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Début du grand pèlerinage de La Mecque, avec moult restrictions sanitaires

Début du grand pèlerinage de La Mecque, avec moult restrictions sanitaires

Le 29 juillet 2020 à 08:14

Modifié le 29 juillet 2020 à 10:31

Les fidèles musulmans sélectionnés pour le haj débutent mercredi 29 juillet le grand pèlerinage de La Mecque, dans un format restreint pour cause de pandémie de nouveau coronavirus qui les contraint notamment à la quarantaine, avant et après ce rassemblement.

Entre 1.000 et 10.000 pèlerins résidant dans le royaume doivent participer au haj, selon les responsables et les médias saoudiens, soit une infime fraction des 2,5 millions de personnes ayant accompli ce rituel en 2019.

"On n'a pas de préoccupations liées à la sécurité cette année et il s'agit de protéger les pèlerins des dangers de la pandémie", a déclaré aux journalistes Khaled Ben Qarar Al-Harbi, directeur de la Sécurité publique.

Les pèlerins ont été soumis à des contrôles de santé et placés en quarantaine à leur arrivée à La Mecque ce week-end. Leurs bagages ont été désinfectés, selon des images des médias officiels.

Certains pèlerins ont déclaré avoir reçu des bracelets électroniques servant à surveiller leurs déplacements.

Des équipes d'ouvriers se sont employées à nettoyer et à désinfecter les alentours de la Kaâba.

Contrairement à l'habitude et pour cause de pandémie de Covid-19, les pèlerins ne seront pas autorisés à toucher la Kaâba afin de limiter les risques d'infection, ont indiqué les autorités, disant avoir déployé cliniques mobiles et ambulances sur le terrain pour faire face à toute éventualité.

Environ 70% des pèlerins sont des résidents étrangers dans le royaume, qui a enregistré environ 270.000 cas d'infection au nouveau coronavirus, l'un des taux les plus élevés du Moyen-Orient.

Ils ont subi un test de dépistage avant d'arriver à La Mecque et devront encore observer une quarantaine après le pèlerinage.

Chacun a reçu un kit contenant des cailloux stérilisés pour le rituel de lapidation de Satan, des désinfectants, des masques, un tapis de prière et un vêtement blanc sans couture appelé "ihram" que tout pèlerin doit porter pour les rituels, selon le ministère du haj.

 Processus transparent

La presse étrangère n'est pas autorisée à couvrir ce qui est généralement un événement médiatique mondial.

L'Arabie saoudite a indiqué que seulement un millier de pèlerins résidant dans le royaume seraient autorisés cette année mais selon les médias locaux leur nombre pourrait atteindre les 10.000.

La sélection a été critiquée mais le ministre du Haj Mohammed Benten a insisté sur la transparence du processus, soulignant que le critère déterminant avait été "la protection de la santé" des participants.

"Je ne m'attendais pas à être béni parmi des millions de musulmans", s'est réjoui le pèlerin émirati Abdallah Al-Kathiri, qui a été sélectionné.

"C'est un sentiment indescriptible... d'autant plus qu'il s'agit de mon premier pèlerinage", a-t-il dit dans une vidéo du ministère saoudien des Médias.

Selon le ministère du Haj, des résidents étrangers issus d'environ 160 pays ont déposé leur candidature sur internet.

Malgré la pandémie, certains fidèles estiment que le pèlerinage est plus sûr cette année, sans les foules colossales qui en font un cauchemar logistique et qui augmentent les risques d'accidents mortels.

Chaque pèlerin dépense généralement plusieurs milliers de dollars mais cette année, le gouvernement saoudien couvre la plupart des dépenses y compris l'hébergement et les repas, selon certaines sources.

En temps normal, le haj et la omra rapportent environ 12 milliards de dollars (10,3 milliards d'euros) par an.

La "omra", qui a été suspendue en mars, est le "petit pèlerinage" qui attire en temps normal plusieurs dizaines de milliers de fidèles tous les mois, à la différence du haj qui ne peut être accompli qu'à des dates précises du calendrier lunaire islamique.

Les restrictions liées au pèlerinage cette année vont aggraver le marasme économique du royaume, estiment des analystes. L'Arabie saoudite est déjà confrontée à une forte baisse des prix du pétrole due à un effondrement de la demande mondiale et aux retombées de la pandémie.

