AYA PCR XR, "premier appareil marocain pour détecter le Covid-19"

Des jeunes marocains développent un appareil pour détecter le coronavirus de deux manières. Cet appareil est baptisé "AYA PCR XR". L'appareil utilise ces techniques pour diagnostiquer aussi d'autres maladies telles que l'Ebola et le Zika.

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AYA PCR XR,

Le 11 mai 2020 à 13:35

Modifié le 11 mai 2020 à 14:29

Les deux méthodes utilisées sont d'une part la PCR et d'autre part l'analyse des radiographies.

Les tests de dépistage sont l'une des politiques procédurales recommandées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour arrêter la propagation du nouveau coronavirus. "L’équipe Aya Protect se porte donc volontaire,", annonce-t-elle dans un communiqué, "pour fournir leur expertise et de travailler avec les autorités responsables afin d’aider notre pays le Maroc pour fabriquer localement des détecteurs de nouvelle génération précis et intelligents".

Aya PCR XR, selon cette équipe, "est capable d'effectuer deux types de tests pour le dépistage du virus". "Cet appareil en plus de la technique de dépistage par la réaction en chaîne par polymérase quantitative (PCR/QPCR/RTPCR), permet d'analyser et interpréter les données récupérées de radiographies pulmonaires à travers l'intelligence artificielle. Ces deux méthodes de laboratoire sont les plus précises utilisées pour détecter l’infection, plus rapidement et permettent de mener des études sur le virus".

L'appareil utilise ces techniques pour diagnostiquer aussi d'autres maladies telles que l'Ebola, le Zika, le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers-Cov), le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras-Cov1) et d'autres.

Il s’agit d’un thermocycleur qui est "utilisé pour la méthode de la polymérase à réaction en chaîne (PCR) et le processus de transcription de l'ADN. Cette méthode permet de dupliquer en grand nombre une séquence d'ADN ou d'ARN connue, à partir d'une faible quantité d'acide nucléique et d'amorces spécifiques constituées d'oligonucléotides de synthèse de 20 à 25 nucléotides et ceci par la réaction du PCR qui est chauffée et refroidie selon une série d'étapes thermiques spécifiques".

"Le processus de régulation de la température de l'appareil est fait de sorte qu'elle s'élève à un degré élevé par exemple 98 degrés pour séparer les deux chaînes d'ADN l'une de l'autre, puis par étapes, cette température est réduite à 45 degrés, puis à 72 degrés. Après différentes étapes, ce processus est répété jusqu'à ce que nous ayons des millions de copies d'un morceau d'ADN contenant un gène spécifique à étudier. Répéter le processus d'augmentation et de baisse de chaleur à différents degrés est ce que nous entendons par circulation thermique, qui est la fonction du thermocycleur", explique un communiqué.

"L'appareil dispose d’un deuxième module de test qui utilise un modèle d'apprentissage automatique (Machine Learning) qui lui permet de diagnostiquer le virus sur la base d'images radiographiques thoraciques et ceci sans aucune connexion internet (Offline) avec un taux de confirmation de 97%, ce taux peut s'accroître pour atteindre 99% dans les semaines à venir". Lors du développement de cette machine, "nous avons utilisé des images radiographiques du COVID-19 accessibles au public et des sources ouvertes des thermocycleur de la GitHub Data Initiative".

"Nous travaillons dur jour et nuit pour développer d’avantage l'appareil et remercions le Dr Mounir Filali, biologiste et membre du bureau du syndicat des biologistes médicaux de Casablanca pour ses encouragements et son soutien pour les tests de la machine. Ce dernier a confirmé et a approuvé l'ensemble des modules et procédures accessibles via cet appareil lors d'un examen dans son laboratoire G-Lab".

"Les caractéristiques ainsi que la fiche technique de l'appareil seront accessibles dans les jours qui viennent aux représentants des autorités sanitaires ou tout professionnel dans le secteur médical", promet le communiqué.

Aya Project se présente comme une équipe de jeunes marocains ayant à leur actif plusieurs réalisations dans le domaine de robotique/animatronique, l’internet des Objets (IOT), les interfaces cerveau-ordinateur ou BCI et l’interaction Homme Machine (IHM). Cette même équipe avait présenté en novembre 2018 son premier prototype fonctionnel d’un Robot Humanoïde baptisé "AYA", lors d’un évènement organisé par la plus grande communauté mondiale de startups indépendantes "Startup Grind" dans sa version casablancaise en partenariat avec l’organisme Google pour les startups.

Notons que la Fondation publique MASciR et sa startup Moldiag ont également annoncé avoir fabrique des kits de diagnostic "snobés par le ministère de la Santé", comme l'a annoncé notre confrère Le Desk.

