Coronavirus: Renault Maroc se prépare au pire à l'export

Renault Maroc, qui génère l'essentiel de nos exportations automobiles, fait face à un grand manque de visibilité. Le groupe affirme continuer à produire normalement, mais n'exclut pas l'idée de devoir prendre des mesures drastiques si la demande en Europe baisse fortement. 

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Coronavirus: Renault Maroc se prépare au pire à l'export

Le 10 mars 2020 à 15:04

Modifié le 10 mars 2020 à 15:31

L'épidémie du Coronavirus met à nu la fragilité de l'économie mondiale. Tous les secteurs sont touchés. Au Maroc, les secteurs exportateurs sont en première ligne. Ils doivent faire face à la fois aux problèmes d'approvisionnement et à la baisse de la demande. 

Une demande en baisse en Europe

Le secteur automobile est également concerné. Le Maroc exporte pour plus de 30 milliards de dirhams de voitures. En 2019, la branche construction a exporté pour 33,8 MMDH.

La production automobile marocaine, portée essentiellement par Renault en attendant la montée en régime de PSA, est exportée à l’international à près de 90%, dont plus de 80% sont destinée aux pays européens, principalement vers la France (31%), l’Espagne (11%), l’Allemagne (9%) et l’Italie (9%). 

Ces pays européens font aujourd'hui face à une propagation rapide du virus, impactant la demande sur le marché automobile. Et les premiers indicateurs-marchés de nos principales destinations d'export ne sont pas positifs.

Le secteur automobile allemand a accusé un recul de 11% des immatriculations de voitures neuves en février.

En France, la baisse est de 2,7% en février après une baisse de 13,44% en janvier à cause du malus sur les véhicules polluants.

En Italie, c'est tout le pays qui est placé en quarantaine depuis ce mardi 10 mars. 

Renault Maroc maintient, pour le moment, sa production

Y-a-t-il donc une menace sérieuse sur nos exportations tout en sachant que les ventes de la branche construction ont enregistré une baisse de 11%, à 2,8 MMDH en janvier 2020 contre 3,2 MMDH en janvier 2019 ?

Marc Nassif, Directeur Général du Groupe Renault Maroc a répondu à la question en marge d'un point de presse tenu ce mardi 10 mars consacré à la transformation digitale du groupe. "Forcément, oui il y a une menace si les marchés baissent", répond-il à Médias24. "Si les marchés baissent il y aura un impact sur les volumes. Et on ne va pas produire des véhicules pour les empiler", poursuit-il.  

A la question de savoir si le groupe prévoit déjà des réductions de production, le Directeur général répond que "pour l'instant on tourne bien. En toute transparence, nous avons une visibilité qui est globalement au même niveau que celui de l'an dernier entre nos deux sites".

"Après, si le virus est voué à bloquer l'économie européenne, forcément il y aura un impact. Nous sommes dans une économie réellement globale avec nos 74 destinations dont beaucoup sont proches. Il est clair que si le marché européen était amené à baisser de manière drastique, nous serions impactés. Peut-être moins que certaines gammes, mais je ne peux pas vous garantir qu'on n'aura pas à prendre des mesures drastiques dans les semaines ou dans les mois qui viennent. On ne le souhaite pas, mais il faut qu'on s'y prépare", ajoute-t-il

"On espère que l'Europe va rapidement maîtriser cela, mais nous n'avons aucune certitude pour l'instant ", conclut-il. 

Coronavirus: Renault Maroc se prépare au pire à l'export

Le 10 mars 2020 à15:09

Modifié le 10 mars 2020 à 15:31

Renault Maroc, qui génère l'essentiel de nos exportations automobiles, fait face à un grand manque de visibilité. Le groupe affirme continuer à produire normalement, mais n'exclut pas l'idée de devoir prendre des mesures drastiques si la demande en Europe baisse fortement. 

L'épidémie du Coronavirus met à nu la fragilité de l'économie mondiale. Tous les secteurs sont touchés. Au Maroc, les secteurs exportateurs sont en première ligne. Ils doivent faire face à la fois aux problèmes d'approvisionnement et à la baisse de la demande. 

Une demande en baisse en Europe

Le secteur automobile est également concerné. Le Maroc exporte pour plus de 30 milliards de dirhams de voitures. En 2019, la branche construction a exporté pour 33,8 MMDH.

La production automobile marocaine, portée essentiellement par Renault en attendant la montée en régime de PSA, est exportée à l’international à près de 90%, dont plus de 80% sont destinée aux pays européens, principalement vers la France (31%), l’Espagne (11%), l’Allemagne (9%) et l’Italie (9%). 

Ces pays européens font aujourd'hui face à une propagation rapide du virus, impactant la demande sur le marché automobile. Et les premiers indicateurs-marchés de nos principales destinations d'export ne sont pas positifs.

Le secteur automobile allemand a accusé un recul de 11% des immatriculations de voitures neuves en février.

En France, la baisse est de 2,7% en février après une baisse de 13,44% en janvier à cause du malus sur les véhicules polluants.

En Italie, c'est tout le pays qui est placé en quarantaine depuis ce mardi 10 mars. 

Renault Maroc maintient, pour le moment, sa production

Y-a-t-il donc une menace sérieuse sur nos exportations tout en sachant que les ventes de la branche construction ont enregistré une baisse de 11%, à 2,8 MMDH en janvier 2020 contre 3,2 MMDH en janvier 2019 ?

Marc Nassif, Directeur Général du Groupe Renault Maroc a répondu à la question en marge d'un point de presse tenu ce mardi 10 mars consacré à la transformation digitale du groupe. "Forcément, oui il y a une menace si les marchés baissent", répond-il à Médias24. "Si les marchés baissent il y aura un impact sur les volumes. Et on ne va pas produire des véhicules pour les empiler", poursuit-il.  

A la question de savoir si le groupe prévoit déjà des réductions de production, le Directeur général répond que "pour l'instant on tourne bien. En toute transparence, nous avons une visibilité qui est globalement au même niveau que celui de l'an dernier entre nos deux sites".

"Après, si le virus est voué à bloquer l'économie européenne, forcément il y aura un impact. Nous sommes dans une économie réellement globale avec nos 74 destinations dont beaucoup sont proches. Il est clair que si le marché européen était amené à baisser de manière drastique, nous serions impactés. Peut-être moins que certaines gammes, mais je ne peux pas vous garantir qu'on n'aura pas à prendre des mesures drastiques dans les semaines ou dans les mois qui viennent. On ne le souhaite pas, mais il faut qu'on s'y prépare", ajoute-t-il

"On espère que l'Europe va rapidement maîtriser cela, mais nous n'avons aucune certitude pour l'instant ", conclut-il. 

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