(Avec AFP)

Début du grand pèlerinage de La Mecque, avec moult restrictions sanitaires

Le 29 juillet 2020 à10:31

Modifié le 29 juillet 2020 à 10:31

Les fidèles musulmans sélectionnés pour le haj débutent mercredi 29 juillet le grand pèlerinage de La Mecque, dans un format restreint pour cause de pandémie de nouveau coronavirus qui les contraint notamment à la quarantaine, avant et après ce rassemblement.

Entre 1.000 et 10.000 pèlerins résidant dans le royaume doivent participer au haj, selon les responsables et les médias saoudiens, soit une infime fraction des 2,5 millions de personnes ayant accompli ce rituel en 2019.

"On n'a pas de préoccupations liées à la sécurité cette année et il s'agit de protéger les pèlerins des dangers de la pandémie", a déclaré aux journalistes Khaled Ben Qarar Al-Harbi, directeur de la Sécurité publique.

Les pèlerins ont été soumis à des contrôles de santé et placés en quarantaine à leur arrivée à La Mecque ce week-end. Leurs bagages ont été désinfectés, selon des images des médias officiels.

Certains pèlerins ont déclaré avoir reçu des bracelets électroniques servant à surveiller leurs déplacements.

Des équipes d'ouvriers se sont employées à nettoyer et à désinfecter les alentours de la Kaâba.

Contrairement à l'habitude et pour cause de pandémie de Covid-19, les pèlerins ne seront pas autorisés à toucher la Kaâba afin de limiter les risques d'infection, ont indiqué les autorités, disant avoir déployé cliniques mobiles et ambulances sur le terrain pour faire face à toute éventualité.

Environ 70% des pèlerins sont des résidents étrangers dans le royaume, qui a enregistré environ 270.000 cas d'infection au nouveau coronavirus, l'un des taux les plus élevés du Moyen-Orient.

Ils ont subi un test de dépistage avant d'arriver à La Mecque et devront encore observer une quarantaine après le pèlerinage.

Chacun a reçu un kit contenant des cailloux stérilisés pour le rituel de lapidation de Satan, des désinfectants, des masques, un tapis de prière et un vêtement blanc sans couture appelé "ihram" que tout pèlerin doit porter pour les rituels, selon le ministère du haj.

 Processus transparent

La presse étrangère n'est pas autorisée à couvrir ce qui est généralement un événement médiatique mondial.

L'Arabie saoudite a indiqué que seulement un millier de pèlerins résidant dans le royaume seraient autorisés cette année mais selon les médias locaux leur nombre pourrait atteindre les 10.000.

La sélection a été critiquée mais le ministre du Haj Mohammed Benten a insisté sur la transparence du processus, soulignant que le critère déterminant avait été "la protection de la santé" des participants.

"Je ne m'attendais pas à être béni parmi des millions de musulmans", s'est réjoui le pèlerin émirati Abdallah Al-Kathiri, qui a été sélectionné.

"C'est un sentiment indescriptible... d'autant plus qu'il s'agit de mon premier pèlerinage", a-t-il dit dans une vidéo du ministère saoudien des Médias.

Selon le ministère du Haj, des résidents étrangers issus d'environ 160 pays ont déposé leur candidature sur internet.

Malgré la pandémie, certains fidèles estiment que le pèlerinage est plus sûr cette année, sans les foules colossales qui en font un cauchemar logistique et qui augmentent les risques d'accidents mortels.

Chaque pèlerin dépense généralement plusieurs milliers de dollars mais cette année, le gouvernement saoudien couvre la plupart des dépenses y compris l'hébergement et les repas, selon certaines sources.

En temps normal, le haj et la omra rapportent environ 12 milliards de dollars (10,3 milliards d'euros) par an.

La "omra", qui a été suspendue en mars, est le "petit pèlerinage" qui attire en temps normal plusieurs dizaines de milliers de fidèles tous les mois, à la différence du haj qui ne peut être accompli qu'à des dates précises du calendrier lunaire islamique.

Les restrictions liées au pèlerinage cette année vont aggraver le marasme économique du royaume, estiment des analystes. L'Arabie saoudite est déjà confrontée à une forte baisse des prix du pétrole due à un effondrement de la demande mondiale et aux retombées de la pandémie.

(Avec AFP)

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