Camps de Tindouf: les présidents de région des provinces du sud s'adressent à l'ONU

Pour dénoncer le calvaire des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, les présidents de région des provinces du Sud ont récemment adressé une lettre à Michelle Bachelet, Haut-Commissaire onusienne aux droits de l'Homme. 

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Camps de Tindouf : Les présidents de région des provinces du Sud s'adressent à l'ONU

Le 12 juillet 2020 à 11:00

Modifié le 13 juillet 2020 à 15:50

Il y a quelques jours, Sidi Hamdi Ould Errachid et Al Khattat Yanja, présidents de région des provinces du Sud, ont dénoncé la situation des populations maintenues dans les camps de Tindouf, en adressant une lettre à Michelle Bachelet, Haut-Commissaire onusienne aux droits de l'Homme. 

Pour Sidi Hamdi Ould Errachid et Al Khattar Yanja, il s'agit d'une "zone de non droit en Algérie où la milice du polisario leur [les populations des camps, ndlr] inflige en toute impunité un régime d’isolement hermétique".

Voici quelques éléments du contenu de la lettre: 

"Ce drame, qui dure depuis bientôt un demi-siècle avec son lot interminable de souffrances et de victimes, a longtemps été couvert par un discours double et perfide du régime militaire algérien mais qui ne convainc plus personne aujourd’hui tant il est vrai que la duplicité et la culpabilité algériennes sont devenues flagrantes et notoires".

"Duplicité, parce que les adversaires de l’intégrité territoriale du Maroc étaient passés grands maîtres de la posture, plutôt de l’imposture, galvaudant à tout va principes et concepts".

"C’est ainsi que l’Algérie se défendait ostensiblement de toute compromission dans le conflit artificiel sur le Sahara Marocain alors qu’elle en est partie principale qui a même érigé sa lubie hostile à l’égard du Maroc en dogme quasi existentiel de sa politique étrangère".

"Alors que l’Algérie se présente en soi-disant bienfaitrice et championne de la défense des droits des sahraouis, elle ne s’offusque pas de les maintenir dans une autarcie hermétique où ces droits subissent les pires violations".

"Alors que l’Algérie clame haut et fort n’être que simple pays d’accueil de simples réfugiés, elle s’avère par les faits être une puissance séquestrante qui se sert sans scrupules de ces populations en tant que vulgaire carte de chantage politique".

"Depuis toutes ces longues quarante-cinq années passées, l’Algérie s’est refusée de permettre au Haut-Commissariat onusien pour les réfugiés de procéder à l’enregistrement de ces pseudos réfugiés, une formalité d’usage pourtant appliquée aux situations de réfugiés de par le monde et nécessaire pour apporter aux réfugiés une protection adéquate tenant compte de leurs besoins spécifiques".

"Ce refus est bien significatif du double jeu et du cynisme criminel de l’Algérie qui préfère entretenir l’opacité car ce qui compte pour elle c’est son dessein géopolitique. Les souffrances, la précarité, la misère et les violations subies par ces populations séquestrées ne comptent pas".

"C’est pourquoi l’Algérie est bel et bien partie responsable et coupable au conflit sur le Sahara même si elle a cru pouvoir se soustraire à ses responsabilités en usant de divers subterfuges".

"L’Algérie ne pourra pas se défausser de sa responsabilité à l’égard des violations et des crimes commis dans camps de Tindouf. Les exécutions sommaires et extrajudiciaires, les détentions arbitraires et actes de torture et autres  mauvais traitements, les détentions arbitraires, l’embrigadement des enfants et leur déportation relèvent tous de la responsabilité juridique et pénale de l’Etat algérien qui a cumulé à son actif plusieurs violations graves caractérisées des droits des populations séquestrées dans les camps de Tindouf".

"Ces populations ont le droit, dès qu’elles le pourront, de faire valoir leur droits et demander des comptes à leurs bourreaux comme ce fut tout récemment le cas d’un sahraoui rescapé de ces camps de la désolation et de l’infamie".

"En effet l’intéressé a obtenu gain de cause en saisissant le Groupe de travail onusien sur la détention arbitraire qui lui a reconnu le statut de victime et établi formellement la responsabilité et la culpabilité de Algérie conformément au droit international des droits de l’homme".

"Cette condamnation onusienne est sans équivoque sur l’implication coupable de l’Algérie dans les violations commises dans les camps de Tindouf. Elle démasque de manière on ne peut plus claire la supercherie éhontée du pouvoir algérien qui ne pourra plus se jouer de la vigilance de la communauté internationale ni de la bonne foi des uns et des autres".