AYA PCR XR, "premier appareil marocain pour détecter le Covid-19"

Le 11 mai 2020 à13:57

Modifié le 11 mai 2020 à 14:29

Des jeunes marocains développent un appareil pour détecter le coronavirus de deux manières. Cet appareil est baptisé "AYA PCR XR". L'appareil utilise ces techniques pour diagnostiquer aussi d'autres maladies telles que l'Ebola et le Zika.

Les deux méthodes utilisées sont d'une part la PCR et d'autre part l'analyse des radiographies.

Les tests de dépistage sont l'une des politiques procédurales recommandées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour arrêter la propagation du nouveau coronavirus. "L’équipe Aya Protect se porte donc volontaire,", annonce-t-elle dans un communiqué, "pour fournir leur expertise et de travailler avec les autorités responsables afin d’aider notre pays le Maroc pour fabriquer localement des détecteurs de nouvelle génération précis et intelligents".

Aya PCR XR, selon cette équipe, "est capable d'effectuer deux types de tests pour le dépistage du virus". "Cet appareil en plus de la technique de dépistage par la réaction en chaîne par polymérase quantitative (PCR/QPCR/RTPCR), permet d'analyser et interpréter les données récupérées de radiographies pulmonaires à travers l'intelligence artificielle. Ces deux méthodes de laboratoire sont les plus précises utilisées pour détecter l’infection, plus rapidement et permettent de mener des études sur le virus".

L'appareil utilise ces techniques pour diagnostiquer aussi d'autres maladies telles que l'Ebola, le Zika, le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers-Cov), le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras-Cov1) et d'autres.

Il s’agit d’un thermocycleur qui est "utilisé pour la méthode de la polymérase à réaction en chaîne (PCR) et le processus de transcription de l'ADN. Cette méthode permet de dupliquer en grand nombre une séquence d'ADN ou d'ARN connue, à partir d'une faible quantité d'acide nucléique et d'amorces spécifiques constituées d'oligonucléotides de synthèse de 20 à 25 nucléotides et ceci par la réaction du PCR qui est chauffée et refroidie selon une série d'étapes thermiques spécifiques".

"Le processus de régulation de la température de l'appareil est fait de sorte qu'elle s'élève à un degré élevé par exemple 98 degrés pour séparer les deux chaînes d'ADN l'une de l'autre, puis par étapes, cette température est réduite à 45 degrés, puis à 72 degrés. Après différentes étapes, ce processus est répété jusqu'à ce que nous ayons des millions de copies d'un morceau d'ADN contenant un gène spécifique à étudier. Répéter le processus d'augmentation et de baisse de chaleur à différents degrés est ce que nous entendons par circulation thermique, qui est la fonction du thermocycleur", explique un communiqué.

"L'appareil dispose d’un deuxième module de test qui utilise un modèle d'apprentissage automatique (Machine Learning) qui lui permet de diagnostiquer le virus sur la base d'images radiographiques thoraciques et ceci sans aucune connexion internet (Offline) avec un taux de confirmation de 97%, ce taux peut s'accroître pour atteindre 99% dans les semaines à venir". Lors du développement de cette machine, "nous avons utilisé des images radiographiques du COVID-19 accessibles au public et des sources ouvertes des thermocycleur de la GitHub Data Initiative".

"Nous travaillons dur jour et nuit pour développer d’avantage l'appareil et remercions le Dr Mounir Filali, biologiste et membre du bureau du syndicat des biologistes médicaux de Casablanca pour ses encouragements et son soutien pour les tests de la machine. Ce dernier a confirmé et a approuvé l'ensemble des modules et procédures accessibles via cet appareil lors d'un examen dans son laboratoire G-Lab".

"Les caractéristiques ainsi que la fiche technique de l'appareil seront accessibles dans les jours qui viennent aux représentants des autorités sanitaires ou tout professionnel dans le secteur médical", promet le communiqué.

Aya Project se présente comme une équipe de jeunes marocains ayant à leur actif plusieurs réalisations dans le domaine de robotique/animatronique, l’internet des Objets (IOT), les interfaces cerveau-ordinateur ou BCI et l’interaction Homme Machine (IHM). Cette même équipe avait présenté en novembre 2018 son premier prototype fonctionnel d’un Robot Humanoïde baptisé "AYA", lors d’un évènement organisé par la plus grande communauté mondiale de startups indépendantes "Startup Grind" dans sa version casablancaise en partenariat avec l’organisme Google pour les startups.

Notons que la Fondation publique MASciR et sa startup Moldiag ont également annoncé avoir fabrique des kits de diagnostic "snobés par le ministère de la Santé", comme l'a annoncé notre confrère Le Desk.

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