. The rapid demographic growth of the continent requires the upgrading of health systems towards more coverage and more resilience.

The sector of education and higher education in Africa offers multiple investment opportunities as well, that the whole continent would benefit from. A well trained human capital is a fundamental competitiveness factor in the development of a sustainable industry. For instance, Morocco has succeded in building strong ecosystems in aeronautics and automotive thanks to important and continuous investment in training programs for technicians and engineers.

And finally, Africa is more and more the place for innovation and technology thanks to its youth and its energetic entrepreneurial population. According to a report of Google and the International Finance Corporation, the African internet economy has the potential to grow to $180 billions – roughly 5.2% of the continent’s GDP – by 2025. Investments can be directed to building reliable internet access throughout the continent, to supporting african businesses in their digital transformation and to funding african entrepreneurs and startups.

Ladies and gentlemen,

Building Forward together requires before all, better knowing each other, trusting each other more, believing in our respective potential and capacities.

Building forward together also means a mindset shift by stop seeing Africa as a problem and start seeing it as the solution. I truly believe that this is the basis for a 21st century US-Africa Economic partnership.

The world is changing faster than ever before. Now is the time to plan for the future. Now is the time to act together. As our American friends say : “Actions speak louder than words” « 

 20-07 à 10h00. Plénière "Construire ensemble l'avenir"

Première séance plénière avec l’intervention remarquable de Alain Ebobissé , PDG, Africa50. 

Les intervenants :

  • Hon. Dr. Vera Songwe, Executive Secretary, UNECA
  • Iliass Elfali, Managing Director, Corporate Strategy and Sustainability, OCP
  • Kevin Francis, Cluster Lead, sub-Saharan Africa and Country Manager, South Africa
  • Salvador Perez-Galindo, Senior Vice president, Head of Government Engagement, CEMEA, VISA

Les intervenants discutent des perspectives continentales et de la manière dont les États-Unis et les pays africains peuvent avancer ensemble dans des secteurs stratégiques tels que la santé, le financement, la fabrication, l’énergie, et l’agro-industrie.

 20-07 à 09h10. Allocution de Nasser Bourita, ministre des affaires étrangères

Le ministre des affaires étrangères, de la coopération africaines et des Marocains résidants à l’étranger a insisté dans son allocution sur la nécessité de « travailler ensemble » pour « la construction d’une économie africaine » qui tire « sa force de son intégration dans le système du commerce mondial et dans les chaines de valeurs internationales ».

L’organisation au Maroc de la 14ème édition du Sommet des affaires Etats-Unis-Afrique (19-22 juillet), dont les travaux ont démarré, mercredi à Marrakech, constitue une consécration du rôle naturel du Royaume en tant que porte d’accès à l’Afrique et trait d’union avec ses partenaires internationaux comme l’Europe, les États-Unis et l’Amérique du Sud, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Dans son allocution, N. Bourita a expliqué que la tenue au Maroc de ce Conclave est porteur de multiples significations et traduit l’attachement solide du Royaume à son appartenance naturelle à l’Afrique et son souci d’accompagner la stabilité et le développement économique et durable du Continent.

La forte présence de plus de 1.000 participants à ce Sommet met en évidence les perspectives importantes et prometteuses du partenariat entre l’Afrique et les États-Unis dans le domaine du commerce, des investissements et des affaires, a ajouté M. Bourita.

Si la tenue de cette réunion coïncide avec une période d’espoir pour la disparition de la pandémie de la Covid-19, elle coïncide également avec une phase où l’économie mondiale vit au rythme de profondes turbulences, qui ont affecté les chaînes de production et d’investissements, ainsi que les échanges commerciaux, et provoqué de l’inflation et des pressions économiques préoccupantes, ce qui requiert plus que jamais, l’attachement à la coopération en tant que seul moyen pour assurer la sécurité, la fluidité du commerce et la préservation de la confiance des investisseurs.

Dans ce contexte difficile plein de défis et marqué par la reconfiguration de l’économie internationale, le rôle du Continent africain, en tant que réservoir de croissance de l’économie mondiale et allié de poids pour ses partenaires internationaux, se met en évidence, a fait constater le ministre , notant que grâce à la richesse du capital humain et des ressources naturelles du Continent, et compte tenu de son futur marché structuré et interconnecté, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), ses groupements économiques régionaux et son taux de croissance économique de 6%, l’Afrique dispose de potentialités à même de lui permettre de faire face aux crises et de renforcer sa souveraineté dans des secteurs stratégiques, tels que la santé, la sécurité alimentaire, l’énergie et les infrastructures, afin d’assurer la réalisation d’une croissance inclusive et d’un développement juste et équitable.

« Il est temps pour l’Afrique de récolter les fruits de ses innombrables potentialités et de sa jeunesse dynamique, et de jouer son rôle central et naturel sur la scène internationale et dans les évolutions majeures qui s’opèrent au niveau mondial », a insisté le ministre.

« Une économie saine et solide qui accorde la priorité à l’industrialisation, à l’emploi et à la création de valeur, afin d’assurer à notre Continent la place qui lui échoit sur la carte de l’économie mondiale », a-t-il enchaîné, ajoutant que cela passe par deux conditions : d’une part, les pays africains sont appelés à mener des réformes économiques nécessaires pour créer un climat d’affaires approprié alors que le secteur privé doit jouer son rôle national, et d’autre part, la mobilisation des partenaires internationaux de l’Afrique pour accompagner les programmes de développement mis en place par les pays du Continent.

Le succès des partenariats de l’Afrique avec les acteurs internationaux ne se mesure pas à travers le nombre des programmes et des réunions, mais à travers le nombre de projets concrets qui en découlent et leur impact réel sur les processus de développement des pays du Continent, a fait observer le ministre.

Nasser Bourita a, en outre, mis l’accent sur la nécessité d’accorder une importance particulière au financement des petites et très petites entreprises, suggérant, dans ce sens, la mise en place d’un mécanisme de suivi de la mise en œuvre des projets issus du partenariat, et l’instauration de facilités d’accès aux financements, conformément à une approche garante de l’efficience et de l’efficacité dans le traitement des projets pour obtenir des résultats tangibles et réaliser un développement notable, ce qui contribuera au renforcement des relations économiques fructueuses entre les États-Unis et les pays africains.

 20-07 à 09h00. La séance d'ouverture

Les intervenants:

  • Nasser Bourita, ministre des affaires étrangères de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger
  • Chakib Alj, président de la CGEM
  • Dr. Akinwumi A. Adesina, président de la BAD
  • Hon. Alice Albright, CEO, Millennium Challenge Corporation

Placé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, ce Sommet qui se poursuivra jusqu’au 22 juillet, à l’initiative du « Corporate Council on Africa » (CCA), connait la participation notamment, d’une importante délégation gouvernementale américaine, des ministres africains et des décideurs des plus grandes multinationales américaines et des milieux d’affaires africains.

Ce conclave sera marqué par l’organisation de dialogues de haut niveau, de sessions plénières, de panels, de tables rondes et de side-events autour des priorités du Continent en matière de sécurité alimentaire, de santé, d’agriculture, de transition énergétique, de nouvelles technologies, d’infrastructures et d’intégration des écosystèmes industriels.

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