Camps de Tindouf: les présidents de région des provinces du sud s'adressent à l'ONU

Le 12 juillet 2020 à11:29

Modifié le 13 juillet 2020 à 15:50

Pour dénoncer le calvaire des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, les présidents de région des provinces du Sud ont récemment adressé une lettre à Michelle Bachelet, Haut-Commissaire onusienne aux droits de l'Homme. 

Il y a quelques jours, Sidi Hamdi Ould Errachid et Al Khattat Yanja, présidents de région des provinces du Sud, ont dénoncé la situation des populations maintenues dans les camps de Tindouf, en adressant une lettre à Michelle Bachelet, Haut-Commissaire onusienne aux droits de l'Homme. 

Pour Sidi Hamdi Ould Errachid et Al Khattar Yanja, il s'agit d'une "zone de non droit en Algérie où la milice du polisario leur [les populations des camps, ndlr] inflige en toute impunité un régime d’isolement hermétique".

Voici quelques éléments du contenu de la lettre: 

"Ce drame, qui dure depuis bientôt un demi-siècle avec son lot interminable de souffrances et de victimes, a longtemps été couvert par un discours double et perfide du régime militaire algérien mais qui ne convainc plus personne aujourd’hui tant il est vrai que la duplicité et la culpabilité algériennes sont devenues flagrantes et notoires".

"Duplicité, parce que les adversaires de l’intégrité territoriale du Maroc étaient passés grands maîtres de la posture, plutôt de l’imposture, galvaudant à tout va principes et concepts".

"C’est ainsi que l’Algérie se défendait ostensiblement de toute compromission dans le conflit artificiel sur le Sahara Marocain alors qu’elle en est partie principale qui a même érigé sa lubie hostile à l’égard du Maroc en dogme quasi existentiel de sa politique étrangère".

"Alors que l’Algérie se présente en soi-disant bienfaitrice et championne de la défense des droits des sahraouis, elle ne s’offusque pas de les maintenir dans une autarcie hermétique où ces droits subissent les pires violations".

"Alors que l’Algérie clame haut et fort n’être que simple pays d’accueil de simples réfugiés, elle s’avère par les faits être une puissance séquestrante qui se sert sans scrupules de ces populations en tant que vulgaire carte de chantage politique".

"Depuis toutes ces longues quarante-cinq années passées, l’Algérie s’est refusée de permettre au Haut-Commissariat onusien pour les réfugiés de procéder à l’enregistrement de ces pseudos réfugiés, une formalité d’usage pourtant appliquée aux situations de réfugiés de par le monde et nécessaire pour apporter aux réfugiés une protection adéquate tenant compte de leurs besoins spécifiques".

"Ce refus est bien significatif du double jeu et du cynisme criminel de l’Algérie qui préfère entretenir l’opacité car ce qui compte pour elle c’est son dessein géopolitique. Les souffrances, la précarité, la misère et les violations subies par ces populations séquestrées ne comptent pas".

"C’est pourquoi l’Algérie est bel et bien partie responsable et coupable au conflit sur le Sahara même si elle a cru pouvoir se soustraire à ses responsabilités en usant de divers subterfuges".

"L’Algérie ne pourra pas se défausser de sa responsabilité à l’égard des violations et des crimes commis dans camps de Tindouf. Les exécutions sommaires et extrajudiciaires, les détentions arbitraires et actes de torture et autres  mauvais traitements, les détentions arbitraires, l’embrigadement des enfants et leur déportation relèvent tous de la responsabilité juridique et pénale de l’Etat algérien qui a cumulé à son actif plusieurs violations graves caractérisées des droits des populations séquestrées dans les camps de Tindouf".

"Ces populations ont le droit, dès qu’elles le pourront, de faire valoir leur droits et demander des comptes à leurs bourreaux comme ce fut tout récemment le cas d’un sahraoui rescapé de ces camps de la désolation et de l’infamie".

"En effet l’intéressé a obtenu gain de cause en saisissant le Groupe de travail onusien sur la détention arbitraire qui lui a reconnu le statut de victime et établi formellement la responsabilité et la culpabilité de Algérie conformément au droit international des droits de l’homme".

"Cette condamnation onusienne est sans équivoque sur l’implication coupable de l’Algérie dans les violations commises dans les camps de Tindouf. Elle démasque de manière on ne peut plus claire la supercherie éhontée du pouvoir algérien qui ne pourra plus se jouer de la vigilance de la communauté internationale ni de la bonne foi des uns et des autres".

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